Archives | February, 2010

soupe à la courgette, la guerre de la cuisine

16 Feb

soupe à la courgette, la guerre de la cuisine

Un jour, j’ai tenté de me transformer en bloggeuse cuisine. Un jour, genre hier soir, lorsque lancée dans un excès de motivation hivernesque qu’aucun commentaire désobligeant sur Twitter n’a pu atténuer, je décidais de faire de la soupe.

Tadam.

Je sais, ça a l’air étrange vu comme ça. J’ai 23 ans, je mange de la soupe.  Et je dois être une fille bizarre, car j’aime des trucs verts et pas bons comme les épinards, les brocolis, ou les choux de Bruxelles. Et j’aime la soupe (enfin certaines, ne me parlez pas de navets/carottes/poireaux hin !). Et puis si on prend en compte mon hygiène de vie foireuse et mon alimentation équilibrée entre MacDo, pâtes et surgelés, la soupe, c’est une bonne idée, surtout quand il fait – 3°C depuis trois mois.

(et j’ai beau avoir vécu à Marseille, j’exagère pas là)

Je me mis d’abord en recherche de recettes. Et d’après MonJob, les blogs cuisine sont une mine d’informations recettes diverses et variées. Je trouvais donc chez quelques bloggeuses bien avisées des recettes de soupes à la courgette.

Ne me demandez pas pourquoi, j’adore les courgettes. Et hier soir, j’ai eu une envie subite. Bon.

Recettes trouvées et imprimées, je filais au Picard le plus proche.

Oui, Picard. Parce que les courgettes, c’est pas de saison, et pas question que je mette 30€/kilo pour des courgettes sans goût. Bon.

Au Picard, je craquais sur un paquet de choux fleurs qui me faisait de l’oeil, perdu au fond de son congélateur. Ce serait donc une soupe courgettes-choux fleurs-Boursin.

Arrivée chez moi, une grande question restait en suspens : y-avait il un mixeur en état de marche ? C’est à dire que pour rappel, chez moi n’est pas vraiment chez moi. Sans rentrer dans le détail de ma vie immobilière, je squatte la cuisine – et la salle de bains – du Garçon. Qui me vit donc arriver avec mes sacs de surgelés et ma motivation dans SA cuisine, et sortit gentiment son robot mixeur du placard.

Va faire autre chose, je lui dis. Parce que moi, la cuisine, faut pas m’embêter. Qu’on me laisse mettre tout en bordel, je range après, mais qu’on me dérange pas pendant l’acte. La cuisine, c’est sérieux.

Je m’attaquais donc au chantier. Mis mon litre d’eau à bouillir (tu crois que ça fait un litre ? demandais je au Garçon, qui ne savait pas – ou ne voulait pas s’immiscer dans mon activité culinaire, de peur d’être pris pour responsable d’un ratage potentiel – et il avait raison), le bouillon cube dedans, les courgettes en rondelles, les choux fleurs.

Paf plic ploc, ont fait les machins gelés en plongeant dans l’eau bouillante.

Glou glou glouu, a fait l’eau en bouillant de plus belle.

Mixer old school trop vintage

Mixer old school trop vintage

Et vint le moment de mixer. J’attrapais le mixeur (un truc old school qui mixe directement dans la casserole) et trempais le machin dans la mixture de légumes flottés/bouillis. Et vroum, un coup de mixer. Et Re Vroum, un deuxième coup de mixer. Au troisième coup, le machin se rebella et remonta subitement à la surface.

Et là, c’est le drame.

Parce qu’un mixeur vibrant qui remonte à la surface d’une soupe en pleine mixation, ça éclabousse. J’ai donc repeint la cuisine du Garçon, en vert et blanc. Valérie Damidot représente, en version légumes semi mixés à moitié bouillis.

Le garçon leva la tête de son ordinateur. Avant même qu’il ait pu ouvrir la bouche pour râler demander ce qui se passait, je hurlais “naan dis rien je fais la soupe pour la première fois je vais tout nettoyer !!” (je l’ai dit, faut pas m’embêter quand je cuisine, et là c’était ce qui s’appelle en flagrant délit de bousillage de cuisine). Le Garçon est patient. Il ne broncha pas et me laissa finir mon affaire.

Je finis ma soupe après un bon coup d’éponge (c’est que ça gicle fort, ce machin !) et un pull Zara en soie constellé de morceaux de courgette. La classe totale de la fille qui se met à la cuisine sans penser à mettre un tablier. FAIL.

En conclusion, la soupe n’était pas (trop) mauvaise, et le Garçon a soutenu mes efforts en me félicitant (c’est meilleur que les soupes toutes prêtes, il a dit). La cuisine étant (à peu près) nettoyée, on a donc pu finir de regarder Han Solo et Luke bousiller des Stromtroopers en paix (et une médaille de Bronze en Snowboardercross, mais j’ai bien compris que vous vous fichiez de connaitre ma nouvelle addiction aux JOs, donc tanpis je raconte pas).

