Archives | August, 2009

la fille heureuse en amour

12 Aug

la fille heureuse en amour

Il y a des gens qui, vus de l’extérieur, ont l’air d’être faits pour être en couple. Ne souriez pas, ce post ne transpire pas pas la fille frustrée (merci de vous inquiéter pour moi, ma vie va plutôt bien côté frustration), je suis sûre que vous voyez de quoi je parle. Je précise.

Les gens faits pour être en couple, ce genre de gens qui s’embrassent baveusement juste à côté de vous dans le métro et ne se lâchent jamais la main. Ce genre qui s‘appellent des heures au téléphone et s’envoient 100 textos/jour. Ce genre de personnes qui sont ensemble depuis une éternité (ou au moins depuis le collège/lycée/prépa/fac rayez la mention inutile). Ce genre de fille/mec qui ne parle que de son mec, et Mamour  ceci, et Mamour cela, et vous savez pas ce que Mamour m’a offert hier soir ? Ce genre de couple qui tient, coûte que coûte ,même à distance, même en baisodrome école de commerce ou à 10 000 km l’un de l’autre.

Oué, ce genre de couple débecte. Et pourtant, il faut le dire, on est tous (au fond) un peu jaloux. Car quiconque ayant connu un minimum de relation sait à quel point c’est difficile de trouver cette entente cordiale et (semble-t-il) parfaite. Mais bien souvent, derrière cet amas de guimauve et bisounours, si on gratte un peu, on se rend bien vite compte que tout n’est pas rose.

Je crois surtout qu’il y a deux catégories de gens. Ceux qui sont faits pour être en couple, et ceux qui ne le sont pas. Je m’explique.

Il y a des gens qui, dès leur naissance, semblent avoir été conçus pour procréer. Pour procréer il faut être deux. Et pour élever la progéniture aussi. Ces gens là sont de la catégorie 1: les gens faits pour être en couple. Pour ces gens là, pas de doute à avoir: quand on sort avec quelqu’un, l’objectif ultime, c’est mariage et enfants. On ne couche pas le premier soir (of course) et la fidélité est de mise (of course aussi !). Généralement le couple est une évidence. Dès les premiers jours, tenage de main dans la rue et présentation aux parents sont de rigueur. Un exemple de ce type ? Norbert et Guyslaine. Mais oui, de l’Amour est dans le Pré (et si vous connaissez pas, tant pis !).

Pour cette catégorie, tout semble facile. Rien ne vient remettre en cause les valeurs fondamentales qui régissent et structurent le couple: construire quelque chose ensemble. Economiser. Se marier. Acheter. Procréer. Fidélité.

Et il y a la deuxième catégorie, constituée des “autres”, ceux pour qui le célibat n’est pas vécu comme une immense recherche de l’homme/la femme de sa vie, mais comme un terrain de jeu. Ceux pour qui le célibat ne rime pas avec abstinence (loin de là !). Ceux qui sont toujours étonnés de rester plus de trois mois avec quelqu’un. Pour ces gens là, le couple est une notion étrange. Etre deux se résume bien souvent au s*xe, et à un tas de positions. On peut évidemment partager cinés, restos, voyages, et d’autres, mais prendre un appart ensemble ? Tu es fou ? Continuer une relation à distance ? Pas question !

Pourtant, parfois, le clan des Célibataires passe du côté obscur. Car les Célibataires ne sont pas des coeurs de pierre, loin de là, s’ils ont acquis ce mode de vie c’est par conscience de leur incapacité (souvent) à construire, et par rejet de l’immobilité. Mais bien tapis au fond de ces Don Juan, se cache une envie non assumée de famille, enfants, break et labrador. Lorsqu’un Célibataire tombe amoureux, c’est presque la fin du monde. Ou une telle évidence que ça en devient flippant. Car pour un Célibataire, comment gérer ça ?

Il faut apprendre à être fidèle. A faire des plans sur l’avenir. A penser à deux. Et ça n’est pas forcément évident. C’est là qu’on se dit qu’en fait, c’est galère, le couple. Mais on s’accroche quand même, parce que l’envie bien cachée de pour une fois savoir où on va et surtout avec qui remonte de plus en plus. Que c’est chouette d’avoir quelqu’un sur qui compter, surtout quand les amis commencent à ne plus sortir (parce qu’eux aussi sont en couple! c’est une épidémie !). C’est là qu’on discute avec les couples “parfaits”, et qu’on se rend compte qu’en fait non, rien n’est parfait (sauf peut être Norbert et Guyslaine, mais c’est une autre histoire).

