Archives | May, 2009

cheap top model

19 May

cheap top model

Samedi après midi, après avoir fait un minimum de ménage dans ma pièce mon 15m², je suis partie toute gaillarde à une rencontre photographique. Rencontre photographique, mais kessecé ? En résumé, c’est tout un tas de gens avec des gros appareils photos qui se retrouvent dans un studio pour le lancement d’un concours photo la FNAC.

(aller, hop, les trolls faites votre boulot, trollez moi bouuuuu je me fais inviter à un truc commercial bouuuu saymal)
Photo Benjamin H2

J’avoue être arrivée là,  avec mon Canon G9 (un compact expert, pour ceux qui voient pas trop ce que c’est, cliquez sur le mot), me suis sentie toute petite. Parce que bon, les gens invités, c’est plus ambiance “c’est moi qui ai le plus gros” (objectif, pourquoi, vous avez pensé à quoi.. ?). Mais en fait, il y avait là un photographe qui s’appelle Thomas Lélu et qui fait des trucs que j’aime beaucoup. Thomas Lélu fait des photos foules, des photos pas cadrées, des photos qui n’ont rien de “photographique”, du moins dans les règles que l’on connait. Et Thomas Lélu est jury d’un concours organisé par la FNAC sur le thème “Récréations photographiques”: il s’agit de prendre des photos “drôles, amusantes, hors contexte, décalées…“. Et on a même le droit de faire des photos floues !! (j’en connais un à qui ça va plaire)

Nous étions donc tous et toutes là, et il fallait que des gens posent, et il se trouve que (c’est bien connu) les photographes détestent passer devant l’objectif. Le choix a vite été fait. Nous nous sommes retrouvées, Anne Laure, Leslie et moi, modèles d’un jour… Et si d’autres aussi ont posé, c’est vrai que, comme diraient certains, il y a beaucoup de bleu.

Voilà donc comment je me suis retrouvée sur les Flickr de tout le monde (ou presque, hein, c’est comme toujours “tout le monde” ça fait beaucoup), avec ma combi short EDF et mes escarpins cheap à 10€. Oui, encore une fois j’assume ma cheap attitude, je donne le prix de mes chaussures. Pour l’adresse, c’est n’importe quel magasin cheap Rue de Rome à Marseille, ou si vous êtes parisien, chez n’importe quel chinois.

Sur ce, ayant tout un tas d’autres trucs à faire, voici les liens des oeuvres des photographes. Merci à eux pour les fous rires et ces photos très drôles :)

Viinz

Franck Lassagne

H2 (Benjamin)

Shamir

Titlap

Pour plus d’infos sur le concours (jusqu’au 21 juillet) : www.concours-photo-fnac.com

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le syndrome du Novocasual

16 May

le syndrome du Novocasual

[Article sponsorisé, avec test produits et gens sympas dedans]

Il y a quelques jours, j’ai été “recrutée” en tant que coiffeuse officielle d’un copain bloggeur (mais pas que). Oué, coiffeuse officielle. J’ai pas trop compris non plus (sur le coup), il me dit je dois tester des produits l’Oréal parce que je le vaux bien, et que je suis un Novocasual.

Ah, j’ai dit. On pourra te maquiller ?

(bahoué, stupide que je suis, j’ai pensé “Métrosexuel”, cette tendance un peu féminine et maniérée des garçons modernes).

Bon la réponse ne vous regarde pas, hin, évidemment. Et puis de toute façon on l’a pas maquillé. Il fallait tester des gels et des pâtes de la nouvelle gamme Studio Line Mineral FX de l’Oréal Paris. Et c’était pas du tout un trip Metrosexuel, mais Novocasual. Et oui.

Novocasual ? Kessessé ? Un nouveau style de mecs, entre le métrosexuel et le übersexual. Entre le tektonikeux et Chabal quoi. Donc en résumé, si toi lecteur mâle, ou ton chéri, lectrice femelle, t’assume en tant qu’homme sans déborder de poils pas coiffés et sans te sentir obligé de mettre fond de teint et mascara, tu es un Novocasual. L’homme moderne, quoi. Et cette nouvelle gamme, c’est pour toi.

