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les savants les poetes et les fous

Louis-Dumas-Veronneau

J’aimerais vous expliquer à quel point ma vie est bizarre, depuis un moment.

J’aimerais vous expliquer, ma vie, comment ça se passe, où est la frontière floue du non-conventionnel, et comment je me suis retrouvée ici. J’aimerais pouvoir tracer des limites, un profil, détailler tout ça, et me glisser dans une jolie boite avec une étiquette dessus, pour faire plaisir aux gens-qui-aiment-bien-tout-mettre-dans-des-cases-parce-que-c’est-rassurant. Le truc c’est que… j’ai jamais trouvé les choses aussi évidentes que ce qui se passe pour moi depuis quelques temps.

J’ai dit évidentes. J’ai pas dit « normales ». J’haïs ce mot. Pourtant, il faut me rendre à l’évidence, je fais un rapide tour d’horizon de la-plupart-des-gens-autour-de-moi, j’observe, je vois les réactions lorsque je présente mes choix de vie. On respecte, on approuve, ou non, on questionne parfois. On partage rarement. « Ah oui, moi, je pourrais pas ». Et puis je retourne le gant et paf, ça fait une jolie frontière, celle qu’on appelle « la norme ».

N’empêche que, de mon point de vue, le bizarre, c’est les autres. (…)

entre nos doigts

fatigue

J’ai pas le temps, je répète souvent, le temps passe à une vitesse folle, merde on est déjà en juin, dans un mois c’est mon anniversaire, mais dans ma tête j’ai déjà 29 ans. C’est ma manière à moi de me préparer à vieillir parce que malgré ce que dit mon certificat de naissance – celui où j’ai découvert que je m’appelle E(u)lodie et non Élodie parce qu’en France on met pas d’accent sur les majuscules et que peut être que mon papa était un peu trop ému quand il a déclaré ma naissance – on me donne toujours quelque part entre 18 et 25 ans, je trouve ça plutôt cool finalement si l’âge des PVTs de ce monde était pas limité à 30 ans et que je commençais pas à avoir une bizarre envie d’enfant qui se réveille (oui, c’est dit, et j’assume cette phrase).

Le temps passe trop vite et j’ai tellement de choses à dire, écrire, raconter. (…)

parmi vous

masso

J’ai environ trois ou quatre brouillons de cet article où j’essaye de raconter, d’expliquer, le pourquoi du comment, les derniers changements, le bordel continu qui se stabilise aussi d’une certaine façon, le où je suis, où je m’en vais, je fais quoi. J’ai tenté de faire simple, et puis ça ne s’explique pas – enfin, si, j’ai un tas de mots rationnels à poser pour justifier le chemin que j’ai pris, la vérité c’est que c’est une fois de plus un choix par « fait accompli », une issue de secours qui se transforme doucement mais sûrement en une nouvelle voie, la vérité se résume en quelques mots sans équivalent en français : life happens.

« La vie arrive ». On pourrait dire ça. (…)

homéostasie

mauricie2

De quand datent vos dernières vacances ?

C’était écrit dans le questionnaire. J’ai répondu « Euh… ». Mes dernières vacances. Tu veux dire plus de 4 jours où je décroche complètement ? Sans compter les retours en France qui ressemblent surtout à un marathon pour voir tout le monde ? Et puis c’est quoi, des vacances, quand ça fait plus d’un qu’on travaille plus vraiment régulièrement ? Alors je sais plus. Ma vie est un sacré bordel depuis que j’ai quitté Paris il y a 3 ans – résumons le comme ça.

