Archives | February, 2010

j’aime les moutons… macarons

26 Feb

j’aime les moutons… macarons

Petit lecteur, petite lectrice, tomme de Savoie et autres plantes d’intérieur, j’ai une déclaration à vous faire. Tenez vous prêts, car ce blog avec une Fille dedans se transforme en blog cuisine. C’est dit. Je vais changer The Stage Door, en The Kitchen Door.

Tadam

Bon ok, je te raconte. Et puis après tout, tu as peut être vu ça par toi même, hin. En ce moment, sur la blogosphère des filles, il y a un concours de macarons.

Sisi. Je te jure.

Tu connais mon point de vue sur les macarons. Et tu as suivi mes débuts en cuisine. Je suis super douée, moi aussi. Parce qu’entre temps, avec ma nouvelle stagiaire on est allées au Printemps, et on s’est goinfrées de Ladurée. Tu vois pas le lien, c’est pas grave, je galère juste à commencer ce post – c’est dur, la vie.

Revenons en à nos moutons – macarons. En fait de concours, c’est Alsa qui fait tester sa nouvelle préparation pour macarons au chocolat aux bloggeuses. Même que ya un mec, dans le lot, mais c’est normal, les garçons sont des êtres comme les autres, ils ont le droit de cuisiner.

D’ailleurs, il faut le dire, quand j’ai reçu mon paquet de préparation Alsa, le Garçon était tout enthousiasmé. Genre “quand c’est qu’on fait les macarrroonnsss ???” (tu vois la tête d’un gamin de cinq ans et demi ? ben pareil, avec la barbe de trois jours et 1m80).

Faut dire qu’on était dans mon chez moi du Sud, et qu’il y a une super grande cuisine. Le genre qu’on envie à ses parents (même s’ils vivent dans un bled qui passe même pas les films en VO). Alors forcément, ça donne des envies.

En fidèle assistant, le Garçon a donc suivi avec attention la préparation des macarons Alsa (et vous offre ce merveilleux diaporama ci-dessous). D’abord, il a fallu ouvrir les deux paquets, un pour le fourrage, l’autre pour la pâte. Faire chauffer du lait, sans qu’il ne réussisse à s’échapper de la casserole (je déteste faire bouillir du lait) (pour préparer la purée Mousline quand on a pas de micro onde par exemple), puis battre les blancs en neige (ça j’aime bien suffit de casser les oeufs dans le robot… :) ).

Et puis mélanger. Enfin, incorporer la poudre dans les blancs en neige. On dit incorporer, c’est plus joli. Et ça se fait avec une cuillère en bois.

Après ça, vint le moment tant attendu du léchage de fond de casserole et de cuillère de création des macarons, enfin des “coques”. Il fallait faire de jolis ronds. J’étais un peu nulle, il faut l’avouer. C’est donc le Garçon qui a pris les choses en main et a même fait quelques tentatives de ronds réussis !

Et puis hop, four.

Et même si mon père (oui, dans mon chez moi, c’est mon père qui pâtisse) a trouvé les indications de cuisson bizarres, comme je suis une fille bien élevée, j’ai suivi les indications du paquet. Si ça avait été ma mère, ou le Garçon, qui ont des conceptions variées du suivi des recettes, je dis pas, mais là, à la sortie du four, les macarons avaient des têtes plutôt sympas !

Voilà, j’étais trop fière. On a intégré la ganache, et direction le frigo.

(oui ok j’avoue on en a mangé un, histoire de)

Et le test, alors ? Parce que c’est bien joli d’enfrigoter les macarons, mais le goût ?

Au menu, raclette. Du genre qui te cale bien. Et pourtant, les 13 ou 14 macarons ont bien disparu dans la soirée, dévorés par la famille, MonFrère, Candy’Up, mes parents, et le Garçon.

Et même que c’était plutôt bon.

Donc on résume :

Préparation pour macarons Alsa, en vente bientôt pour 4€20, et d’autres innovations à venir. Sinon pour gagner des paquets, c’est chez les bloggeuses cuisine (les vraies, et les … autres).

Et pour revenir au concours ? Au vu de certains résultats, je suis pas trop mal placée. Mes macarons, malgré leurs formes fantasques, ont une collerette et une croûte lisse. Et d’après le Dictionnaire du Macaron, c’est bon. Trop fière, donc. Et vu que j’aurais bientôt un évier d’angle dans ma cuisine (et c’est quand même la classe, il faut l’admettre) et qu’hier à la FNAC j’ai craqué pour quatre bouquins de cuisine, je pense me reconvertir.

