Les Chroniques d’Anne-Gaëlle, s01e01

23 Mar

Les Chroniques d’Anne-Gaëlle, s01e01

Petite introduction: L’article qui suit n’a pas été écrit par moi, mais par Anne-Gaëlle. Anne-Gaëlle, écrivain en manque de reconnaissance, va désormais nous livrer via The Stage Door les chroniques de sa vie quotidienne (et combler mes manques d’inspiration chronique). Voici donc son premier post…

Depuis ma plus tendre enfance je nourris une passion sans limite pour l’écriture, grâce notamment à la lecture des œuvres de Berthe Bernage, une auteure et femme formidable, inscrite dans son temps.

C’était à l’heure du thé avec Mère que la plus jeune de mes sœurs, Anne Charlotte, me parla de ce concours d’écriture sur le thème « votre expérience la plus incroyable ».

En premier lieu, j’ai tout naturellement pensé à narrer la première (et dernière !!) fois où je me suis chaussée de baskets pour aller en ville (j’étais d’un ridicule ! Je ne comprends décidément pas comment des personnes, soit disant bien éduqués, des filles de surcroit, peuvent porter cela). Mais c’était avant de lire l’annonce :

« Vous aimez écrire ?

Vous aimez les blogs ?

Vous avez toujours secrètement rêvé d’être écrivain ?

Cela est désormais possible !!!! Vous pouvez être publié sur les meilleurs blogs de la Toile Française. Racontez nous votre plus extraordinaire expérience en minimum 200 mots et envoyez le tout par mail à tutéprizpourunestarintergalactik@LaNe.freu

Les meilleurs écrits seront publiés, alors à vos claviers !! »

J’ai alors compris que la tâche serait bien lus ardue que je ne le pensais. En effet, les mots « blog », « mail » et « toile » m’ont un peu rebuté. J’ignorais totalement ce qu’était un blog, j’allais savoir que « toile » ne signifiait pas ici morceau de tissu, quant à « mail » je savais juste que c’était une sorte de lettre écrite sur un « ordinateur » (cela ressemble à une sorte de machine à écrire mais en plus moderne (parait-il) puisque un écran vient remplacer la feuille de papier) que l’on envoie, non par la poste, mais par une ligne téléphonique. Je dois avouer que mes compétences en la matière s’arrêtaient là et que je ne comprenais guère comment du courrier pouvait passer par un fil téléphonique.

Je venais tout de même de comprendre que faire l’acquisition d’un ordinateur m’était désormais indispensable à la rédaction de mon article.

C’est ici que commence mon expérience la plus incroyable :

Ma découverte de  « l’informatique »

C’est donc la cadette (la dernière de notre fratrie de 10 enfants) âgée d’à peine 17 ans qui m’introduisit en la matière. C’est avec grande émotion que je découvris la formidable connaissance d’Anne Charlotte en la matière, elle pourtant considérée dans notre famille comme «la rebelle » (elle porte des jeans à trous, parce que « soi-disant », c’est ce que portent les jeunes, mais il faut avoir un sérieux manque de goût pour oser mettre un jeans, surtout quant on sait qu’il se fait de merveilleuses jupes en dessous du genou. Quant aux trous… je préfère m’abstenir !!). Elle me conseilla d’acheter tout d’abord mon propre ordinateur (elle n’a jamais été très prêteuse) étant donné le peu d’argent que cela coute (l’argent n’a jamais été un problème, certes. Mais quand j’ai vu cet ordinateur « portable » serti d’or blanc à un prix si dérisoire, mon cœur a vacillé…)

C’est donc sur des « sites » (nouveau mot maintenant intégré dans mon vocabulaire) qu’Anne Charlotte me proposât de choisir mon futur ordinateur « portable » (car plus petit et plus facile à transporter que ces gros ordinateur si peu esthétiques, même si je ne déplace que rarement hors du domicile familial). Ce qui s’avère pratique, c’est que c’est un peu comme commander en V.P.C., mais nul besoin d’une carte Kangourou, une carte bleue suffit (ce qui m’arrange car je ne dispose évidement pas de cette carte qu’utilise les petites gens). Me voici donc la future et heureuse propriétaire d’un Bentley (comme la voiture de Père me semble-t-il) malgré la grande désapprobation d’Anne-Charlotte (« il est juste beau et cher » m’a-t-elle rétorquée).

Quelques jours seulement ont suffit à mon ordinateur pour rejoindre notre petit hôtel particulier dans le 16ème. Quand je tins enfin le précieux colis entre mes mains, je senti mon ventre se nouer et se dénouer à l’infini, un peu comme les matins de Noël. C’est ici que commença ma plus extraordinaire expérience. ..

Anne Gaëlle, grande écrivaine mais encore peu connue

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