Elle a souri. On a continué les questions. Elle me dit « pourquoi tu ne consultes pas pour tes problèmes de sommeil ? ». Je réfléchis. Ça ne m’embête pas, de mettre du temps à m’endormir. C’est rare que je passe des nuits blanches à tourner dans mon lit, finalement. Depuis que je suis toute petite, j’ai du mal à m’endormir. C’est devenu normal. (…)

la maladresse

main bandage

Ya des gens dans la vie, qui sont doués. Spoiler : c’est pas mon cas. Comme le disait si bien la grande philosophe Florence Foresti, « dans la vie, on peut pas être doué en tout : ya des gens qui sont doués en amour, moi je suis douée en orthographe ». Je sais pas en quoi je suis douée (je veux dire, à part pour corriger les fautes d’orthographe des autres, procrastiner, adopter des chats et avoir des emmerdes de visa), mais je sais pour sûr que je suis pas douée avec mes mains. Je suis ce qu’on appelle maladroite. Pour mon père parle plutôt de ma « délicatesse légendaire », référence à ma façon (délicate, donc) de servir un plat ou de l’eau ou autre truc relativement lourd qui me donne l’air d’une une vache en train d’essayer de se servir de couverts. Je casse rien, notez, je suis plutôt bonne à ça, ma spécialité à moi, c’est les (faux) mouvements, et me blesser sans faire exprès. (…)

quelque chose de bleu

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La semaine dernière, je me suis mariée.

Je fais les choses un peu à l’envers, je sais. Dans la vraie vie, on annonce son mariage avant. Genre vraiment avant (un jour faudra qu’on m’explique #lesgens qui préparent leur mariage 2-3 ans à l’avance) (genre même les concerts de Madonna sont pas bookés aussi en amont) (tsé, c’est un mariage, pas l’organisation de la Coupe du Monde, les gens vont être contents malgré leur nuit au Formule 1…) (bref je m’égare). À l’avance, donc. On prépare. On fait un budget, un plan de match. On envoie des faire-parts, on partage sa préparation, les indécisions de robes, le traiteur, la couleur des macarons, le discours du curé, les Power Point, le DJ. On fait des rencontres de familles, le plan de table, une liste de mariage. Et puis on stresse un peu, aussi, ou beaucoup. Enfin, je crois.

C’est à dire que je suis pas spécialiste, c’est ma première fois. (…)

immigrante

immigration-clandestine

Quand j’étais à l’école, en cours d’histoire-géo, on a appris la différence entre émigrer et immigrer. Émigrer : quitter son pays. Immigrer : arriver dans un nouveau pays. On notait les flux migratoires avec des grosses flèches de couleurs, et on apprenait l’histoire de tous ces peuples qui s’étaient baladés d’un continent à l’autre. Plus tard, j’ai étudié l’histoire des États-Unis, les différentes couches de population européennes, le commerce triangulaire, et l’hispanisation de cet immense pays via cette frontière poreuse avec le Mexique.

Pendant des années, en France, j’ai entendu parler de l’immigration. Des immigrants, ces méchants étrangers qui volaient le travail des gentils Français. L’immigration, avec la question de l’intégration, les plombiers polonais, les musulmans, et les discours radicalisés. La question des sans-papiers, des sans-abris, les arrestations, les extraditions. Les migrants qui traversaient la Méditerranée au péril de leur vie pour s’installer en France, ce pays où ils vivaient avec presque rien et trouvaient malgré tout de quoi pour envoyer une partie à leur famille, là-bas, en Afrique. (…)

and so it is (meant to be)

charlevoix-1

La vie c’est comme une boite de chocolats.

J’en aurais plein, des phrases toutes faites qui veulent tout et surtout rien dire, des citations à la con sur comment on trouve le bonheur, et let it go – ta gueule – parce que carpe diem. Ya des mecs qui ont écrit des livres sur comment on voyage pour se trouver soi-même, et pour réaliser finalement qu’on est bien dans son jardin, sous son arbre, whatever. Je suis pas philosophe, ni écrivain, ni ce genre de fille qui poste sur son mur Facebook des quotes inspirées pour faire semblant qu’elles ont trouvé une solution à la vie. J’ai pas de solution. Ya pourtant quelque chose que je peux dire, et tant pis si ça sonne quétaine – comme ce genre de vérité évidente qu’on t’assène dans les bouquins de développement personnel : le bonheur il est pas toujours là où tu l’attends ; ça fait parfois du bien de sortir de sa zone de confort pour se (re)trouver ; et enfin, une fois que t’es sorti du chemin tout tracé, ça peut vite devenir hors de contrôle – alors accroche-toi. (…)

