Archives | September, 2009

Humpday, une comédie pas si gay

19 Sep

Humpday, une comédie pas si gay

(pardon pour le mauvais jeu de mots)

Humpday, en version originale, c’est le milieu de la semaine, ce jour qui fait qu’on bascule du début de semaine à “presque le week end”. Le Humpday dont je vous parle aujourd’hui, c’est un film. Et rien à voir avec le mercredi. Non, le Humpday du film, c’est un festival porno amateur auquel décident, un soir un peu trop alcoolisée, de participer Andrew et Ben.

Ben, c’est le mec marié, job de bureau, qui essaye d’avoir un enfant avec sa femme. Andrew, c’est l’ami de longue date de Ben, le dude, qui se ramène un jour à 2 heures du matin sans prévenir chez Ben et Anna, après quelques années à boulringuer autour du monde.

Alors voilà, Andrew embarque Ben dans une soirée, on parle du Humpday, on boit, on fume, et les deux amis s’engagent à tourner un porno. Ensemble. Deux hétéros, deux potes, qui coucheraient ensemble.

Isn’t it artistic ?

Bref, voilà le pitch. Et si j’ai envie d’en parler ici, c’est que… comment dire. A lire le synopsis on s’attend à un film de gays, l’histoire de deux potes qui se retrouvent à coucher ensemble et dont la vie est perturbée. En réalité, il s’agit de tout autre chose. Raconter le film serait gâcher le plaisir, mais j’aimerai juste faire savoir qu’il n’y a aucune scène “dérangeante”, de sexe, ou autre. Le côté gay qui semble mis en avant dans le synopsis est juste un pretexte à raconter une histoire d’amitié, un bout de vie.

J’ai aimé la réalisation, comme si une caméra suivait les personnages, cadrages intimistes, parfois hésitants. Un côté passé des images qui rend tout ça réel. Et les acteurs sont simplement excellents.

Je conseille donc, en couple, entre amis, avec ou sans copain gay (pour ceux que ça itéresse on voit plus de lesbiennes que de gays dans ce film), qu’importe. Encore une petite perle du cinéma “indépendant” américain, qui a d’ailleurs reçu le Prix du Jury au Sundance Festival (où a notamment été présenté Little Miss Sunshine).

Je ne mettrai pas la bande annonce, car pas “représentative” du film, et pour ma part j’y suis allée sans trop idée de ce que ça pouvait être, sans bande annonce, sur l’inspiration de Garko (merci) et ça n’a été que meilleur.

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Filip est mort, vive Filip

16 Sep

Filip est mort, vive Filip

Oui je poste deux fois aujourd’hui, oui je vole la vedette à moi même et au superbe interview de Muze, OUI, mais voilà il y a des nouvelles bien plus importantes dans la vie, des breaking news qu’on ne peut ignorer…

Dans ces moments il faut savoir rester humble, et laisser passer la vraie info. Car il y a des gens qui meurent. Des Stars, des vraies. Tels MJ. René. Ou encore Patrick.

Oui, ce sont de ces stars qui ont bercé notre enfance/adolescence. Même si j’ai jamais vu Dirty Dancing, et que ma mère m’interdisait de regarder le Club Dorothée (oui j’ai été une enfant brimée, c’était dur, mais là n’est pas la question LAISSONS PLACE AUX VRAIES INFOS BORDEL), même si.

Aujourd’hui, un grand homme est mort. Un homme qui me fit, à une époque où je portais des élastiques colorés sur mon appareil dentaire, rêver. Oui je l’avoue encore (trop de confidences aujourd’hui), j’ai EU cet album dont le graphisme aurait pu être acheté 41 000€ s’il avait été un site web, j’ai ECOUTE ces morceaux composés par des compositeurs aussi illustres qu’inconnus, j’ai APPRIS ces paroles (pas par coeur)…

Filip Nikolic, chanteur du merveilleux boys band 2be3, est mort ce matin.

