Archives | August, 2009

[Guest] à voile et à couleurs

7 Aug

[Guest] à voile et à couleurs
Je prête aujourd’hui mon blog à Gaëtan, qui, suite à un PPNC, s’est prêté au jeu de la tentative de décrypter un des usages féminins les plus obscurs aux yeux des membres du genre masculin.

Il y a des évènements impromptus qui modifient quelque  peu le fil de votre monotone existence.
Ce genre d’évènement peut être un  pique-nique  inopiné avec des gens dont le peu que vous connaissiez pouvait se résumer à un pseudo. Ces personnes vous y accueillent à bras ouverts et vous permettent de « respirer ». Vous vous sentez bien … la timidité passée … vous voilà prêt à relever des PPNC, abréviation de « Pari Pique- Nique à la Con ». En l’occurrence, celui-ci est d’écrire quelque chose sur le vernis à ongles … tout un programme !
Le vernis à ongles … quel sujet … surtout pour un individu XY qui a plus l’habitude de se demander combien de temps il va devoir attendre sa tendre et douce (quand il en a une) pendant que celle-ci  s’applique et laisse sécher cet outil cosmétique. On en oublierait presque que le vernis à ongles permet certes de s’embellir, mais avait et a encore aujourd’hui comme but premier, de protéger et de gommer les imperfections de l’ongle. En tout cas, ce caméléon de vernis, il n’est pas tout jeune … son âge approchant des 5000ans !  Je le respecterai un peu plus la prochaine fois que j’en croiserai.

En 5000 ans, il a été tantôt composé de cire d’abeille, tantôt d’or, d’argent, de henné etc.  Il permettait même de différencier les rangs sociaux, certaines couleurs étant réservées aux Rois & Reines (oui oui … j’ai bien dit Roi …) alors que la populace n’était autorisée qu’à user de couleurs pâlottes.  Il a même servi pour rendre hommage aux dieux, du côté des Aztèques/Mayas.  De nos jours, chaque demoiselle à sa « garde-robe » de vernis à ongles, ses couleurs préférées,  ses marques préférées et Dieu seul sait comme elles  sont nombreuses (Agnès B, Sally Hansen, Mavala,  Gemey-Maybelline, OPI, Revlon etc. et même Hello Kitty !) mais il sert aussi dans sa version amère à tenter de dissuader notre chère marmaille de se ronger les ongles (efficacité proche de zéro ^^).

Le plus exceptionnel dans le vernis à ongles, c’est que dans sa longue histoire, il a toujours su s’adapter à la société … appliqué par des esclaves avec des pinceaux en poil de chameau du temps des pharaons, pendant de longues heures, il doit maintenant répondre à plusieurs critères et propriétés qui s’opposent techniquement.
Au vernis à ongles du XXIème siècle, il est demandé d’être facilement applicable, c’est-à-dire  suffisamment liquide mais pas trop. Il lui est aussi demandé de sécher rapidement mais pas trop. Il lui est requis de résister mais pas trop … car il doit être facilement changeable pour suivre les goûts et les humeurs de sa propriétaire bien-aimée. Pour cela, des ingénieurs en cosmétologie (non non, ce n’est pas une personne qui étudie les comètes !) jouent sur des subtils mélanges d’agents filmogènes, de résine, des pigments, de solvants et mon préféré par son nom : l’agent rhéologique.  Autant les autres ne méritent aucun commentaire, autant cet agent rhéologique m’est sympathique.
Pourquoi ? devez-vous être en train de vous demander ? C’est simple, c’est un nom implacable dans une discussion pour finalement quelque chose de très pratique sur le papier mais qui doit demander des recherches très compliquées : il permet au vernis de rester fluide dans son  récipient, d’être étalé facilement sur l’ongle tout en l’empêchant par la suite de couler.  En fait, j’avais déjà vu ce nom  il y a fort longtemps, quand j’étais encore lycéen  en SVT en géologie ^^ La Rhéologie, l’étude de la déformation et de l’écoulement de la matière soumise à une contrainte. Si on m’avait dit un jour que je trouverais le moyen de placer ce mot en parlant de vernis à ongles … je n’y aurais pas cru.
Après ce petit hors-sujet, je vais tenter une pirouette pour retomber sur mon sujet du jour, le vernis à ongles et sa version XXIème siècle.
Outre ses qualités à vivre au jour le jour, le vernis à ongles est destiné à embellir.  Pour cela, notre caméléon préféré existe dans une pléthore de couleurs, des plus classiques rouge/rose aux plus audacieux vert/bleu le tout dans des variantes se comptant sur quatre chiffres. Mais ce n’est pas tout, notre caméléon ne pourrait pas être la signature de sa propriétaire si de la même manière qu’il existe en un nombre infini de couleurs, il n’existait pas dans un nombre infini de brillance.
La cerise sur le gâteau est que notre caméléon joue sur les apparences, mais aussi sur sa saveur. Autant nous l’avons connu amer pour nous dégoûter de nous ronger les ongles, autant il peut prendre un goût acidulé et/ou sucré avant que le doigt de sa propriétaire puisse remplacer en qualité de substitut auto-érotique narcissique primaire le « Chupa » qu’on aurait oublié de prendre avant d’affronter sa longue journée. (Pour ceux qui se demande ce que signifie « substitut auto-érotique narcissique »,  il faut penser  au pouce que l’enfant suce ou à la tétine du biberon qui sont censés lui rappeler le plaisir de la succion du sein maternel (oui, oui, il y a des gens pour étudier cela !))
Le vernis à ongles est donc bien plus que cet artifice dont l’individu XY a du mal à comprendre que sa tendre & douce ait tant besoin. Il cache vraiment bien son numéro… et promis, je ne le regarderai désormais plus avec les même yeux ^^ (Avant de conclure, il faut quand même que je vous avoue ma mauvaise foi …  parmi nous, les individus XY, nombreux sont ceux qui mettent du vernis transparent sur leurs ongles …  facilement identifiable, leurs ongles brillent ;))

