Archives | December, 2009

la mode expliquée aux garçons #1

30 Dec

Petit lecteur aux jambes poilues et utilisateur de rasoirs Gillette, c’est aujourd’hui à toi que je m’adresse. Petite lectrice, c’est aussi à toi, bien sûr, mais comme mon titre l’indique (et le laisse sous entendre), tu es naturellement née pour interpréter et absorber (d’une manière plus ou moins heureuse, mais bon, ceci est un autre débat) les tendances de mode.

Alors évidemment, pour les lecteurs assidus, vous connaissez mon goût prononcé pour l’exagération et les digressions machistes/féministes. Oui,  j’aime à dessiner sur ce blog un monde manichéen où les filles sont belles, intelligentes et superficielles, et les garçons de gentils rustres obsédés sexuels. Bon. Passé cet avertissement, il est évident qu’il faudra prendre au second degré tous mes dires.

Je vais simplement introduire cette nouvelle catégorie en citant Le Manouche, mon (ex)stagiaire mâle, choppeur professionnel et spécialiste des “j’ai dormi chez une pote, Marie-Charlotte, je l’ai rencontré au Social hier soir”. Nico, si tu me lis, je suis désolée de casser ta réputation de Don Juan…

Un jour où, à MonJob, nous étudions un nouveau collant super confortable à faire tester à nos cobayes, j’échangeais une remarque avec Géraldine (mon autre (ex) stagiaire) comparant bas et collants. C’est là que Le Manouche, intéressé par la conversation, sorti cette phrase mythique:

Les bas auto fixants, c’est ceux qu’on lèche ?

Cette remarque résume mon étonnement face à l’étonnement même des garçons envers les filles. Les filles, ces êtres étranges qui se tartinent de fards et fonds de teint sans que ça n’ait l’air d’un tableau de Picasso (quoique certaines…), les filles, ces êtres à longues jambes capables de s’épiler sans bouger un cil, et surtout, les filles, ces êtres doués de la capacité à shopper, s’habiller, travailler leur look, et comprendre les modes…

Oui pour beaucoup de garçons, l’habit est utilitaire. Porter des talons ? Pour se tordre les chevilles ? Un short en hiver pour se geler les fesses ? Un pantalon informe, pour ressembler à un sac de patates ? No entiendo.

C’est pourquoi j’inaugure ici cette rubrique, qui tend (avec toute la prétention de mes connaissances modasses et modesques) à expliquer aux garçons ces choses que nous autres femelles comprenons naturellement: les tendances, la mode, comment enfiler un collant, marcher avec des talons de 12 centimètres et se mettre du vernis sans en foutre partout.

Je vais donc vous demander, petits lecteurs, quels mystères féminins vous aimeriez comprendre. Le short en hiver ? La différence entre leggings, bas et collants ? Ou plutôt soutien gorge corbeille vs balconnet ? Le look bucheron ?

Je précise qu’il y a des modes qui dépassent ma conscience modesque: les Hugs, le gilet en peau de lapin, les imprimés penthères, les leggings déchirés. Non, je n’ai pas d’explication rationnelle à ces choix esthétique… particuliers.

Sur ce, j’attends vos suggestions dans les commentaires. Mesdames, mesdemoiselles, messieurs…

la vérité sur les macarons

29 Dec

Je m’insurge. Oui, petit lecteur, petite lectrice, c’est à toi que je parle. Encore une fois, ce blog va me permettre de rétablir une vérité méconnue sur un fait de gastronomie et de société longuement implanté. Je tiens par la même occasion à rabaisser enfin ce statut autoproclamé de Paris comme lanceur de tendances.

Bon.

Revenons en à nos moutons.

Et en effet, c’est de moutons qu’il s’agit, car une des plus grandes indications de l’erreur du siècle est la vision des américains du sujet qui nous importe aujourd’hui, ledit sujet ayant pris une place majeure dans un film de Sofia Coppola sur cette chère Marie Antoinette, qui aimait les moutons.