(photo piquée à mon testeur)

Quid du test produit, donc ?

Franchement, j’étais assez étonnée (et pas sponsorisée, au moment du test). Moi qui me suis coiffée avec des produits du même style quand j’étais jeune punkette lycéenne à cheveux courts, j’ai trouvé les produits assez agréables. En fait, ma préférence va à la pâte crème, un petit pot comme de la cire (pour ceux/celles qui connaissent) mais plus sec. C’est pas gras, ça colle pas, ça fait pas les cheveux tout crasseux comme le fait la cire. Et l’effet est sensiblement le même: un effet décoiffé “naturel”, qu’on peut recoiffer à l’envie (vu que ça sèche pas ça fait un genre de gaine sur les cheveux qu’on peut remodeler).D’ailleurs je l’ai essayé en froissant les mèches de mes cheveux, ça marche aussi sur les filles.

Les deux autres produits, sympas aussi, une crème coiffante un peu plus… crème justement, et un gel. Les plus des trois produits, c’est que (vraiment!) ça ne colle pas et ça ne laisse pas une sensation désagréable de truc sur les mains. Au pire un léger dépôt comme de l’argile (normal, c’est des produits à base de minéraux, comme les nouveelles gammes de make up, mais je m’attendais à un truc marketing, pas à un vrai effet minéral !)

Non j’ai pas de photo de moi avec ça sur la tête, désolée (le copain était trop occupé à se prendre en photo, pas eu le temps pour moi yavait plus de métros après). Je termine juste l’article en vous présentant l’ambassadeur (lifté et photoshopé mais BoGoss quand même) de L’Oréal Minéral FX (et Novocasual type), j’ai nommé Patrick Dempsey.

(profitez en vous verrez rarement des stars BoGoss sur mon blog)
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camelia-jordana sors de ce corps !

15 May

camelia-jordana sors de ce corps !

Il y a des choses qui deviennent à la mode, et on se dit jamais je ne porterai ça. Parce que quand c’est le début de la mode, on trouve ça ridicule, question d’habitude (enfin surtout quand on vit en province et qu’on est au courant des tendances 116 ans plus tard). Et puis qu’après, tout le monde le porte, et c’est tout aussi ridicule.

Par exemple, il y a un truc que je me suis jurée ne jamais acheter/porter : les Converses. Oué, ok, j’ai jamais vu une mode se répandre aussi rapidement, toucher autant de monde (filles, mecs, roots, fashion, jeunes, vieux…), et durer aussi longtemps. Je me souviens encore, cette étudiante américaine dans ma classe en Première, avec ses Converses roses, que tout le monde trouvaient ridicules. Et six mois plus tard, 98% de la population de mon lycée avait des Converses aux pieds (oui j’exagère, je suis née dans le Sud, on a oublié ?). Six ans plus tard, je n’ai jamais acheté de Converses, en ai porté une fois “pour essayer” dans un magasin (à Berlin, histoire que personne ne soit témoin). Je tiens. J’en suis fière. J’ai acheté des sneakers Nike Blazer WNS Mid à la place. Je les ai défoncées (dans la boue) en week end d’inté. Et puis c’est devenu à la mode aussi, mais je les aime d’amour, alors je les porte. Quand même.

(ça c’est un peu mes baskets avant. maintenant elles sont toutes déchirées, grisâtres, et j’ai honte de les montrer ici. un jour, peut être…)

Enfin.

Il y a une tendance qui m’a fait juste halluciner quand elle a commencé. Le revival eighties, avec accessoires adaptés. Parmi ces accessoires, il y a les Wayfarer. Vous savez, ces lunettes à monture noire bien large, le truc hyper parisien en terrasse, en mode lunettes de soleil, mèche et clope au bec. Ou encore la version lycéenne, grosse frange, t shirt loose/chemise, bottes et sac informe. Camélia Jordana quoi.