En tout cas, c’est fou comme notre vie peut changer à partir d’un pique-nique avec ce qui était de simples followers inconnus à la base.  On y découvre des personnes charmantes (très ;)) , on y fait des paris stupides et on  finit par parler géologie et Freud dans un texte ayant pour thème le vernis à ongles.
Par contre, il faut plus que 144 caractères pour le faire … un tweet c’est bien … mais c’est bien court pour parler du Monde et des gens qui nous entourent.
La prochaine fois, le rouge à lèvres ? Le mascara ?  Même pas peur … :p

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le shopping a-t-il remplacé le sexe ?

6 Aug

le shopping a-t-il remplacé le sexe ?

quarante quatre t-shirt/débardeur/top/tuniques/chemise/autres

vingt deux pulls, gilets et assimilés

neuf pantalons (dont six jeans et un sarouel)

onze robes

douze jupes

quatre shorts

un combi short

trois vestes/manteaux

vingt cinq paires de chaussures (dont trois paires de ballerines, quatre paires de spartiates/sandales, une paire de compensées à lanières, une paire d’escarpins ouverts, une paire de 12cm ouvertes, une paire de boots, deux paires de bottes/bottines, deux paires de baskets plus ou moins pourries,  une dizaine de paires d’escarpins, des chaussons-chat, des chaussures de course à pied)

une douzaine de sacs/pochettes

quatre maillots de bains

trois écharpes/étoles

une trentaine de strings/boxers

cinq paires de leggings

Ca c’est la version “été” de mon armoire. Il en reste chez mes parents.

silk-001

(le 44e top a acheté aujourd’hui chez Mango. Caraco en soie, j’ai pas pu résister)

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yes, I’m working in communication

5 Aug

yes, I’m working in communication

Yep, je l’assume aujourd’hui. Et en pleine recherche pour mon mémoire, je me suis soudain retrouvé à me marrer devant une vidéo qui s’amuse des habitudes des agences, et tente de les transposer IRL, dans la vraie vie.

(enjoy)

Voilà. certains d’entre vous n’ont peut être rien compris, et pas parce que c’est de l’anglais mais… parce que vous ne bossez pas dans ce milieu. C’est là que je me suis fait cette réflexion: quelque soit le milieu qu’on fréquente, la “bulle“,, professionnellement ou personnellement, quelque soit l’intérêt qu’on porte à ce milieu, on finit par s’en imprégner. Et même plus que ça:  à adopter des expressions, comportements, et même centres d’intérêts liés à ce milieu.

Cette vidéo en est (je trouve) un bon exemple. Car quoi de mieux pour démontrer que vous êtes imprégnés de votre milieu que via l’humour ? J’avoue, ça m’a fait bizarre, de rire à cette vidéo. Je l’ai transférée à mes collègues, qui ont aussi rit. Peut être parce que c’est drôle. Mais surtout parce que ces situations, on les vit au quotidien, nous qui bossons avec les agences. Quelqu’un qui ne vivrait pas ça aurait plus de mal à sourire. Comme si on montrait la vidéo “Facebook in real life” à quelqu’un qui ne sait pas ce qu’est un poke, un “add as a friend” et autres activités Facebookesques.

Parmi d’autres sphères qui influencent et imprègnent, cette fameuse “blogosphère“. Manque de chance (pour moi ou pour les autres), c’est aussi mon cadre de travail. Alors bien évidemment, Twitter et mon blog ne font pas partie des prérogatives de MonJob, mais avec le temps, mon job et ma vie personnelle ont fini par s’imbriquer dedans à tel point que… je parle forcément de mon boulot dans des soirées avec mes amis (bloggeurs), jusqu’aux private jokes liées à mon poste.