pot-pourri

cherrios

En ce moment, j’ai beau accumuler la dose d’optimisme qui me fait d’habitude fonctionne, j’y arrive plus. C’est long, ce mois, malgré ses tout-juste 4 semaines, c’est long l’hiver, même si c’est beau, c’est beaucoup trop frette pour qu’on s’en satisfasse à l’année longue, comme on dit si bien icitte.

En ce moment, je suis tannée facilement. Tannée de tout et de pas mal de choses. C’est pas pire que le reste du temps, tu me diras, mais je suis rendue à plus supporter beaucoup d’affaires. J’exprime mes frustrations à mes amis et on me dit « écris, ça te fera du bien » (en vrai je parle de choses un peu moins futiles mais JUSTEMENT je vais m’exprimer ici pour éviter que ça ne devienne pire sur ces sujets futiles là). (…)

les nouveaux voisins

café

On a déjà choisi la disposition des meubles, dans la chambre, et l’endroit où on mettra la litière de Dora. Faudrait pas la perturber, surtout, c’est sensible ces bêtes poilues là. Parce que j’ai peur qu’elle prenne la fuite, qu’il y ait trop de bruit, trop de gens, qu’elle panique, comme quand on passe l’aspirateur et qu’elle reste prostrée sous un fauteuil à l’autre bout de l’appart pendant 3 heures. Alors on fera attention, j’ai dit, on la mettra dans la salle de bains.

Faut savoir qu’elle a mis 3 jours à se remettre quand on a déplacé le frigo de 3 mètres dans la cuisine. Un jour par mètre. (…)

trente mots pour dire neige

sapin

Deux ans.

Ça faisait deux ans le 4 février que j’ai posé mes valises à Montréal, et deux ans que j’apprivoise doucement cette nouvelle vie qui me semble pourtant si naturelle. Il y a deux ans, en survolant le Québec, j’avais été submergée d’une émotion difficile à décrire. Sous les hublots de mon Boeing Air France s’étendait à perte de vue des plaines blanches, striées de tâches sombres et de lignes déboisées – le tracé des kilomètres de lignes électriques qui traversent le pays pour alimenter un bon bout de l’Amérique. Au Nord, cette immensité vallonée, ces fjords, ces lacs recouverts de glace. Au Sud, une énorme trouée bleue, cicatrice coupant le pays en deux rives que j’apprendrais plus tard à connaître : le majestueux Saint-Laurent. J’avais sans le savoir survolé Baie Saint-Paul, l’Île aux Coudres, et l’ïle d’Orléans. Vu du ciel, le fleuve était couvert d’écailles de glace formant de mystérieux dessins. Et puis Montréal. Je ne me lasse pas d’atterrir au dessus de ce qui est désormais ma ville, d’observer le tracé des rues, le Mont Royal qui parait si petit vu d’en haut, les tas de neige, les parcs.

En deux ans, j’ai apprivoisé une nouvelle culture, mais j’ai surtout apprivoisé une nouvelle météo. (…)

tu dors-tu

fenetre

Tu dors ? Distribué. Ça marque en dessous de la bulle bleue. Distribué, pas lu, pas de réponse. Évidemment que tu dors. Ya que moi qui reste les yeux ouverts jusqu’à 3h du matin à tourner dans des draps en coton égyptien. Tu t’es effondré depuis longtemps, ou ton cell est en « ne pas déranger« , […]

les petits bonheurs

lumiere-villeray

J’aurais pu titrer «le bonheur», tout court. Mais c’est un fait avéré, je serai incapable de définir ce qu’est LE Bonheur, avec un grand B (comme dans Barbie). C’est comme «être heureux». Ya des centaines d’occasions pour sourire. Des milliers de raisons d’être bien. Des millions de façons de ressentir le bonheur. Uniques, à chaque fois que ça arrive.

