une histoire de chaussettes

9 Feb

une histoire de chaussettes

J’écris de la mierde, me disais je hier. Pour de bon. Un post sur un pull moche pour boucler un lundi, c’est le fail absolu. J’avoue. Et j’avoue aussi, aujourd’hui je voulais vous parler littérature. Bouquin. E-book, même. Science fiction. Roman d’anticipation.

Toussa.

Mais j’ai la flemme.

Et puis un joli post chez Jules m’a fait me souvenir d’un autre post, et de ma décision de rédiger un post sur un vrai sujet. Le genre qui nous concerne tous (et toutes) (sauf si vous vives dans les îles lointaines où on porte des tongues toute l’année, mais là ça m’énerverait, et puis c’est dommage parce que les bottes et les sneakers, c’est chouette)

Bref.

Aujourd’hui, je voudrais parler chaussettes.

Tu sais, le truc en tissu qui couvre tes orteils, pour cacher tes doigts de pieds de hobbit, ou ton vernis écaillé.

C’est utile, les chaussettes. Et on a tendance à l’oublier, mais on leur doit beaucoup. Je veux dire, pensez y cinq minutes.

** pose méditation **

Sans cette fabuleuse invention, on attrape des ampoules. On a froid aux pieds. Grâce à elles, peut enfin porter des chaussures ouvertes en hiver. Sans oublier que la chaussette est l’accessoire phare des soirées/dimanches après midi de looze, lorsque, seul(e) sur ton canapé, recouvert(e) d’un plaid en polaire, tu regardes la rediffusion de Super Nanny: un Week End pour rechercher Pascal le Grand Frère, Relooking Extrême pour une Nouvelle Star, ou L’Amour est dans la Ferme de Pekin Express.

La chaussette est aussi le Plus Un (+1) de la chaussure. Sisi. On dit souvent que le pied fait le moine, et que le checking des chaussures donne un aperçu de celui qui les porte. Et si cordonnier bien avisé n’est pas le mieux chaussé, mais en vaut deux (pieds), les chaussettes sont un deuxième coup d’oeil à ajouter à la panoplie. C’est là qu’on reconnait celui qui a de l’éducation… et les autres. Suivez mon regard vers la chaussette blanche, l’interdite. Et de l’autre côté, du mec qui assorti chemise et chaussettes, soulignant ainsi sa classe naturelle.

(bien évidemment, mesdemoiselles, si ledit  bien-chaussé bien-chaussetté arbore de longs ongles noirs et rongés (rayez la mention inutile), fuyez. Ledit mâle crados finira pas découvrir les mêmes pieds dégoûtants cachés sous ses jolies chaussettes)

Parfois, pourtant, la chaussette est traitre. En version “trou au bout de l’orteil“, juste le jour où tu as visite chez ton médecin super sexy. La classe, le trou, avec le petit orteil qui dit merde à l’autre. La chaussette, c’est aussi l’accessoire dont on se passerait bien lors du strip tease préliminaire à toute relation (sexuelle). Focus et attention ciblée sur la peur d’oublier de les enlever. Et qui dit déshabillage mutuel dit “qui doit enlever les chaussettes de l’autre ?“. Les odeurs. Les pieds moites. Toussa. Le voyageur avisé pensera aussi à ce moment d’intense intimité lorsqu’à l’aéroport, les gentils policiers te demandent d’enlever tes chaussures pour passer le portique qui dit ayatolla. Soudain, ton pouls s’accélère et tes mains deviennent moites. Parce que tu es en voyages d’affaires avec ton boss/en trip amoureux/avec ta belle mère, et que ce jour là tu as commis l’impair à ne pas commettre.

Tu as mis des chaussettes désassorties

Si.

Genre une grise, une rose.

C’est là qu’on en vient au fait. Souligné par Jules dans sa déclaration d’amour et de guerre à cet objet de haine et de désir. La chaussette, pour se venger du tort qu’on lui fait et des sévices subits (pensez qu’on lui marche dessus à longueur de journée), a comme particularité de se désolidariser de sa concubine.

Mais une chaussette seule, à quoi ça sert ?

Vous l’avez sur le bout de la langue: à rien.

Voilà.

A ce propos, Jules propose une solution : achetez des chaussettes de couleurs. Ca oui, pour le style (nous l’avons dit). Mais pas seulement. Seulement, pensez y, la chaussette a la vengeance mesquine, à hauteur de sa situation géographique (sauf si vous marchez sur les mains), et vous joue des tours, en perdant sa collègue dans le panier à linge. Couleur ou non, si l’une et l’autre se trouvent lavées séparément, on risque la scission définitive.

A quoi il y a une parade. La seule que je connaisse, qui ne paye pas de mine mais qui a assuré son efficacité à travers les âges.

Il suffit d’accrocher ses chaussettes ensemble lorsque vous les mettez dans le linge sale.

C’est tout con.

Au moment de les laver, il y a ma technique : vous les laissez attachées, ou la technique du Garçon, qui les sépare. Moi j’ai la flemme.

CQFD

8 Blablas sur “une histoire de chaussettes”

  1. L-tz 09. Feb, 2010 at 12:37 #

    Assorties à la chemise aujourd’hui, ouf ;-)

  2. Candy'up 09. Feb, 2010 at 14:27 #

    “Sans cette fabuleuse invention, on attrape des ampoules.”
    hum… attend ca me fait penser à quelqu’un… :p

  3. L-tz 09. Feb, 2010 at 14:40 #

    > Candy’up : je vois pas de quoi tu parles…

  4. Jules 09. Feb, 2010 at 15:44 #

    J’ai acheté des chaussettes de couleur pour éviter le dépareillage, justement. Quoi qu’entre une noire et une noire à pois, il n’y a pas de dépareillage, si ?

  5. LaNe 09. Feb, 2010 at 16:13 #

    @L-tz la classe !!

    @Candy’Up ah bon ? toi aussi ? ;)

    @Jules oui mais si tes chaussettes se désolidarisent dans le bac à linge sale, ça sert à rien d’avoir des paires/couleur…
    (et le petit pois est so 2009. tu devrais le savoir)

  6. Meera 10. Feb, 2010 at 11:00 #

    Moi j’habite une île lointaine et on pourrait porter des tongs tout le temps :p
    Mais j’aime quand même les socks c’est trop… socksy… : D

  7. laurent 11. Feb, 2010 at 15:12 #

    les chaussettes noires vont trés bien, mais il en manquera toujours une…quoi que l’on fasse. personellement c’est mon chat qui gère et génère les
    disparitions et disparités, une, peut se retrouver sous le lit avec
    les moutons, l’autre, dans la cave…ce qui me choque
    c’est que les chats ne sont pas effrayés par l’odeur d’une chaussette sale, paradoxalement à un odorat trés developpé. alors chapeau. et bravo pour cette chron. bises

  8. LaNe 11. Feb, 2010 at 15:33 #

    @Meera vu l’hiver qu’on se tape à Paris, j’envierai presque ton île lointaine où on peut faire bronzer ses orteils toute l’année !!

    @Laurent les chats resteront toujours un mystère pour moi. la mienne aussi jouait avec les chaussettes, et adorait chopper les pieds. quant à l’odorat… j’imagine que comme les chiens ils apprécient les odeurs fortes ? nous autres humains avons tendance à asphyxier nos odeurs “naturelles” et autres phéromones sous les parfums et déos, alors bon, doit y avoir qqc qu’on comprend pas là dedans ;)

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