Manque plus que le tablier.

(ce test a été fait dans le cadre d’un article sponsorisé)

twiste clara morgane

25 Feb

twiste clara morgane

Mon titre ne veut rien dire ? Pas si sûr !

Vous avez peut être vu à la télé la dernière pub Axe. Alors je dois dire un truc avec cette marque: si je déteste leurs déos (ceux en spray surtout), ils ont très souvent des pubs hyper originales. Je mets de côté celle du mec en chocolat (ridicule), mais rappelez vous celle ou le mec tombe dans sa douche chez ses (charmantes) voisines du bas ?

Y a rien à dire, la marketeuse en moi apprécie la qualité créative et la mécanique derrière tout ça. Car Axe, plus t’en mets, plus t’en as, et surtout… plus t’en achètes !

Le dernier né des déos/parfums Axe (vive le 2 en 1) s’appelle Twist. Et ce qu’on vend à l’ado surparfumé, c’est un parfum qui évolue, histoire de ne pas lasser les filles.

Waow.

Alors bon, si je doute du truc (de toute manière je suis pas dans la cible), j’avoue que les pubs sont bien pensées. Quant à leur dernière opé, rien à dire… c’est du grand Axe ! En effet, la marque invite les lycéens à gagner un shooting avec Clara Morgane (la fille préférée des jeunes français… WTF ??). Bref, je vous laisse regarder les vidéos. Ne vous fiez pas aux apparences, il y a une différence…

on n’a pas gardé les cochons ensemble

23 Feb

on n’a pas gardé les cochons ensemble

Avec cette fabuleuse “révolution” du Web 2.0, nous avons toutes et tous pu développer une double existence virtuelle. Réseaux sociaux, je vous parle, Facebook Friends et Followers Twitter, sans parler des duplicata bloggesques, plus ou moins cachés derrière des pseudonymes.

En toute logique, après les primoadoptants (anglophones) et un passage (obligé dans notre chère France) au français, les réseaux ont été envahis par la grande majorité du reste de la population. Et même si on met de côté les cas -rares- de gens n’ayant pas Internet (si si ça existe !) et de ceux qui ont décrété ne jamais s’inscrire à Facebook (et ceux qui ont supprimé leur profil mais sévissent toujours sur Twitter et leur blog), ça fait quand même une bonne masse représentative de la société. Avec ses personnalités, ses rites et … ses boulets.

Etrangement – ou pas – on voit sur ces réseaux se reproduire des situations IRL. Guerres intestines et règlements de compte plus ou moins avoués, oui, mais laissons ça de côté pour le moment. Car il y a un comportement qui m’étonne bien plus que la vengeance via blogs et Wall Facebook interposés avec des gens qu’on ne connait que par son avatar virtuel: la drague virtuelle.

Vous allez me dire: les sites de rencontre c’est bien connu !

Mais non, je ne parle pas de ça, mais de l’utilisation généralisée de Facebook (et Twitter !) comme site de rencontres.

Après tout, c’est plutôt rassurant, FB, on y voit la (vraie) tête de sa proie, son nom prénom, et plus si aff. Nous voilà rassuré, hop, on fonce et on Friend Request la personne sélectionnée.

(pardon pour la VO, FB en français j’ai jamais pu m’y mettre)

C’est un peu comme dans la rue, quand un inconnu t’aborde ‘hé mademoiselle, t’y es charmante ! t’as pas un 06 ?‘. Ca t’emmerde, le mec est relou, tu lui dis merci au revoir. Le mec s’arrête là, ne connait ni ton nom ni ton prénom ni où tu vis. Fin.

Alors Facebook, c’est un peu le même plan. Des relous en quête de relation (sexuelle) te branchent via la Friend Request. Sauf que si tu acceptes, c’est fini. T’es b*isée, comme on dirait vulgairement. Le mec a accès à ton état civil en moins de temps qu’il ne faut pour dire Poke Me, tes photos sont scannées, il apprend qu’en fait t’es blonde et que t’es célibataire. Cash.

Et pour peu que ce soit un taré psycopathe…

J’avoue, j’ai beau être génération Non Non 2.0, ça me choque qu’on puisse me requester avec juste ma gueule. Envoie moi au moins un message pour dire qui t’es !