Une page de l’histoire des boys band français se tourne. Je veux dire, les 2be3 sans Filip, ce n’est plus les 2be3. Comme les Musclés sans René. Comme les Jackson Five sans Mickael. Comme The Outsiders sans Patrick. Filip, ça n’était pas juste le brun ténébreux qui avait promis à Adel et Franck de rester toujours réunis. Non. Filip, c’est aussi un homme, auquel je voudrai rendre hommage en ce mercredi 16 septembre 2009.

Filip, si tu reviens, on annule tout.

Et pour clore ce post posthume, voici une petite nécro, trouvée ici

Filip Nikolic est entré dans la lumière médiatique en octobre 1996 avec le boys band français 2be3. Leur premier titre «Partir un jour», issu de l’album éponyme, reste 34 semaines dans les charts français. Filip Adel et Frank sont adulés par les jeunes filles, ils sont sur tous les plateaux télé et tout le monde a déjà, au moins une fois chanté sur un de leur titre. Mais, avec le succès, Filip a de plus en plus de mal à gérer les fans de 2be3. Dans une émission spéciale de Jean-Luc Delarue (voir la vidéo), il explique comment deux fans ont pénétré dans sa chambre et comment il se sent traqué. Mais Filip souffre aussi de son image. Adoré par les uns, détesté par les autres, il a de plus en plus de mal à subir la pression.

Pour en finir avec l’étiquette «boys band», il opte pour une carrière de comédien, tournant notamment dans le film américain Simon Sez, avec Dennis Rodman. En 2008, Filip Nikolic renoue avec le cinéma. Il est à l’affiche du film Fracassés (voir la bande-annonce en bas d’article), aux côtés de Vincent Desagnat et d’Edouard Montoute.

Si sa carrière semble être au beau fixe, sa vie personnelle, elle, est beaucoup plus sombre. Papa d’une fillette de 4 ans, Sasha, il se serait séparé de sa compagne en début d’année, après 10 ans de relation. Il est mort cette nuit à 35 ans, semble-t-il d’une overdose de somnifères.”

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raconte-moi ma vie

16 Sep

raconte-moi ma vie

Un jour,sur ce blog, je raconterai peut être ma vraie vie. Avec des vrais gens, et pas des faux bloggeurs avec qui je traine (parfois) (parce qu’à Paris j’ai pas de vrais amis). Un jour, peut être, je vous parlerai du vrai moi. De la fille qui se cache derrière ce blog. Parce qu’après tout, mon blog s’appelle The Stage Door, et derrière un pseudonyme tout est une histoire de personnage.

Peut être donc, qu’en fait je suis une hippie bobo dreadeuse qui vote Besancenot, qui s’investit dans des missions humanitaires et qui écoute Massilia Sound System en économisant l’eau des chiottes et le papier toilette. Peut être aussi, que je suis une fille de bonne famille à l’éducation catholique qui se sent tellement à l’étroit dans sa vie qu’elle s’invente une existence de fille débridée sur le Net (de mon vrai prénom Marie-Constance). Ou encore un mec (qui sait) (oui je pourrais bien être un mec !).

En vrai, dans ma vie, il se passe d’autres choses que ce qui est écrit sur ce blog (aussi). Mais comme toute bloggeuse Cheap à gros égo qui se respecte, et j’ai beau afficher ma tête en 4 par 3 parce que je me kiffe trop, je tiens à une certaine intimité. Oué, pardon et désolés pour les curieux, je ne crois pas que ce sera aujourd’hui que je vous raconterai mes orientations politiques et ma vie sexuelle avec mes sextoys. C’est pas un canapé de psy par ici (nanméoh).

Quoique bon, parfois, quand on me choppe entre deux batailles avec la faune qui peuple mon appartement (ie il y a quelques jours j’ai éradiqué une blatte à coup de Javel et je l’ai noyée dans mon évier), on peut recueillir des infos confidentielles. Oué.

Même que c’est par ici :

LaNe est sous la couette de Muze

(aimez moi.  fort. et très intensément. j’accepte chèques, cartes de crédit, mais pas l’Amex)

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de l’autre côté du miroir, la Mère ou la Putain ?

