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une rencontre

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Est-ce que tu te souviens ?
C’était en Décembre. C’était un jour d’Août. C’était un soir de Mai. Un samedi de Février. Un mardi, début juin. On avait 15, 18, 22, 26, 27 ans – presque 28. C’était à Barcelone, à la montagne, à Paris, à Montréal. En vacances, en voyage scolaire, chez des amis communs, dans un parte, sur le bord d’un trottoir.
Te souviens-tu, des premiers mots ? C’est souvent des banalités, parfois une phrase se grave à jamais dans notre esprit. Tu chantais avec tes potes pour mendier quelques euros et acheter des sandwiches moins dégueus que ceux que votre auberge vous avait préparé. J’ai ri, mon samdwich était pas si pire, et on a engagé la conversation. C’était « I feel it in my fingers, I feel it in my toes… » de Love Actually, j’avais pas vu le film, tu m’as dit que c’était un de tes préférés. J’ai sorti cette phrase un peu con, alors que j’avais même pas en tête de te draguer « on s’est pas déjà vu quelque part ? » (…)

sur la route du Saguenay

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En Juillet, j’ai donc eu la visite des copains Ludi et Clément. Vu que j’accueille en ce moment la team Tattoorialist aka Mylène et Nico, on me fera remarquer que j’ai beaucoup d’amis couples, et que c’est pas chiant quand même de tenir la chandelle ? Alors non vraiment pas, tu vois j’ai des amis couples qui sont juste géniaux et adorables et avec qui je me sens pas du tout « en trop » (enfin pas toujours) et que j’adore tous les deux même si dans le cas des premiers je connais Ludi depuis des années alors que Clem, bon c’est un rajout plus récent, mais disons que c’est le genre de couples avec qui je peux parler autant à l’un qu’à l’autre et qui sont vraiment pas chiants.

Faque j’ai pas vraiment eu peur de me retrouver en mode trouple (couple à trois) pour un mini-road trip entre amis, direction le Saguenay. (…)

le vent dans nos cheveux

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Juillet se termine sous les trombes d’eau d’un orage d’été, Dora a peur, miaou miaou, je ne comprends pas, j’ai beau lui demander de s’expliquer, miaou miaou encore. Un an que j’ai recueilli l’animal, un an que j’ai emménagé dans cet appart, que le temps passe vite.

J’ai la plume sèche. J’écris plus, plus vraiment, plus ici. J’ai des choses à raconter pourtant, comme le fait que j’ai eu 28 ans sans encombres, beaucoup fêté, et même que les amis étaient là, qu’on est partis au Saguenay et à Tadoussac, et que c’était beau. (..)

vingt-huit.

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Dans quelques heures, j’ai 28 ans. Je dis dans quelques heures car si on est encore le 16 en après-midi au Québec, je suis née un 17 juillet à 2h15 du matin en France. Ce qui fait qu’ici, on était encore le 16, vers 8 heures du soir. Je vais donc changer de date d’anniversaire.

(oui cette réflexion est un peu mindfuck mais très cohérente…)

Comme souvent à l’approche de mon anniversaire, je suis prise d’un étrange blues. Je veux me persuader que non c’est pas grave de prendre un an de plus, que date d’anniversaire ou non c’est un jour comme les autres, que tout ça n’a pas vraiment d’importance. Pourtant, cette année encore et malgré mon état d’esprit généralement très positif de ces derniers mois, j’appréhende. Quelque mélancolie me prend doucement au ventre, et je sais que le jour J, je vais passer par toutes les émotions, pour finir au fond de moi avec cette pensée : tout ça pour ça. (…)

le grand déménagement

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Il existe au Québec une coutume assez étrange. Chaque fin de semaine du 1er juillet, la moitié de la ville déménage. Alors les rues se remplissent de camions, et les trottoirs de meubles, cartons et autres encombrants (c’est le moment de faire les poubelles) (je remets plus la main sur cet article où je disais faire les poubelles, mais true story).

Le 1er juillet, c’est (officiellement) la Fête du Canada (l’équivalent de notre 14 juillet). Sauf qu’au Québec, province souverainiste s’il en est, la Fête Nationale est le 24 juin, pour la Saint-Jean. Et la Régie du Logement (on aime bien les Régies au Québec) a décidé dans le plus grand hasard que tous les baux de location commenceraient… le 1er juillet. (…)

et les amours

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Je ne sais plus dire je t’aime.