Et sur Twitter, c’est pareil. Il suffit d’avoir le plus beau genou de la twittosphère française, un mec te RT, et hop, 6 follower request dans la minute suivante. Genre on va être potes et tu vas lire ma vie. Ca me gave, ça, sur Twitter, de pas savoir pourquoi le mec est là. Tu crois que je dis des trucs intéressants ? Tu lis mon blog ? Ou tu veux juste chopper de la nana geek ?

FAIL, comme on dit

Pour revenir à Facebook, l’autre jour, un inconnu me request. Pour une fois, le gars a écrit un petit mot. Un long mot, même. Voici l’oeuvre :

Coucou LaNe,
avant toute chose, sache que je ne te veux aucun mal. :-)
Mon invitation peut te paraître surprenante, mais elle n’est motivée par aucune intention malfaisante.
C’est juste que j’ai commencé à écrire un blog il y a quelques temps (oui je sais, ce n’est pas très original) et je le mets en lien sur facebook. Donc je me suis dit que plus j’avais de contacts, plus j’avais de chances d’être lu, ce qui est légèrement narcissique, je veux bien le reconnaître :-)
Tu peux donc m’accepter ou me refuser, me lire ou pas, et peut-être qu’au bout du compte, sait-on jamais, tu auras envie qu’on fasse connaissance.
Fabrice.

J’ai presque envie de lui répondre. Parce que Fabrice s’est donné du mal, pour tenter d’entrer en communication avec moi. Fabrice ne me veut aucun mal, et sa demande n’est motivée par aucune intention malfaisante, en plus. Et c’est gentil de le préciser. On sait jamais, desfois qu’un serial killer violeur t’aborderait dans la rue en te disant qu’il est gentil, en fait,  et que faut pas avoir peur. Sur un malentendu, ça peut marcher.

Mais Fabrice, sérieusement. Arrête de gratter l’amitié comme ça. Arrête de me raconter ta vie. Ton blog, je suis même pas allée le voir, tellement tu me fais de la peine. Gratter pour chopper, c’est déjà triste, mais gratter pour trouver des lecteurs, c’est ridicule. Et cacher tes intentions de “faire connaissance” avec moi derrière un profil louable, c’est non.

Au revoir, Fabrice.
PS: Merci de m’avoir fait autant rigoler.

Sur ce, je retourne à mes blogs et mes (vrais) gens derrière.

une ligne dans les manuels d’histoire

19 Feb

une ligne dans les manuels d’histoire

Il y a quelques semaines, Fanny disait sur Twitter “je n’y arrive pas. j’arrive pas à écrire sur ce film“. Elle a fini par y arriver, mais après avoir assisté à la projection du film La Rafle hier soir, je ne peux que comprendre son sentiment.

Je ne suis pas Juive. Je n’ai pas de grands parents, résistants, ou allemands, qui aient été impliqués dans cette guerre. Je suis française, petite fille et arrière petite fille d’immigrés Italiens, comme beaucoup, et des origines Alsaciennes, mais française. Et pour la première fois, hier soir, devant ce film, j’ai eu honte.

Une ligne dans les manuels scolaires. C’est comme ça que Rose Bosch, la réalisatrice du film La Rafle, nous a présenté hier soir ce passage de l’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale et de l’Occupation Allemande. C’est comme ça que la plupart de nous connaissent cet épisode. Un truc qui dirait, entre deux pages sur les camps de concentration et le nombre de morts au Débarquement

“16 Juillet 1942, Rafle du Vel d’Hiv, 13 000 Juifs”

Deux heures de film, pour raconter l’histoire de ces 13 000 personnes, enfants, parents, vieillards, sortis de leurs lits par la police française un matin d’été. L’Histoire, avec un grand H, de ce gouvernement de la “France Libre” (mais WTF ??) qui autorisa cette Rafle, à la demande d’Hitler. Qui déporta hommes, femmes et enfants. Froidement.

C’est court, deux heures, mais ça suffit pour faire pleurer une salle. Dont moi.

J’imagine que chacun y a vu et ressentit des choses différentes. Personnelles, ou non. Des arrières grands parents déportés, des grands parents SS, des ancêtres impliqués. Il y a ceux qui se disent “que ferai je à leur place“, et ceux qui revivent au fond d’eux même l’histoire de leurs origines.

