Archives | May, 2009

le syndrome de la salle de bains

28 May

OU: pourquoi les filles préfèrent dormir chez elles plutôt que chez les garçons.

(NDLR: Afin de garder un ton adapté au lectorat parfois jeune de mon blog, et de ne pas plonger dans la vulgarité de mots qui veulent dire … ce qu’ils veulent dire… j’utiliserai dans ce post le mot “dormir” pour désigner toute activité à deux se pratiquant dans un lit. Dont “dormir”)

Il parait que… les filles préfèrent dormir dans leur lit que dans le lit de leur copain (d’un an ou d’un soir, qu’importe). Légende urbaine, mythe, les raisons peuvent être diverses et variées, à commencer par la première (on m’accusera encore de misandrie, non, c’est juste une idée “comme ça”): la propreté. Je ne m’étendrai pas sur des histoires de poils et de changements de draps, et au delà du simple lit, l’appartement tout entier d’un garçon est mine de raisons pour la fille de préférer son lit/son appartement à celui dudit garçon. Mais reprenons du début…

Il arrive donc un jour à toute fille d’un âge dépassant la puberté et à la vie sociale à peu près normale de quitter sa douce chambre pour aller dormir chez un garçon. Alors parfois c’est prévu, et on part gaillarde avec le sac/trousse de toilette/string/make up, et parfois non. Jusque là, on était jeune, et on voyagait léger. Mais passé un certain âge, nous autres demoiselles un tant soit peu apprétées, avons besoin de quelques accessoires subtils mais nécessaires à notre bien être et à la révélation de notre beauté intérieure.

C’est donc avec difficulté qu’une fille se retrouve à dormir “par hasard” chez un garçon. Elle s’attend déjà à ne rien trouver pour se démaquiller (cotons ? lotions démaquillante ? ), et s’apprête à dormir avec une couche plus ou moins épaisse de fond de teint/mascara sur le visage – cette situation est amplifiée lors d’une rencontre en soirée, où il est bien connu qu’on se maquille plus. A quoi s’ajoute l’absence de vêtements confortables pour dormir. Alors bon, c’est assez simple, vous me direz, un t-shirt et on n’en parle plus. Oui mais voilà, là où ces messieurs s’épanouissent dans leurs boxers en coton, nous subissons le string, ficelle inconfortable qui s’incruste dans la peau dès qu’on tente une position allongée/foetus (debout/assise c’est confortable cela va de soi).

A cela s’ajoute la température. Oui, les filles sont frileuses et les garçons des warriors de l’âge de glace (nooonnn c’est pas DU TOUT cliché !). Alors quand en plus de nous présenter une fine couette d’été (si ce ne sont pas des draps) le garçon crie au scandale dès qu’on ose approcher nos pieds froid – Ahhhhh mais t’as les pieds gelés ! - ou qu’on ose une tentative de se coller à lui - Pousse toi j’ai chaud ! -, la nuit s’annonce longue (et voilà comment on se retrouve à faire autre chose que dormir pour tenter de se réchauffer).

Enfin, il est tard, le matelas est à peu près confortable, on finit tout de même par s’endormir. Au réveil, le garçon est devenu un peu plus poilu, un peu plus piquant, et tente désespérément de se rapprocher (ah non, nous c’était hier soir qu’on avait froid !). Le moment du lever arrive, et il est temps d’affronter LA pièce ultime, dernier refuge du garçon dans ses retranchements: la salle de bains.

Premier pas: la douche. Là où dans une salle de bains de fille trônent six gels douche, deux shampoings, deux après shampoing/masque/démêlant/coiffants/lissant, un truc visage, un savon pour les pieds, un gommage, deux rasoirs + mousse à raser, quatre fleurs de douche, et j’en passe, chez le garçon on trouve…  LE mono gel douche/shampoing/gel de rasage/qui rend beau/qui sent l’homme Axe. Chez d’autres, un savon de Marseille. Entre sentir l’homme Axe et avoir la peau qui tire… Et c’est pareil pour le déo ! Super de sentir le Mennen, le Axe ou le Plzyboy toute la journée…

Avec un peu de chance, la fille a prévu quelques affaires et… tente de se maquiller devant le miroir. Je dis bien tente, car chez les garçons, il y a toujours un ENORME lavabo devant le miroir, aucune lumière correcte autour du miroir, quand ledit miroir n’est pas perché à 6 mètres au dessus de la taille (normale pour une fille) de la fille. Et je n’amène même pas la question du miroir en pied: il n’y en a pas. La fille a donc juste intérêt à avoir assorti sa tenue au préalable. Et à gérer le mascara “de loin”.