Enfin, je crois. Bientôt deux ans que je suis « célibataire ». Avec des avec et des sans, des coups de coeur, des moments tendres, des moments doux, d’autres plus violents. Des gens qui s’en vont, des qui sont loin, des qui n’iront nulle part parce que c’est comme ça – question qu’on est pas compatibles. Deux ans que je vogue d’un corps à un autre, sans jamais m’accrocher vraiment. Deux ans que je n’ai pas dit je t’aime à quelqu’un d’autre que ma famille, mes amis et mon chat. Pourtant j’ai eu des papillons dans le ventre, souvent ; je suis tombé amoureuse, parfois ; j’ai pleuré tard le soir, et eu envie de frapper dans des murs quand ça faisait trop mal au ventre. J’ai crié des mots d’amour très fort dans ma tête et sur le papier quelques fois parce que c’était vrai, sur l’instant, mais j’ai gardé tout ça pour moi parce que c’est toujours éphémère, ces émotions, parce que ça implique tellement de les sortir ; parce que je sais bien que ça prend du temps d’aimer pour de bon. (…)

alors quoi

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Alors, il se passe quoi dans ta vie pour que tu blogues plus ?

Bonne question. Je disais même à Camille il y a quelques jours qu’en ce moment elle blogue plus que moi. Niveau Instagram je suis aussi au ralenti avec une moyenne de 4 photos par semaine au lieu de au moins une par jour. Preuve que je me relâche : j’avais pas posté de photo de Dora depuis deux semaines (absence à laquelle j’ai remédié cet après midi).

Il se passe quoi, donc ?

Il se passe que c’est le début de l’été à Montréal. J’insiste sur « été » car si techniquement on est au printemps depuis 3 mois, ici c’est un concept qui se décline en deux phases : fin de l’hiver, et début de l’été. Faque si on résume les saisons au Québec ça ressemble à ÉTÉ – AUTOMNE – HIVER – ÉTÉ.

changer

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Seize mois à Montréal. C’est court, et c’est pourtant déjà une de mes plus longues relations – et elle n’est pas prête de finir. Loin de l’amour-haine que je portais à Paris ou de ma fascination pour Marseille, le lien s’est créé très vite avec Montréal. C’est une ville facile, qu’on aime rapidement, qui vous offre sa douceur de vivre et son ambiance particulière. Pas de cachotterie, elle s’offre à qui veut bien la prendre, et rare sont les personnes qui n’ont pas succombé.
En seize mois j’ai beaucoup changé. Ce n’est pas juste Montréal qui a joué, c’est des rencontres et des expériences nouvelles, mais j’aime à croire que rien de tout cela ne serait arrivé à Paris. Montréal a ce talent, si on sait s’y ouvrir, de révéler les choses positives, de prendre du recul sur le monde, de nous laver du stress et de l’agressivité qu’on trimballe dans la capitale métropolitaine. Avec l’impression de m’être (re)trouvée. L’impression qu’ici, tout peut arriver. (…)

lettre d’introduction

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Je réalise pas vraiment je crois, il est 1 heure du matin et je suis un peu en train de pleurer dans mon lit en me disant toutes les 30 secondes « merde c’est réel », et je réalise tout ce que j’ai porté ces derniers mois.

J’ai eu le mail cet après midi qui disait « vous avez un message dans votre compte MonCIC », mais j’étais en train de faire autre chose et j’avais pas le temps de regarder alors j’ai dit « on verra plus tard, en rentrant », et j’ai oublié. Ca parait un peu débile d’oublier un truc qu’on attend depuis des mois, mais c’est ça, comme si à force de plus y croire, à force de me trouver face à un mur et d’essuyer les plâtres des coups que je prenais, ça avait perdu de l’importance. Les gens autour vous diraient que j’avais l’air d’aller bien, l’air de pas me faire de soucis, et c’était vrai. J’attendais plus vraiment, le dossier était en cours, je savais que « normalement » ça allait passer, que « normalement » c’était accepté, que c’était une question de jours. Et les jours passaient, et je me fie plus aux « normalement » depuis Décembre 2013 – ya eu beaucoup trop de « normalement » qui ont pas fonctionné comme prévu. (…)