C’est dur, je crois. Pourtant, je survis. Je n’ai pas (encore) perdu mes amis “d’avant”, ceux avec qui je ne parlais pas d’unfollower quelqu’un, ou de la dernière opé Philips. Le problème, c’est que même si ce milieu de bloggeurs et Twitteros (et MonJob) n’est qu’un tout petit monde, ses tenants et aboutissants, et les outils que nous utilisons chaque jour intéressent les non initiés. Les réseaux sur lesquels nous sommes chaque jour connectés, et le domaine de MonJob se télescopent tellement avec le quotidien de quasi n’importe qui, qu’il est difficile de ne pas aborder le sujet. Me voilà donc, hier soir, en train d’expliquer à des amis d’ami ce qu’est Twitter. A ma mère comment travailler son référencement*. A mes amis comment j’ai rencontré telle ou telle personne, et donc ce qu’est une opé bloggeur.

Impossible d’éviter le sujet “boulot”. Il y a des gens à qui on dit “et toi tu fais quoi dans la vie ?“, ils répondent un truc du genre “auditeur interne“, “ingénieur-chercheur à la SNCF“, ou encore “développeur PHP“**, et à qui on répond “ah, ok“. Dommage pour moi, ça ne se termine que rarement comme ça.

Voilà aussi comment certains de mes “prestataires” deviennent des amis (après m’avoir copieusement insultée par mail parfois), comment j’envoie un DM plutôt qu’un SMS, organise mon anniversaire sur Facebook, et comment j’ai des pseudos dans mon répertoire de tel. Le virtuel se télescope avec le réel, et je n’ai jamais autant pris conscience d’Internet et les réseaux sociaux en tant que moyen de communication.

Heureusement, j’aime ce que je fais…

*NdlR: oui ma mère a un blog, et même deux…
** que les personnes visées ne le prennent pas mal, hing. Je vous aime quand même avec vos boulots foireux ;)
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elle parle de cul

1 Aug

elle parle de cul

Deux posts que personne n’a commenté, trafic en chute libre, hey oh mes lecteurs d’amour vous foutez quoi ?? Nan mé oh ça y est dès que le débat s’intellectualise un tant soit peu plus personne. Je ne vous félicite pas. Ok, peut être qu’Arles c’est loin, et que vous vous foutez des clichés de chambres vides et de putes de LA

(même que si vous avez suivi un minimum vous saurez que c’était pas L.A. mais N.Y. et que si j’ai mis L.A. – à prononcer avec la hypitude requise “Elle Hé” – c’est que ça sonnait plus juste)

Oué mais voilà, sur The Stage Door on ne peut pas TOUJOURS parler de cul. Je pourrai vous raconter ma super semaine de glande/bronze/piscine dans mon Sud natal avec les cigales, ou vous parler de comment mon chat (qui est une femelle mais malgré le titre racoleur de ce post je n’utiliserai pas de mots grossiers par ici) est complètement tarée, grimpe aux oliviers en deux minutes et dort dans des positions étranges, je pourrais aussi vous dire que j’ai passé l’aprem à faire du shopping en talons de 12 centimètres et que j’ai mal aux pieds, que la RATP est encore moins douée que la RTM (ou R’TeuMeu, Régie des Transports Marseillais) et a décidé que je n’habitais pas à cette adresse (c’est pourquoi en sept mois dans cette ville je suis toujours SPN, Sans Pass Navigo), et qu’à American Apparel ils font des t shirts drôlement longs et passent des musiques aux paroles sexuelles.

Tout ceci serait furieusement passionnant, vous pouvez le reconnaître. Sauf que j’ai dit dans le titre que j’allais parler de cul. Et vous n’attendez que ça, isn’t it ?

Sauf que là de suite j’ai faim. Et j’ai une carbo au programme (avec oignons). Je vous donnerai peut être la recette. Un jour. Peut être. Ca s’appellera : The Kitchen Door. Ca sera un blog cuisine. Où je livrerai avec amour et passion mes recettes de Bruschetta, poisson pané, ratatouille (sans poivrons, sacrilège !!), salade de riz, vinaigrette au vinaigre balsamique et moutarde à l’ancienne, et pâtes carbo(nara) recette spéciale.

Bon appétit !

PS: Comme c’est un post fourre tout, voici un lien vers un chouette groupe qui est supposé être hype, et qui doivent donc sûrement porter une moustache et des chemises à carreaux, les Gentlemen Drivers.

PPS: En exclu, et puisque vous avez lu ce post (peut être) jusqu’au bout, voici une photo de ma chatte, dans sa position préférée pour dormir.

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