Le temps passe, on s’observe et soudain on se rend compte que la fille heureuse en amour, c’est nous.

N.d.l’A.: Non ce post je justifie pas les déclarations dégoulinantes et autres sucres d’orges à l’anis et petits noms ridicules. Non je ne ferai pas ici l’apologie de ces horreurs de gif animés plein de coeurs qu’on trouve sur Google image en tapant “heureuse en amour”. Je vais faire une overdose là. Au secours !!!

Edit: ce post est à prendre au second degré, hin, voir les coms à ce propos, mais je ne catégorise pas non plus à ce point et TOUS les couples ne sont pas bisounours (ouf !!) d’ailleurs il y a des célibataires bisounours. Aussi. :)

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la girafe, le lion, et l’éléphant

11 Aug

la girafe, le lion, et l’éléphant

Il était une fois une girafe, qui vivait dans la savane. Cette girafe s’appelait Tippelskirchi, ainsi que ses parents l’avaient prénommée. Tippelskirchi avait grandi sans trop d’encombres entre un baobab et un acacia, entourée de singes, de gazelles et de lions paresseux. Sous le soleil d’Afrique, elle passait ses journée à grignoter des feuilles bien vertes et courir après les zèbres. Tout allait bien. Jusqu’au jour où Tippelskirchi décida de partir de chez elle pour trouver le Grand Namour.

En effet, avec un nom pareil, Tippelskirchi avait développé un gros complexe, et si elle se trouvait jolie girafe, elle était persuadée que son nom impossible l’empêchait d’avancer dans la vie. Chez les girafes, on avait juste un prénom. Tippelskirchi ne pouvait donc même pas utiliser un deuxième prénom, ou son nom de famille. Elle était pourtant résolue à faire quelque chose. C’est donc pourquoi elle pris un jour la route, emportant avec elle sa Puce préférée, ainsi que quelques brins de soleil de son pays. Elle partit avec ses grandes pattes, et ses taches, en suivant le chemin des nuages.

Dans la savane, il y a une légende bien connue, qui raconte que le Grand Namour vit là où les nuages s’entassent, là où la montagne ne touche pas le ciel à cause des gros cailloux, là où il n’y a pas de mer, ni de lumière, ni d’arbres.

Alors Tippelskirchi suivit ce que racontait la légende, et marcha. Elle marcha longtemps, en regardant les nuages courir très vite dans le grand ciel, elle marcha longtemps, s’arrêtant parfois pour dormir, et parfois pas, lorsque la nuit trop sombre masquait les loups de la savane. Sa Puce préférée, qu’elle appelait Numéro Une (car c’était sa première), était à son habitude, installée entre ses cornes, suçotait un poil ou deux lorsqu’elle avait faim.

Et un jour, elle arriva Là Où Le Ciel Finit. Elle avait eu peur de ne pas reconnaitre l’endroit. Pourtant, c’était devenu évident. Devant elle s’étalait à perte de vue des centaines de milliers de petites Cases carrées, de toits de tôles, de ruelles enchevêtrées. A l’horizon, on pouvait voir de grandes tours, qui semblaient à cette petite girafe autant d’immenses montagnes très droites, et très hautes. On ne voyait plus le ciel, celui ci se fondait avec la brume épaisse au dessus des toits et des cheminées. On ne voyait plus d’arbres, entre les murs de terre n’apparaissaient que des lignes de poussière. On ne voyait pas la mer, à perte de vue, seules ces cases sales et ces tours immenses qui s’enfonçaient dans la brume du ciel.

Tippelskirchi s’arrêta un instant. Où était-elle ? que pouvait bien faire le Grand Namour dans ce lieu hostile ? Comment le trouver ? Mais la Puce Numéro Une lui souffla dans l’oreille de ne pas hésiter. Elle avait parcouru trop de kilomètres sous le ciel tour à tour rouge, noir, et blanc. Elle avait traversé des plaines, des collines, de forêts, escaladé des montagnes, nagé dans des fleuves, et suivi le littoral. Elle n’avait plus rien à perdre.

Elle s’enfonça donc vaillamment dans la Ville.

(…)

à suivre…

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une arnaque presque parfaite

10 Aug

une arnaque presque parfaite

Mercredi dernier, proposition de ciné avec Titlap. Pour aller voir L’attaque du métro 123. Erk. Rien qu’à voir l’affiche ça sent le cheap à plein nez, et côté critiques, ça vole bien bas. Après quelques tergiversations (non je ne veux pas voir Là-Haut tout de suite, oui j’ai déjà vu Harrry Potter 6 c’est une -jolie- daube), mon choix se porte sur Une arnaque presque parfaite. Vu l’affiche dans Paris, vu les acteurs, vu les critiques: mon choix est soutenu par un ami de Titlap, et c’est voté !