alors on est allés voir la mer

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C’est toujours trop court. Le temps de se dire salut ça va, de rattraper les nouvelles, ton visa, ton boulot, les amours, et on commence à peine à parler de vraies choses – des choses dont on discutait quand on se voyait, avant – que c’est déjà le moment de se dire au revoir. Next. Traverser Paris sous terre, les lignes s’enchaînent et se ressemblent toujours un peu, je connais presque par coeur le tracé des couleurs sur le plan, changement, couloirs blancs, les 4×3, l’odeur de la pisse. Raconter pour la 5e fois la même chose, répétition absurde qu’on enchaîne pourtant presque avec plaisir, parce que ça fait du bien de se voir. Vraiment. C’est frustrant, aussi, parce qu’il suffit d’un mauvais jour, d’une fatigue passagère, et on se loupe – c’est la vie. (…)

deux semaines

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Voilà, je suis en France. Non, c’était pas prévu, c’est pas non plus un souci de Visa, ni un retour définitif (ouf). Ma maman a eu un accident de vélo lundi dernier – un accident stupide d’enfant qui s’amuse avec ses copines, une chute version soleil, un voyage en camion rouge avec de jolis pompiers, un passage en chirurgie. Bassin fracturé, poignet cassé, immobilité forcée, plusieurs mois de rééducation à venir, et un voyage prévu au Québec en Mai pour me voir reporté jusqu’à nouvel ordre. J’ai reçu le texto de mon père, et puis j’étais là le ventre serré et puis on s’est parlés au téléphone. J’ai vu ma mère sur un lit d’hôpital, coincée. J’ai imaginé ma mère immobilisée, et comment ça devait la rendre dingue. J’ai senti comme elle devait être triste et en colère de pas pouvoir me voir. J’ai pas trop réfléchi. J’ai pris un billet d’avion pour dans trois jours, et je suis rentrée. Puisque ma mère ne pourra pas venir à Montréal, c’est Montréal qui viendra à elle. (…)

les imperfections (ce qui est beau)

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C’était un soir et il neigeait alors que le jour d’avant il faisait 27°C et qu’on s’était pris un orage sur la tête – mais c’est comme ça à Montréal, tu sais, la météo elle est toute croche en ce moment, on sait plus comment s’habiller ça a pas d’allure -, j’écoutais la playlist 8tracks vraiment coule que m’a fait découvrir ma coloc en écoutant la neige tomber sur les fenêtres et en me disant qu’Andrew Bird c’est vraiment bien, que je suis frue de pas avoir vu Half Moon Run en concert – vraiment -, et que le chou-fleur ça pue – parce que j’ai fait du chou-fleur. Et puis y a quelqu’un qui a liké une vidéo partagée par quelqu’un d’autre sur Facebook – tu sais les petits news dans la colonne de droite, où c’est écrit « machin a liké le status de truc » et « bidule est maintenant ami avec chose » – et puis c’était cette vidéo. (….)

du yoga chez moi

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Avec ma situation, on aurait pu croire que j’ai plein de temps pour aller au sport. C’est tout le contraire (et c’est sans connaître ma légendaire motivation qui dure -à peu près- 3 semaines) (je suis la pire partenaire de gym, demandez à Camille combien de fois je l’ai abandonnée lâchement parce que j’ai mal géré mon horaire ou je ne sais quelle autre raison foireuse) (tout ça parce que je suis la pire dans l’organisation et que donc ma vie est un gros bordel en ce moment) (voilà). Etant seule et la majorité du temps chez moi en journée, je suis très contente de pouvoir voir des amis le soir, et ces dernières semaines j’ai pas mal enchaîné – entre concerts, spectacles, restos, livraison de lave-vaisselle et autres. Faque ça fait bien trois semaines que j’ai pas été à mon gym et à mon cours de yoga, qui est de 19 à 20h (quel horaire de marde AUSSI).