Dernière étape: le petit déjeuner. Evidemment, le garçon n’a pas de thé. Ni beurre/confiture, ou nutella, et on doit se contenter d’un bol de céréales douteuses (Spécial K chez certains, cherchez l’erreur) noyées dans du lait périmé (certains garçons semblent faire leurs courses encore moins souvent que moi, c’est dire !). Le drame.

Voilà, messieurs, pourquoi les filles préfèrent dormir avec vous dans leur lit.

La parade ? Mettez-vous en coloc avec une fille :)

under the rain

26 May

Il y a des choses que j’ai toujours voulu faire. Comme sortir et regarder l’orage, et que tout explose, et courir sous la pluie en regardant le ciel pour que les gouttes coulent dans mon cou.

nuit-orageuse-sur-paris-4

Voilà, c’est fait.

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Lorsque j’ai ouvert ce blog, j’ai voulu y écrire des choses drôles, des choses de ma vie, ou non, des choses du quotidien qui, observées différemment, prennent une autre dimension. Je n’avais pas la prétention d’écrire quelque chose d’intéressant, je ne cherchais pas le beau, ni l’utile, juste poser un peu des pensées débiles qui se promènent parfois dans ma tête.

Le problème, c’est que je n’ai pas toujours des choses drôles à dire. Je n’ai pas non plus toujours le temps de mettre en forme des idées qui me viennent, le temps d’écrire, le temps de partager. Et puis dans ce milieu des blogs, tout est vite noyé dans la masse.

Alors voilà, parfois, je me contenterai d’un orage, d’une photo, de quelques mots. Et le reste, je le garde pour moi.

the Bonduelle’s story

24 May

Article sponsorisé

On va parler fraicheur aujourd’hui sur ce blog. C’est vrai quoi, c’est l’été, il fait chaud, il fait beau alors quoi de mieux pour commencer l’été qu’une petite recette de salade de saison (ou pas parce qu’au niveau fruits et légumes de saisons j’y connais pas grand chose) Bon bref, je suis pas une spécialiste de la cuisine et dans mon 15 m², je ne me lance pas non plus dans de grands défis culinaires. C’est pour ça que la salade est le menu tout indiqué pour cette chaude soirée de début d’été…

[Non, non ne pars pas, le cheap blog ne se transforme pas en blog de cuisine...]

Bref, du coup je partage avec vous ma recette de salade préférée… La salade italienne (ouais je lui ai pas encore trouvé de nom qui en jette mais c’est en cours…)

Pour commencer il faut se munir d’une  Laitue Romaine , moi j’ai pris celle de Bonduelle parce que c’est la seule qui est au Monop’ et qu’elle est complètement adaptée à cette recette.

Ensuite on prend tout ce qui nous fait envie au rayon des petits trucs italiens super bons : parmesan, tomates séchées, copa, mozzarella, olives, jambon de parme, ricotta, on peut même mettre des pâtes si on a très faim (mais on les fait refroidir avant, surtout sinon ça cuit la salade et c’est degueu!)

On fait une sauce vinaigre balsamique/huile d’olive avec une pointe de moutarde et là, on ajoute la botte secrète, l’astuce du chef : une grosse cuillère de Pesto.

Elle est pas belle la Romana Vita !

Tout ça pour dire que Bonduelle, le fournisseur officiel de l’ingrédient principal de ma salade délicieuse organise en ce moment un concours de recettes à base de laitue romaine, du coup j’ai proposé ma recette, on sait jamais si je gagne le petit week end à Rome, je me ferai une joie de déguster cette salade en terrasse sous le soleil d’Italie…

street stories

22 May

Des histoires de rues, de métro, de bus. Des histoires par hasard. Des bouts de vie…

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#1 Saint-Paul, scotché sur un lampadaire à la sortie du métro.