(Pour mes lecteurs étrangers et/ou sans télé: Camélia Jordana est une candidate de la Nouvelle Star 2009. Pour le reste, voir la photo)

Il parait que les Wayfarer c’est plus du tout in (forcément c’est sorti l’été dernier, quatre péquins les portaient, maintenant que tout le monde a adopté le truc, c’est pluis du tout hype). Et sur Camélia Jordana c’est hyper moche. Mais voilà,je devais refaire faire mes lunettes (travailler 10 heures/jour sur un ordi, ça agresse), et après avoir essayé un tas de paires sans grand coup de foudre, j’ai finalement craqué.

wayfarer

(ou comment perdre 5 ans grâce à une monture noire)

Voilà. J’assume mon côté cheap. Je porte des lunettes de lycéenne déjà dépassées.

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la Force de l’Art, Kandinski, Calder, Terzieff, et…

13 May

la Force de l’Art, Kandinski, Calder, Terzieff, et…

Le week end qui s’est achevé dimanche soir (oui c’est un pléonasme ET ALORS?) fût pour moi très culturel. Ma mère avait décidé de venir en mode squat pour quelques jours chez moi, nous avons donc écumé musées, expos, salles de théâtres, cinémas, et même église… (cherchez l’erreur)

Oui, parce que ma maman est artiste. Plasticienne, c’est à dire qu’elle travaille la matière. Du genre contemporain, sculptures, installations, bébés blancs, etc etc. Ceci explique notre goût commun pour l’Art, et que j’ai été plongée dedans depuis un bout de temps. Et puis Paris, c’est quand même la ville des musées. Donc, nous avons fait ce fameux week end culturel. CQFD

Expo – La Force de l’Art, au Grand Palais

La Force de l’Art c’est la Triennale de l’Art Contemporain en France. L’idée, c’est de présenter au (grand) public l’actualité de l’Art en France en 2009. Installée dans la nef du Grand Palais, mais aussi dans des lieux tels que la Tour Eiffel,  le Palais de la Découverte ou encore le Musée Grévin, la Force de l’Art présente des oeuvres d’artistes français ou travaillant en France.

Au Grand Palais, installées dans un ensembla architectural appellé la Géologie Blanche, les oeuvres proposées montrent un visage très varié de l’Art contemporain. La plupart des oeuvres sont des installations, éphémères comme le kebab d’images géant du Chinois Wang Du ou les jeux alimentaires de Michel Blazy (qui avait exposé au Palais de Tokyo il ya deux ans); ou plus massives, telles la  trace préhistorique de Virginie Yassef.  On y trouve aussi des tableaux et photographies. J’ai beaucoup aimé le travail de Butz&Fouque, deux jeunes artistes lilloises qui jouent sur la gémélléité et le corps féminin, en se mettant en scène de manière très drôle.

Mon avis sur cette expo ? Pour les néophytes, c’est l’occasion de voir un peu ce qui se fait aujourd’hui en Art contemporain. Les oeuvres présentées sont assez accessibles, même si les concepts et réflexions des artistes sont peu explicitées. D’un point de vue plus averti, l’expo nous a semblée très “supermarché”. Il n’y a en effet aucun lien entre les oeuvres, qui sont présentées côte à côté dans cette “vitrine” blanche qui n’occupe qu’une mini partie du Grand Palais. On passe de l’une à l’autre sans réellement entrer dans le sujet, avec trop peu d’explications. C’est dommage…

A noter, il n’y a pas de tarif réduit étudiant ou jeune.

Musée – Kandinski et Calder, Beaubourg

Il y az souvent des retrospectives à Beaubourg, et c’est ce que j’apprécie. Si on met de côté le prix (9€ en tarif réduit, et la gratuité des moins de 26 ans ne concerne que les expos permanentes) et la foule, c’est un lieu que j’aime beaucoup.

Alexander Calder est un artiste du XXe siècle, ingénieur, qui s’est mis à fabriquer des petits jouets à mécanique, en utlisant fils de fer, câbles téléphoniques, chutes de tissu… L’expo présente sa période “parisienne”, de 1926 à 1933. Ses premières “oeuvres” font penser à ces jouets faits mains des enfants pauvres.