CQFD

Donc. Il existe à Paris, notre belle capitale grise et puante (pardon, je rentre de là bas je suis un peu blasée), des gens (une quantité assez nombreuse, je dois dire) qui ont décidé (par une prise de pouvoir capitaliste, au sens “de la capitale“) que les macarons devaient avoir une couleur pastel, deux faces rondes et lisses et des goûts divers et variés. Ces mêmes personnes ont proclamé que les macarons en question se devaient de coûter une fortune, et de se déguster avec un thé Mariages Frères. Enfin, cette classe de la population a décrété que les meilleurs macarons se trouvaient chez Ladurée (quoique certains irréductibles guerroient pour soutenir que non, les meilleurs macarons viennent de chez Hermé).

Malgré la confirmation de ces croyances Rive Gauche par les habitants de la Rive Droite, Sofia Coppola, et même Helmut Fritz, je suis désolée de t’annoncer, cher petit lecteur Parisien au coeur rue Bonaparte (à gauche, donc), que tout ceci n’est que mythe et mascarade. Car le VRAI macaron n’est pas (et de loin) cette petite chose fragile, lisse et fade qui s’accompagne de thé.

Non que je critique le thé Mariages Frères, hin, soyons clairs là dessus: j’adore !

Non. Le VRAI macaron, l’original, celui que j’ai découvert au (presque) berceau, celui qui a rythmé mes goûters d’enfance, celui qui est encore et toujours fabriqué dans mon Sud natal, l’original qui a inspiré les prétentions Parisiennes, est un macaron provincial.

Oui Madame.

Provençal, même.

Alors je tiens à le dire tout de suite: qu’Hermé et Ladurée se retiennent, et toutes vos prétentions bourgeoises, il ne s’agit pas de finesse de mousse de fruits, ni même de pastel, et encore moins de lisse. Le macaron de chez moi est brut, brut de la poudre d’amandes qui forma son coeur tendre. Le macaron de chez moi n’est pas fourré, non. Ni parfumé. Il se suffit à lui même. Quelques gouttes d’essence d’amande amère, des oeufs, du sucre, et c’est tout. Le vrai macaron sent ses origines, loin de la bourgeoisie de Saint Germain, loin de Versailles et du Petit Trianon, loin des baignoires d’Helmut…

Voici le visage de la vérité, le lieu de l’origine, la véritable identité du macaron…

Je vous laisse méditer sur l’usurpation subie par ces petites choses rondes, au profit d’une pâle dérive aseptisée.

En attendant, si vous voulez goûter, c’est par ici que ça se commande. Ou à Marseille, Torréfaction Noailles sur la Canebière ou au début du Prado (place Castellane). N’allez pas chez la Cure Gourmande, c’est pas bon.

EDIT: On me dit par ailleurs (Twitter) que les vrais macarons sont Nancéens. Ou Angevins. Bon. Il n’empêche que la place du macaron Parisien est bien trop présente par delà l’Atlantique (et je ne parle pas des Japonais). J’appelle donc à une réhabilitation du macaron par ses origines paysannes ! Vive les macarons provinciaux !

27 décembre

27 Dec

Ce post se passera de commentaires. Les images se suffisent. Ca donnera raison à MonFrère et ça finira par prouver (j’espère) que j’ai grandit dans une des plus belles régions du monde !