Sans commentaire…

allina

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#2 Ligne 2 – Entre Etoile et Place de Clichy

Un dimanche soir, retour d’un ciné. Dans le métro, il y a ces billets pour un concert, pas utlisés. Le catalogue du concert, des infos sur l’artiste.Je m’interroge. Que s’est il passé pour que ces personnes ne soient pas allées au concert ? Qu’est ce qui a poussé à abandonner tout ça comme ça, sur un siège sale d’un métro grinçant ? Je vote pour ne dispute, une histoire qui aurait mal tourné, un rendez vous manqué.

metro

Dommage, j’y serai bien allée à ce concert. J’aime bien Socalled…

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#3 Bus – Un jeudi matin.

Dans le bus un matin avec un ami, lendemain de soirée, pas réveillée, pas maquillée, pas vraiment dormi. En face de nous un mec, la quarantaine (ou si c’est moins il les faisait), sorti directement des 80’s, avec coupe mulet et chemise colorée. Le genre qui participe à “Nouveau look pour une nouvelle vie”. Il lit un bouquin, rigole de temps en temps. On descend, le mec descend au même arrêt que nous. Mon ami part, je dois prendre un deuxième bus, j’attends. Cinq minutes plus tard (le temps de dire au revoir et que je me retrouve seule), le mec des 80’s revient vers moi et me tend son bouquin “je voudrais vous offrir ce livre, il est vraiment très bien“. Euh, “merci” (tête dans le c**, ON). J’ouvre le livre un peu plus tard, où est l’arnaque, ah tiens, un numéro.

philippe

Quelques semaines plus tard, il aborde l’ami avec qui j’étais dans ce fameux bus pour lui demander “pourquoi je n’ai pas rappellé”. L’ami en question a dû bien se marrer, m’envoie un texto “alors comme ça tu te fais offrir des livres par des gens du bus ?”. Argh.

Ceci est donc un message adressé à Philippe, Paris (4).

Philippe, si tu lis ceci, non je ne suis pas intéressée. Pas maquillée j’ai l’air d’avoir dix sept ans, alors si en plus de te croire séduisant tu joues le détournement de mineur, ça va pas être possible. Philippe, je lirai peut être ton livre, mais en ce qui concerne ton numéro, oublie. Au revoir, merci.

Pour celles que ça intéresse, je laisse le numéro de Philippe. Philippe n’est pas méchant, juste un peu perché. Philippe n’a d’ailleurs pas de portable. Tanpis.

c’est beau une ville la nuit

20 May

Concert de Rokia Traoré ce soir. Une chanteuse Malienne, magnifique sur scène, que j’ai quasiment découvert aujourd’hui. Tansportée en Afrique le temps de trois heures de musique, danse, voix chaudes. Des invités célèbres de l’autre côté de la Méditerrannée, des instruments aux formes étranges. Elle se donne sur scène, à fond, lance sa voix profonde jusqu’au fond de nos ventres. Elle ne veut pas nous quitter, et le bis dure plus d’une demie heure. Je sors de là complètement shootée, un long voyage pas vraiment paisible, mais dans cette salle de l’Olympia, nous sommes partis très loin de Paris.

Dehors, il fait doux, il fait tard. J’ai mal aux pieds, je décide de rentrer à pieds. Quelques kilomètres, des rues grises à remonter. Havre Caumartin, sous les arcades des Grands Magasins il y a des SDF qui dorment. Ceux qu’on ne voit pas le jour, installés là, seuls ou en couple, avec ou sans chien. Du linge sèche sur des grilles. Alors qu’à côté des hommes en bleu travaillent, je me demande ce que peut bien être la vie de ces gens la journée. e quoi ils vivent. Ce qui les a fait arriver là.

Rue de Budapest, il y a des sex shops et des hommes qui me regardent. Je m’étonne de ne recevoir aucune remarque. Ah si, place suivante, un homme sur un banc “de loin je savais que vous étiez belle“. Je ne réponds rien, c’est toujours la même chose, une fille qui marche seule la nuit. On s’y attend. A un bar, il y a des jeunes qui se disent au revoir, bonne nuit. Cheveux longs, mèche, polo, mocassins.

Je remonte la rue d’Amsterdam. Un petit vent, mais l’air est doux. Quelqu’un disait il y a peu, à Paris on étouffe, il y a trop de monde. C’est vrai. Mais il suffit de se promener la nuit pour se sentir à nouveau libre.

La nuit nous appartient.