C’est comme ça que je me suis inscrite sur MonYogaVirtuel. (…)

Avril

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10°C.
Ça parait pas comme ça, mais c’est comme une transition brutale. La ville transpire. Les trottoirs dégoulinent de torrents de flotte grise et chargée de calcium, les petits cailloux s’effritent sous les semelles, emportés par le flux et reflux de la fonte, coincés entre deux flaques, glissés dans les ornières du ciment détrempé.
La ville pue. C’est l’odeur de la décongélation, comme un frigo trop plein après que l’électricité ait été coupée. C’est le parfum de l’eau qui s’accumule sur les trottoirs, entre les voitures, dans les parcs. Les relents d’une ville qu’on avait perdus pendant quelques mois – essence et gaz des moteurs, poubelles, détritus, et puis ce parfum si caractéristique du béton qui réverbère la chaleur, en été. (…)

de ma fenêtre

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Chaque matin, c’est la même routine. Je comate sous ma couette en checkant Twitter et Instagram, échange de textos avec les copains/copines, puis je me lève et je m’installe dans la cuisine. J’ouvre mon ordi, je prépare mon déjeuner, et j’observe ce qui se passe dehors. J’ai la journée devant moi, tout est calme, je peux choisir de mettre la musique trop fort et traîner en pyjama si je veux. De ma fenêtre, j’observe l’arrivée du printemps. La famille d’écureuils qui s’agite pour regagner le gras perdu pendant l’hiver. La neige qui fond, et puis la nouvelle chute de neige, et le vent, et la pluie, et l’herbe sèche qui commence doucement à apparaître sous les plaques de neige sale. La buse qui se fait un festin d’un malheureux moineau, et l’écureuil qui vient pointer son nez parce que c’est SON arbre. Les couchers de soleil. Les dizaines de couchers de soleil, les jours qui rallongent, le chat qui perd ses poils, les branches grises de l’arbre qui vont bientôt se couvrir de vert.

Vous l’avez peut-être compris, mais depuis plusieurs semaines, je « travaille » chez moi. (…)

photographie ma vie

Tor Birk Trads, Denmark, Finalist, Student Focus, 2014 Sony World Photography Awards

Article sponsorisé

Depuis plusieurs mois, mon appareil photo préféré, c’est mon téléphone. Partout avec moi, et tout le temps. Mais à chaque weekend, voyage, ou quand je prends le temps de me promener un peu dans Montréal, je me dis que je devrais investir dans une caméra un peu plus polyvalente que celle que j’ai (ici on dit caméra pour appareil photo, pas rapport avec la vidéo ;)), et plus particulièrement dans un boitier qui me permette de changer d’objectif en fonction de ce que je fais. (…)

amsterdam.

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Ca fait plus d’un an et demi maintenant que j’ai découvert Amsterdam, et je sais pas vraiment pourquoi je n’ai jamais pris/trouvé le temps d’en parler sur mon blog. C’est dommage, un peu. J’ai beaucoup aimé Amsterdam. C’était en Novembre 2012, un week end prolongé, le genre de plan pour lequel ta meilleure amie te fait « tu viens, on part à Dam avec Clem et Gi, et on va dormir sur une péniche ». Alors tu dis oui, parce que tu viens de te séparer, que t’es au chômage et que ta vie consiste à attendre que le PVT ouvre. Tu dis oui, parce que c’est cool, les weekends avec les amis. (…)

c’est quand le printemps ?

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On a ouvert grand la porte, mais pas trop longtemps. Le soleil brille, mais il fait encore froid – le thermomètre indique 0°C, ressenti – 5 – à cause du vent. Sur Instagram, les amandiers fleurissent et les pelouses verdissent, on sort les t-shirts et même les tongues – pieds nus et pique nique dans les parcs. Ici, il a encore neigé cette semaine, et MeteoMedia annonce un joli -18° lundi matin.

C’est long, le printemps à Montréal. (…)

voyager… en France

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On me demande souvent si la France ne me manque pas trop. C’est aussi une des nombreuses conversations qu’on a entre expats ici « et toi tu viens d’où ? », et puis les habituelles discussions autour de nos anciennes vies là-bas. Plusieurs fois, alors qu’on parlait de nos vacances étant enfants (ou plus tard) et des différents coins qu’on a visités, des amis m’ont dit « c’est fou je connais pratiquement pas la France en fait ». Ce qui est encore plus fou c’est peut être que certains Québécois que j’ai rencontré connaissent aussi bien certains coins que moi (ou presque). (…)