(non je ne suis pas chauvine)

(non je ne suis pas prétentieuse)

(non)

Pour le reste, c’est sur mon Flickr

Merci à MonFrère pour le prêt de ses pieds en photo d’article

les 10 plus grosses bouzes ciné de 2009

22 Dec

Puisque tout le monde fait son Top 10 du Top des Tops films de l’année 2009 (qui, cela dit, est tout de même une bonne année), et que grâce à ma super carte UGC Illimitée je suis beaucoup allée  au ciné cette année, j’ai envie de la jouer à l’envers, et de vous faire un Top 10 des plus grosses bouzes, ie des films qui m’ont le plus déçus, ie des films qu’il ne faut SURTOUT PAS acheter en DVD comme cadeau de Noël (sauf si vous tenez à faire subir un supplice ultime à la personne à qui vous l’offrez)

GO !

c'est nous les méchants... bouuuu

1 – Lucky Luke, parce que non, vraiment, même si c’est joliement cadré et que les couleurs sont chouettes, j’ai du regarder ma montre (enfin, mon portable) au moins 12 fois durant le film. Franchement, on se fait ultra chier.

harry-potter

2 – Harry Potter 6, et le Prince de Sang Mêlé, ou l’adaptation de trop. J.K. Rowling, pitié, arrête ce massacre ! On a rien compris à l’intrigue tellement l’histoire est cutée rapport au bouquin. Et c’est quoi cette amourette neuneu entre Ron et Lavande ? Et Harry tout shooté à l’enterrement d’Aragog ? Je parlerai même pas du doublage. Le #Fail 2009.

*

3 – Home, le truc écolo 2.0 de Yann Arthus Bertrand & Besson. Parce que dans le genre somnifère culpabilisant, on a rarement fait mieux

neuilly-sa-mere

4 – Neuilly sa Mère, parce que le fils caché de Sarkozy y est interprété par ce cher Belge de Nos Jours Heureux, et que c’est peut être le seul acteur qui vaille la peine de voir le film (plein de bons sentiments et d’amour bourgeoisie/cités)

5 – Arthur et la Vengeance de Malthazard, qui a même déçu un grand fan

6 – Sept Vies, parce que qu’est ce que je me suis fait chier !

7 – Esther, parce que pour un film supposé faire peur, ça m’a bien fait marrer (surtout la fin)

8 – Julie&Julia, parce que bon, il faut le dire, et c’est peut être parce que je l’ai regardé en VF et dans l’avion from NYC, mais c’est neuneu à mourir, et Meryl Streep est trop mauvaise. Désolée pour les fans

9 – Numéro 9, parce que si la musique et les images sont superbes, le scénario est plat comme… plat quoi

10 – Slumdog Millionnaire, qui est loin d’être une bouse, mais qui ne mérite pas (selon moi) son Oscar. Non vraiment (voir ici pour mon explication)

Et puis il y a les films qui sont des bouses, mais qui ne le cachaient pas: Twillight, Twillight 2, Cinéman, Transformers 2, Sex & the City, Dragon Ball Evolution, La Route, Brüno, Paranormal Activity, Le Dernier Vol, Mission G, Alvin & les Chipmunks, Le Chihuahua de Beverly Hills, palace pour Chiens, RTT, Anges & Démons, Coco, Cyprien, Saucisse, Hannah Montana, le film, … (et la liste est encore longue)

Et  les bonnes surprises…(ie films dont je n’attendais rien, et le miracle se produisit…)

Avatar, Les Noces Rebelles, Démineurs, A L’Origine, Mary & Max, Very Bad Trip, Away we Go, Demain Dès l’Aube, Tellement Proches, District 9, Good Morning England, Nick&Nora’s Infinite Playlist, Villa Amalia, Humpday, Une Arnaque Presque Parfaite, …

Bon ok j’avoue tous les films cités dans mon Top 10 ne sont pas des bouses. Mais disons que… ce fût un bon crû ciné que cette année. Alors dur de trouver.

Et vous, votre pire bouse 2009 ?

Edit 1 : Je tiens à remercier Allociné, grâce à qui ce post a pu être rédigé et illustré.
Edit 2 – Jeu : trouvez le multiple de 6 caché dans ce post !

pourquoi il FAUT aller voir avatar

21 Dec

Ok, mon titre est très présomptueux. Ok, mon titre sous entend que je vous oblige à bouger vos fesses jusqu’au cinéma le plus proche, à débourser 10€ (mais oui ma p’tite dame, le cinéma c’est cher de nos jours !), et à asseoir lesdites fesses sur un fauteuil en mousse et velours, entouré de 300 autres pékins déplacés pour la même raison. Ok, mon titre vous incite fortement à passer 2h50 devant le dit film Avatar.