J’avoue y être allée un peu par hasard, sans trop savoir de quoi que ça parlait. Et ça a été une très bonne surprise. Un petit film qui ne paye peut être pas de mine mais qui se laisse regarder avec beaucoup de plaisir.

Pour le résumé: Bloom et Stephen sont deux frères baladés de famille en famille pendant leur enfance. Pour s’évader, ils jouent à s’inventer une nouvelle vie… qui va devenir leur vie. Adultes, Stephen (Mark Ruffalo) écrit pour Bloom (Adrien Brody) des scénarios de leur histoire pour arnaquer des gens. Aidés par Bang Bang, une japonaise taciturne, tout se passe plutôt bien pour eux. Jusqu’à ce qu’ils tentent d’arnaquer Pénélope (Rachel Weizs), une riche héritière complètement perchée, qui se prend un peu trop au jeu.

Dès le début du film, on se retrouve plongés dans une époque un peu hors des lieux et du temps. Stephen, Bloom et Rachel semblent sortir tout droit des années 50, leurs aventures relèvent des héros des grands romans du début du siècle. A travers l’Europe, le scénario monté de toutes pièces se révèle réalité, à croire que Pénélope, à force de rêver, rend toutes ces choses tangibles. La musique, la photographie, les costumes, l’histoire, cette incongruité de personnages décalés dans une époque contemporaine, donne à ce film un ton léger et onirique.

J’ai aimé, donc. Aimé cette ambiance tellement décalée, aimé le rythme parfois lent, parfois soutenu de leurs aventures, aimé les rebondissements, aimé ces personnages hauts en couleurs et tellement déconnectés de la réalité, aimé cette fin qu’on voudrait comprendre autrement.

Un film qui donne juste le sourire, met la larme à l’oeil aussi, parfois. Un film qui donne envie de se replonger dans l’île au trésor, Arsène Lupin, et autres histoires.

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le temps qui s’arrête

8 Aug

le temps qui s’arrête

Je poste beaucoup sur mon blog en ce moment. Je tweete beaucoup aussi. Je multiplie les comptes, même. Des histoires de girafes.

Août à Paris, il y a des gens qui travaillent. J’en fais partie. Travaillent. Se rendent à leur travail, m’a repris quelqu’un hier soir. C’est un peu vrai. Il flotte dans l’air une espèce de langueur dans laquelle tout le monde semble se couler. Quelques sursauts en début de semaine, demandes d’agences de retour de vacances – Juillet -, préparation des campagnes de la rentrée. Repos. En fin d’après midi, je travaille sur mon mémoire. J’essaye. Parfois les mots m’échappent, tout semble se mélanger. J’ai trouvé le bon bout, je crois. Un plan qui se forme petit à petit, des références.

Août à Paris, il n’y a pas grand chose à faire. La vie continue, calme, cette même langueur qui nous englobe. J’ai la chance d’avoir des amis qui ne sont eux non plus pas en vacances. Twitter devient un chat géant, pour se lancer des invitations à des piques niques improvisés, commenter L’Amour est dans le Pré, s’inviter à une soirée. On termine sa journée, on marche un peu vers le Shopi d’à côté, et on part rejoindre d’autres sur une pelouse du 7e, regarder un film en plein air, boire du vin dans un appartement.

Jeunesse dorée. Jeunesse comblée. Peut être. Jeunesse qui doute, se cherche, ne se trouve parfois pas. Ceux qui sont au chômage et peinent à finir leurs mois. Ceux qui aimeraient ne pas être seuls avec leur chat, le soir. Ceux qui s’aiment, et qui sont loin.

La vie est douce, certains soirs. Lorsque l’alcool rouge délie nos langues, on parle de nous, même si on se connait peu. Des mises au clair après des disputes, aussi. Dans la bulle de notre milieu, tout tourne, et les “extérieurs” finissent par ouvrir un compte Twitter pour pouvoir prendre part, eux aussi.

Après midi photos. Dimanche à Deauville. Août à Paris, il fait gris.

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are you gonna have sex tonight ?

7 Aug

are you gonna have sex tonight ?

Depuis quelques jours, on voit tourner sur le Net des “flowcharts” très drôles… Après “comment devez vous larger votre copine ?“, voici “déterminez si vous allez coucher au premier rendez vous

Enjoy !

(et à propos du prix du diner, voir mon post sur le sujet...)

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