Être heureux, c’est pas un état constant. J’ai eu des hauts et des bas, des jours où je savais clairement pas pourquoi je me levais (en fait j’avais pas de raison), d’autres où j’étais juste bien à trainer au lit ; des soirs à pleurer sans raison parce que trop de (on sait pas quoi mais ça craque), et des larmes de bonheur qui coulent toutes seules, parce que c’était beau. Être heureux, c’est pas un truc inné, je crois, en fait il faut apprendre à en prendre conscience, à repérer ces petits moments là qui se détachent de la monotonie, les accepter, les observer, les laisser nous atteindre au plus profond. (…)

comme un manège

metro beaudry

J’aime pas trop les bilans de l’année qui s’est écoulée. Je veux dire, j’en fais tout le temps, des bilans, et puis j’ai pas besoin d’occasion pour ça, et puis ces dernières années ont été beaucoup trop foutoir et bousculantes (oui, j’adjectivise) pour écrire quelque chose de l’ordre d’un « bilan », et 2014 beaucoup trop intense et chargée de tas de choses que je peux pas vraiment raconter ici (et que j’ai tenu pratiquement aucune de mes « résolutions »). Puis comme toujours j’ai plein d’autres idées de posts que peut être j’écrirai un jour quand j’aurais arrêté de stresser et que je pourrais souffler, enfin (comme des histoires d’écureuils et de fromage en grains).

Puis.

Ya Ginie et Camille qui ont écrit de biens jolis posts, et puis ces dernières semaines de Décembre ont été encore un peu plus foutoir, chargées de belles choses, et de larmes aussi un peu. Alors je me dis que j’ai le goût d’écrire un peu quand même, que peut être je vais publier ça avant 2015 pour laisser tout ce bordel derrière, refermer la porte sur cette année étrange, attaquer la suite. (…)

moi, féministe

mustache

Il y a quelques années, j’ai écrit sur ce blog un post intitulé « pourquoi je ne suis pas féministe ». Je parle rarement de mes engagements et valeurs socio-politiques ici, pourtant ces dernières années – et particulièrement ces deux dernières à Montréal – m’ont permis de réaliser à quel point certaines choses m’importent.
Je disais il y a 4 ans « je ne me sens pas féministe parce que ». Aujourd’hui, j’ai envie de l’assumer enfin, de le dire non plus comme un secret honteux mais comme une fierté : je suis féministe. Parce qu’il ne peut en être autrement.

Mon féminisme est né il y a longtemps, mais je n’avais pas conscience de cette réalité à cette époque. Ma vision de ces valeurs était étriquée et biaisée par les quelques personnes et mouvements qui prenaient le devant de la scène, j’avais des idées préconçues du féminisme faute d’avoir lu/vu autre chose. (…)

babyfoot

babyfoot

Chères toutes-les-agences-de-comm-cool-de-Montréal,

Je vous écris aujourd’hui dans le cadre de ma recherche de job. En effet, tu le sais peut être (ou pas), mais voilà, ça fait environ depuis fin Août que je n’ai plus de vraie job pour payer mon loyer. Alors on est pas là pour faire pleurer dans les chaumières, t’inquiètes pas, je le vis pas trop mal, et puis ça m’a donné du temps pour plein d’affaires que je laissais traîner, comme me racheter des bas en laine, réparer trois fois un flat sur mon pneu arrière de vélo, et apprendre le CSS. C’est pas si pire comme bilan.