Plus tard, il se met à réaliser des sculptures, toujours en n’utilisant que des câbles téléphoniques. Ces sculptures, visages, hommes ou animaux, sont vraiment un travail extraordinaire. La légèreté du “trait” et la finesse du détail sont impressionnantes. Avec beaucoup d’humour, ses “dessins dans l’espace” pourraient rappeller des caricatures de l’époque (années 20). Enfin, l’expo termine sur ses mobiles, inspirés par Paul Klee dont il a l’idée de “mettre ses tableaux en mouvement”. Le travail de Calder mérite d’être vu en “vrai”, car aucune photo ne rend de la légèreté et de la beauté de ses oeuvres. De plus, c’est très accessible et très “joli”.

Je ne présenterai pas Kandinski. L’expo est intéressante, notamment dans le parcours de l’artiste vers l’abstraction. Si j’ai aimé certains de ses tableaux je rest assez hermétique à son travail, très conceptuel. Intéressant à voir, donc, mais mieux vaut ne pas y aller exprès si on est pas un public averti.

Théâtre de la Gaîté – L’Habilleur, de Ronald Harwood, mise en scène Laurent Terzieff

Longtemps que je n’avais pas été au théâtre (wouhuuu souvenirs de prépa, et des tragédies grecques), et jusqu’à quelques heures avant la pièce, je ne savais même pas ce que j’allais voir (merci Maman pour tes explications “Terzieff tu connais c’est un des grands acteurs de théâtre français“). Mais très bonne surprise.

Janvier 1942, L’Angleterre est en proie aux bombardements nazis ; les acteurs valides sont sous les drapeaux, les théâtres brûlent. Dans ce chaos, une troupe de province s’apprête à jouer le Roi Lear. Le « maître » qui dirige la troupe et joue chaque soir les rôles titres des pièces de Shakespeare, se prépare, mais son esprit s’échappe, son corps à bout de nerfs, le trahit. Incapable de se résoudre à l’annulation de la représentation, Norman, l’ombre du maître, son « habilleur », à son service depuis 16 ans, le réconforte, l’encourage et se démène contre l’avis des autres comédiens, pour qu’il assure la représentation…

Une pièce étonnante, ou alternent rire et émotion. Le rôle du “Maitre” colle à la peau de Terzieff, on l’imagine tout à fait dans cet acteur vieillissant, malade, mais esclave de son métier. L’habilleur, joué par Claude Aufaure, réussit à imposer sa présence aux côtés de cet acteur impressionnant. Etant assez nulle en critique pour le coup, je terminerai donc par “j’ai aimé“, ainsi que le public, qui a offert une standing ovation à la troupe.

(à suivre…)

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amalia, julia, georges, anna, thomas

11 May

amalia, julia, georges, anna, thomas

Ann est pianiste. Un soir pluvieux à Choisy le Roi, Thomas embrasse une autre, et Ann recroise le chemin de Georges, l’ami d’enfance. Alors Ann décide de quitter Thomas, de quitter le piano, de quitter Paris, de quitter sa vie. Ann s’appelle Eliane, en fait. Elle a aussi changé de nom.

Mais tout ça n’a pas d’importance.

Noyée ans une musique qui se fait de plus en plus présente – jusqu’à l’oppression – Ann abandonne petit à petit les morceaux de sa vie, et part. Pourquoi, lui demande-t-on souvent. Et elle ne répond rien. Elle part seule, change de sacs et de trains, jusqu’à se poser sur une île, où elle rencontrera Amalia, Carlo, Julia. Julia.

Il y a dans Villa Amalia des silences qui disent beaucoup de choses. Il y a cette musique -piano, opéra- qui emplit l’espace. Les crissements des grillons, et la mer qui se fond avec le ciel au bout. Il n’y a pas d’explications. Pas de conclusion. C’est lent. C’est vide. Mais c’est beau.

Il y a peu à raconter sur ce film, la musique et le visage d’Isabelle Huppert suffisent -lorsque Julia l’observe et lui demande où as tu attrapé ce visage là ?. J’ai aimé. Aimé cette distance qu’Ann prend soudain avec sa vie. Aimé cette rupture nette. Aimé ce lien étrange avec Georges. Aimé ces paysages, l’émotion de la musique, le regard de Julia.

Il y a des films où on tente de remplir la solitude du personnage par des actions intenses. Dans Villa Amalia ce vide se suffit à lui même, et étrangement, si on voit passer le temps, on n’a pas tellement envie que ce soit fini…

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