Alors je dis, tant pis si vous avez l’esprit de contradiction et que vous ne suivez pas mon incitation. Tant pis si, par pur esprit de liberté et d’anarchie vous refusez de vous soumettre à mon “il faut”.

Parce vous louperez quelque chose.

Comment dire. C’est rare que je fasse l’apologie d’un film. Genre “wow courrez y vite !. En général je vous farci de réflexions socio téléramiques sur les tractopelles, ou de critique neuneu de la comédie romantique de la fin 2009. En général, aussi, j’aime pas trop les gros blockbusters américains. Et surtout – surtout – je me méfie des “films les plus attendus de l’année”. Sincèrement, ça sent la grosse déception au bout du rouleau (de pellicule).

Alors pour Avatar, et puisque grâce à ma carte UGC Illimitée (oh bonheur d’être parisienne, dans mon Sud natal, pas d’UGC, pas d’Illimité, juste des places à 8€ tarif étudiant en VF) je ne paye “presque” pas le ciné, je m’étais dit “j’irai voir”. Et ai tout fait pour ne rien lire sur le film (histoire de pas avoir trop d’attentes). Évidemment quelques twitts passés sous mon nez qui disaient qu’Avatar c’est troOOop bien. Bon. Mais à part ça… aucun a priori. Je savais à peine de quoi ça parlait, c’est pour dire.

Je suis donc entrée dans cette salle 1 de l’UGC des Halles sans aucune idée de ce que j’allais voir (ou presque). Et que dire… dès les premières images j’ai été scotchée.

A savoir que j’ai une fascination pour les gens capables de créer un univers, un monde parallèle, de le faire vivre. J’ai adoré le Seigneur des Anneaux, et Star Wars, et Harry Potter (mais les bouquins de J.K. Rowling, pas les films tout nuls). C’est donc une des raisons pour lesquelles j’ai adoré Avatar.

Mais pas que.

Car on a peut être oublié depuis Titanic que James Cameron est le genre de réalisateur qui se donne les moyens de ses ambitions. Tant pis si le film prend 15 ans avant d’être effectivement réalisé. Tant pis s’il faut créer des technologies exprès pour le projet.

Le résultat en vaut la peine.

Et puis l’histoire. Bon, on ne va pas dire que le scénario est inattendu. Non. Ils tombèrent amoureux et gagnèrent contre les méchants. Of course.

Sauf que l’histoire, elle est pas si neuneu que ça. Ya des messages dans tous les sens. Du truc un peu bateau anti militaire et écolo, à d’autres que je laisse à chacun le soin de trouver et d’interpréter. Et puis les Na’Vis, ils sont beaux. Et Pandora… juste WA. Et la bataille (car il faut forcément un scène d’action dans tout bon gros film US), en images de synthèse, avec ces cailloux qui flottent, et les Irkan, et les Na’Vis, et… bref. A couper le souffle…

En résumé: j’ai passé 2h50 complètement déconnectée de la réalité – à part cette c*nne qui tapait dans mon siègre derrière. J’ai rêvé comme une gamine, les yeux écarquillés sur ce monde complètement nouveau, ai retenu mon souffle lorsqu’il fallait retenir mon souffle, rit pour les deux trois “blagues”, me suis attachée aux personnages…

Et quoiqu’en dise le Garçon,  j’avoue que j’aurais envie de dire oui à une suite. Même si je vais être déçue. Mais comment dire… 2h50, c’est presque trop court.

Pour la peine on va retourner le voir en 3D.

Mon seul problème maintenant: j’ai prévu de voir Max et les Maximonstres avec mes parents à Noël: ne vais je pas être hyper déçue ?