Quand on cherche une job, généralement, les journées se ressemblent pas mal toutes. D’abord je me lève (tard), en pensant que bah anyways à quoi bon mettre le réveil puisqu’on a rien de super excitant à faire. Puis je m’installe devant mon laptop. Chez moi mon bureau c’est dans la cuisine, derrière ma fenêtre, au soleil. Je mets de l’eau à chauffer pour mon thé, je fais griller du pain de chez Mamie Clafoutis parce que ma coloc travaille là-bas et que leur pain au kamut est simplement merveilleux, je prépare mes oeufs brouillés (la vie), et je commence à geeker. (…)

être loin.

montreal-parc

Alors qu’on se retrouve catapultés en hiver en 48 heures à base de neige et de ressenti -12°C, je réalise le temps qui passe, doucement, mais sûrement, et au delà du temps, la distance qui me sépare de « chez moi ». Chez moi. Cette expression prend un sens étrange lorsqu’on vit à 6000km de là où on est née, séparée d’un océan. Jusqu’ici, je crois que je n’avais pas complètement pris la mesure de ce qu’implique l’expatriation, mais ces derniers mois m’ont fait réaliser à quel point je suis loin. Pourtant, chez moi, c’est ici, et chaque jour plus que jamais.

Être loin, c’est une notion du temps toute particulière. J’ai parfois l’impression que si les jours s’écoulent pour moi ici, il n’en est rien là-bas, qu’on va se retrouver comme si on s’était quittés hier, que rien n’aura changé. (…)

avec des si

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Il est doux, ce début d’automne. Doux comme un déjeuner sur le balcon, comme porter une jupe qui vole pour aller magasiner sur Sainte Cath, doux comme me réveiller beaucoup trop souvent le nez dans son odeur, et y prendre goût. Ya les up&down, pourtant. Les matins sourires et les après-midi qui sans raison donnent soudainement l’envie de se rouler en boule sous la couette, protection pour pas mordre les mains qui se tendent vers vous, attendre, en silence, que ça passe. Le moral aussi fluctuant que les températures, les 25°C soleil ressenti 30 qui se transforment en pluie vent 8°C bonnet gant et manteau à la fin de la semaine. C’est les tas des feuilles dans les rues qui grincent sous les pneus du vélo qui grince. Les soirées à découvrir de nouveaux bars dans le coin, boire pour rire, sourire, pour oublier demain, puisqu’on peut pas faire de plan. Les journées pour prendre l’air, respirer loin de la ville, regarder les arbres se teindre doucement. (…)

De Rosemont à Jarry

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Voilà bientôt 2 ans que je vis dans ce quartier (oui,ça fera 2 ans en Février, laissez moi les quelques mois qui manquent…), d’abord côté Rosemont-Petite Patrie, puis j’ai emménagé dans la Coloc’ Bien, deux blocs plus au Nord, et je suis passée du côté Villeray de la Force. Ce quartier, c’est mon quartier. Arrivée là par hasard (je voulais vivre sur le Plateau – comme tous les Français – j’ai finalement trouvé une chouette coloc rue Bélanger où j’ai passé 6 mois), je suis tombée sous le charme, et lorsqu’il a fallu déménager je n’ai pas voulu m’éloigner. Alors oui, on me dira « Jean-Talon ? c’est loiiiinnn ». Mais loin de quoi ? D’Hochelag’ ? De St Henri ? J’y vais très rarement…

Non, Villeray ce n’est PAS loin. Je suis environ à 30 min de à peu près partout où je vais régulièrement. (…)

les cicatrices invisibles

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J’avais dix-huit ans, la première fois. J’avais dix-huit ans, et en moi comme un besoin, une évidence, marquer ma peau pour tracer cette cicatrice invisible, dessiner la trace d’une blessure intérieure, un secret bien enfoui. J’avais dix-huit ans, et c’était un oiseau, pas parce que c’est joli, non, parce que Swallow. Parce qu’Ello, avec deux ailes, parce que je voulais jamais oublier, pour cautériser enfin la plaie de cette adolescence brûlante et douloureuse.

Une hirondelle.

J’ai mis huit ans, pour la seconde fois. (…)