14 Sep

de l’autre côté du miroir, la Mère ou la Putain ?
(ou comment faire un titre qui va attirer du traffic)

Aujourd’hui je fais vraiment ma fille, car même si mon vernis ne ressemble plus à rien à cause de plusieurs couches successives suite à un ratage de la première couche – blanche – et une tentative – manquée de recouvrir ladite couche avec une deuxième couche – chocolat, et je tiens au CHOCOLAT, pas MARRON -, suivie d’une troisième tentative (bref mes orteils sont très moches), j’ai une sale migraine et mal au dos. Donc je râle.

Râler, un truc de filles, parait il. Bah oui, nous autres chromosomes XX avons nos petites manies, dont celle de râler pour tout et (surtout) pour rien.

En fait, le vrai pourquoi du comment de ce billet, c’est lui, Chandleyr, un bloggeur cinéphile qui se prend soudainement pour un John Gray amateur, et analyse l’incapacité des Hommes à comprendre les Femmes. Et moi, du haut de mon mètre 63 et de mes 48 kilos (me suis pesée hier !), mon sang ne fait qu’un tour. Parce que m*rde à la fin, yen a marre du plan “les filles c’est toutes des emmerdeuses nées qui se prennent la tête, et les garçons c’est des pauvres bougres simplets qui comprennent rien. Non Messieurs, arrêtez de nous faire croire que vous n’êtes bon qu’à manger des steaks, des patates, conduire des grosses voitures, et mettre la petite graine là où il faut.

Gna (attention aujourd’hui je mords !)

Mesdemoiselles, Messieurs, aujourd’hui je souhaite pousser un appel, et dénoncer ce complot général. Les garçons, quoiqu’ils tentent de nous faire croire, sont tout aussi compliqués que nous. Et à notre tour, on aimerait un manuel !!

Voici donc quelques preuves que le Garçon est compliqué:

- Quand le Garçon ne cherche pas à se poser, il cherche des filles indépendantes, juste pour satisfaire ses besoins naturels d’entrainement à la procréation. Bon, toi, en gentille fille coule et sympa, tu t’adaptes. Pas de prise de tête, tu vas voir ailleurs si tu veux, et on se voit pour b*iser. Sauf que, non, le Garçon, il s’attache pas à ces filles là. Juste après toi, HOP, il sort avec la-Fille-la-plus-chiante-et-possessive-de-la-Terre. Celle qui fouille ses textos et lui envoie sept mails par jour. Mais avec elle, subitement, il va vouloir s’installer et lui faire des bébés. Super logique, n’est ce pas ?

(ou alors qu’on m’explique le concept de la mère ou la putain, je saisis mal)

- Le Garçon veut bien que la Fille soit accro de lui. Plutôt deux fois qu’une, ça le rassure dans sa virilité. Mais alors, pas trop, hin. Faudrait pas non plus qu’elle s’attache, après je pourrai lui faire du mal. Bouh. Et surtout, qu’elle prenne pas trop de place. Mais accro quand même (toujours pour flatter sa virilité).

- Le Garçon adore que la Fille soit entreprenante, expérimentée, ouverte à toutes expériences indécentes et potentiellement prête à satisfaire ses fantasmes. Bon. Sauf que voilà, la Fille devrait ne pas avoir eu d’ex qui ait pu lui apprendre tout ça. Ah non, les exs, bou saymal, et le Garçon (un minimum attaché) ne veut pas en entendre parler.

et autres incohérentes et incongruités

Avec tout ça, il y a les soucis de timing (et oui on ne parle pas le même langage). Quand l’un a envie, l’autre pas, et surtout, là où on pourrait dire que la Fille est assez cohérente (dans ses fluctuations d’humeur et d’envies naturelles et dues aux hormones – mettons leur tout sur le dos !), le Garçon change terriblement d’une situation à l’autre: un Garçon Plan Cul est complètement différent du Garçon Amoureux. Pour preuve, la preuve n°1: le Garçon amoureux supporte l’Emmerdeuse. Et l’adore. Plus elle est chieuse, mieux c’est.