Pendant deux heures hier soir, je n’ai pu cesser de penser que cette chose est réelle. Que ce qu’on nous raconte ici est vraiment arrivé. Que non, il n’y a pas que les Allemands qui ont été impliqués dans cette abomination. Je suis française. J’ai honte pour mes ancêtres d’avoir laissé faire une telle chose. J’ai honte pour certains de mes contemporains qui osent nier la vérité du passé. Et j’ai peur.

Je pense “et si“. Et si on se retrouvait à nouveau dans un régime totalitaire. Et si une part de la population était à nouveau opprimée, supprimée ? Que ferions nous ? Prendrions nous les armes ?

Je pense qu’il existe, aujourd’hui, dans le monde, des situations comparables. Des massacres entre peuples. Entre être humains.

Ce film fout une claque, c’est sûr. Comme un rappel. Un mémorial de plus dressé au souvenir des horreurs perpétrées, un drapeau rouge pour dire “plus jamais“. N’oublions pas que oui, l’Homme est capable d’abominations. N’oublions pas qu’Hitler et le régime nazi ne s’est pas fait en un jour. N’oublions pas que nous autres français avons participé indirectement à cette Histoire, protégés derrière l’ignorance et manipulés par la propagande.

Voilà. Je souhaite à qui se sent capable d’encaisser cette histoire d’aller voir ce film.

*

Sortie le 10 Mars. Je vous invite à vous rendre sur le site du film pour plus d’informations

la première fois…

18 Feb

la première fois…

C’était ce matin. J’ai couru à travers la pièce en hurlant “à moaaaaaaaaaaaaaaaaaa“. C’est que j’avais attendu. Longtemps. Presque quatre jours. Et c’est long, quatre jours, quand on attend.

Quatre jours, ou peut être plus, 23 ans et quelques mois. C’est long, 23 ans.

Bon, ok, étant très jeune, je n’en avais pas besoin. Et encore moins envie, de ce genre de choses. Ca ne me serait même pas passé par la tête. Ca a du commencer vers les 14-15 ans. Enfin, à cet âge je ne me n’intéressais pas encore à tout ça. De manière poussée, je veux dire. Je trainais plutôt ma féminité dans de grosses baskets et des Doc Martens. En terme de femme et de désir, on avait fait mieux.

En réalité, quand j’y pense, tout a commencé à la fin du lycée. C’est là que j’ai commencé à porter des talons, mettre des jupes un peu plus courtes, et avoir besoin d’un sac pour mettre portable, porte feuille et rouge à lèvres.

Après ça, la descente a commencé.

J’en voyais partout. J’avais constamment besoin de changer, de renouveler sans cesse. Je consommais compulsivement, en me tournant vers de la qualité médiocre, faute de pouvoir atteindre l’idéal. J’en suis arrivée à tourner avec plus d’une dizaine à la fois, changeant chaque jour, dans un ballet complexe pour ne pas tout mélanger.

Ces derniers temps, je me suis assagie. Faute de trouver chaussure à mon pied, j’ai calmé mes nerfs et limité le nombre, préférant limiter les changements et me concentrer sur un élu, que je permutais occasionnellement, en fonction de mes soirées et sorties. Pourtant, au fond de moi restait une frustration, celle de n’avoir jamais pu me permettre de toucher le beau, la qualité du durable, la quasi perfection.

Ce bonheur de se lancer dans une histoire longue, je me le suis offert il y a quelques jours, lorsque lundi dernier je tombais sur Ludivine. Un look élégant, des lignes fines, une taille parfaite, et un teint… J’ai craqué.

Ce matin, lorsque la concierge a déposé le colis, j’ai sauté dans tout l’open space. J’ai ouvert le carton avec l’émotion des premières fois, touché sa douceur, respiré son odeur. Les garçons m’ont regardé l’air ahuris devant tant d’amour dévoilé. Les filles sont venues autour de moi, “on peut le toucher ?” elles m’ont dit. Et j’ai pensé: Voilà. Je suis une femme maintenant.

Il est bleu. Il est beau. Il sent bon. Je suis heureuse.

Mon premier sac. Mon premier VRAI sac. Que je m’offre enfin, pour casser la ronde des sacs cheap et bas de gamme. Un vrai beau sac en cuir.

ludivine-nat-et-nin

Merci Nat & Nin