Alors oui, Messieurs, cessez de nous faire croire que vous êtes faciles à comprendre, et que nous passons notre temps à vous embrouiller à changer d’avis. Une copine Lesbienne me disait qu’elle en avait marre de supporter les états d’âmes et crises de ses copines, et m’enviait presque. Et bien chère amie Lesbienne, non, tu ne gagnes rien avec des seins en moins et des attributs en plus. Aucune garantie de système stable. Rien de plus évident que nous autres XX.

Enfin, il faudrait peut être ajouter à cette diatribe… qui se ressemble s’assemble. Les gens simples sortent avec des gens simples. Et inversement. Suffit donc de se regarder soi même pour comprendre… qu’on ne comprendra rien.

CQFD

et puis ça serait trop simple sinon, et on s’emmerderait ! imaginez, une vie entière à savoir à l’avance tout de l’autre ? tout comprendre ? aucun mystère à élucider ? mais tirons nous tout de suite une balle !

(Hommes, je vous aime – quand même)

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parfois je suis une fille

11 Sep

parfois je suis une fille

Derrière cet écran, derrière ce pseudo, derrière ce blog Cheap se cache une fille. Oui, je dois l’assumer, j’ai beau passer mes journées devant un écran, connectée non stop sur Internet, utiliser Twitter, avoir Netvibes comme page d’accueil et parler de programmation, de Quake 3 et de foot avec mes coupains, je n’ai pas oublié le gène XX qui m’a fait. Il y a même une vie dans laquelle je porte des robes, des jupes, et des talons, une existence secrète où je maquille et je vernis mes ongles (de pieds). Non, mon vernis n’est pas toujours écaillé (cf post précédent) et je suis capable de prendre 12 centimètres sans me tordre les chevilles sur les pavés…

On a beau me faire la remarque qu’”on ne t’as jamais vue en robe !” (dixit Garko, qui me connait depuis peu de temps il faut l’avouer, et que je voyais souvent à des piques niques, d’où le port -obligatoire- du BoyFriend Jean fétiche), je suis une fille, et j’ai des preuves.

Preuve n°1: La seule chose que je sache faire correctement de la main gauche (je suis droitière, et oui), c’est me vernir les ongles de la main droite. Je sais même pas taper à l’ordi avec les deux mains, c’est pour dire ma monodextrité.

Preuve n°2: La quantité incroyable de vêtements/chaussures de mon placard. Même si je connais des mecs qui peuvent se vanter d’en avoir autant – sinon plus – que moi (et qui ne sont pas gays, je précise), c’est plutôt réservé au gène fémimin.

Preuve n°3: J’écoute de la musique de fille. Comme Bat for Lashes, ou Justin Timberlake. Et surtout, je suis capable d’écouter un morceau de Christophe Maé sans sauter par la fenêtre (et si vous connaissez des mecs qui apprécient Christophe Maé, faites signe !)

Preuve n°4: Je regarde des séries comme Gossip Girl, ou Grey’s Anatomy. Bon, pour Grey’s Anatomy, ok, passe encore, je connais des mecs qui suivent. Mais Gossip Girl ? Sincèrement ? C’est du niveau One Three Hill (et pour le coup je n’aime pas, mais je connais un mec qui était fan… no comment)

Preuve n°5: Je pleure dans les films lorsqu’il y a des animaux qui meurent. C’est pour ça que j’ai pas été voir Marley et moi.

Preuve n°6: Je sais qu’il vaut mieux utiliser de la cire qu’un rasoir pour se dépoiler,  et que non, décidément, la crème dépilatoire Veet n’épile pas.

Preuve n°7: J’ai tout le temps les pieds froids l’hiver. Et les mains. Je me promène donc exclusivement recouverte de gants/écharpe/bonnet, et j’adopte la technique des multi-couches de vêtements pour pas avoir froid.

Preuve n°8: Je laisse des cheveux partout. Enfin, du moins chez moi. Chez les autres, il parait.

Preuve n°9: Je connais la différence entre Roux et Auburn. Entre un legging et un collant. Entre des escarpins et des bottines. Et je sais ce que veulent dire Louboutin, Jimmy Cho, et autres Darel.

Preuve n°10: J’aime la salade, et Florence Foresti.

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