Teasing: Ceci n’est qu’une introduction à mes nouveaux talents de cuisinière. Il y a peu, j’ai fait des macarons… mais j’y reviendrai !

Ce post est dédicacé à l’auteur du commentaire désobligeant, et au Garçon qui m’a soutenue jusqu’au bout (ou presque).

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go Jayz, go ! ou: le jour où j’ai regardé du sport à la télé

15 Feb

go Jayz, go ! ou: le jour où j’ai regardé du sport à la télé

Ce post a deux titres. Celui qui assume, et celui qui n’assume pas. C’est que la vie à deux, parfois, c’est dur.

Je vous explique.

Deux raisons à ce post.

Raison numéro 1: vous le savez sûrement, en ce moment, c’est les JO à Vancouver. Jeux Olympiques d’hiver, avec du sport dedans, et du froid. Du ski. De la neige. De la luge. Du patinage artistique. Des trucs comme ça, quoi.

Raison numéro 2: je vis avec un sportif. Oui, il faut que je l’assume enfin sur ce blog, le Garçon est un dérivé de STAPS agrémenté Marketing Sportif. Ya de quoi faire, là dedans, avec un lourd passif de (non je le dirai pas…) mec qui court derrière un ballon rond sur un terrain avec 11 autres Gusses en maillot et crampons. Ca va qu’il a l’air normal, quand on le croise dans la rue, comme ça. Bon.

(et puis il est pas chiant avec son sport, et puis j’ai connu TELLEMENT pire)

Face à un milieu hostile des centres d’intérêts différents de mes centres d’intérêt, j’ai donc dû m’adapter. Trouver un attrait à Infosports (le présentateur est plutôt bogoss). Au foot (vous ai je parlé de Yoann Gourcuff ? Non ?), qui est aussi le centre des discussions de certains collègues (waaa t’as vu le but de Machin face à Truc ? géant !! – j’ai un collègue Bordelais). Et récemment, aux JO.

Aller, j’avoue. Les JO d’hiver, c’est chouette. Mis de côté le curling et la luge, ya de quoi regarder. Version Bobsleigh, en souvenir de Rasta Rocket. Ou Ski Acrobatique de Bosses (enfin ils appellent ça “Freestyle Ski“, mais des freestyleurs qui skient old school, je connais pas…). Ou encore le patinage artistique, quand c’est le programme libre et que Candeloro/Monfort se la ferment un peu.

Et puis hier, j’ai découvert une nouvelle facette des JO. Le ski nordique, ou plus communément ski de fond.

Tada.

Oué je sais, ça donne pas envie, à première vue, quarante mecs qui courent sur des skis bizarres en combi moulante, bon, pas so sexy. Mais pour ceux qui ont regardé les 10 km hommes hier soir, vous pouvez comprendre de quoi je parle.

Parce que bon, j’aime pas (trop) le sport à la télé, mais il faut le dire, la finale de l’Euro 2000 (quoi ça date ?), j’ai versé ma petite larme, toute seule devant ma télé. Et la Coupe du Monde de Rugby, j’étais devant l’écran géant du Vieux Port à Marseille à trembler et hurler avec la foule à chaque action.

Alors hier soir, comment vous dire, malgré mon semi coma post week end malade, et les commentaires de merde des reporters de France 2/3, j’étais scotchée devant mon écran. En mode vas y que je crie quand l’autre Japonais qu’on avait pas vu arriver passe devant. Et que ce p*tain d’Italien coupait la route à notre petit Français. Et enfin, ce superbe -que dis je, magnifique- sprint de fin, où Jason Lamy Chappuis a défoncé l’américain.

Waow.

Oui, parfois, je sors de mon corps de fille qui ne s’intéresse pas – vraiment – au sport dans la télé, et je reste bouche bée et pleine d’émoi devant les performances de certains sportifs.

Et les commentaires du ski acrobatique/de bosses/fresstyle old school ont eu beau être nazes derrière, ça n’a rien gâché du spectacle.

Voué.

Je n’ai qu’une chose à dire, ou plutôt deux :

Bravo Jason.

Et virez moi ces commentateurs de merde, qu’on puisse enfin apprécier.

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le comte de bouderbala, du stand up pas assis

12 Feb

le comte de bouderbala, du stand up pas assis

(c’est pas moi qui le dit, c’est lui)

Je suis mauvais public. Je le dis haut et fort et suis bien obligée de l’assumer, je suis même TRES mauvais public, et particulièrement pour l’humour. Le ciné, passe encore, bon, je suis capable d’apprécier une bonne superproduction américaine avec un scénario déjà vu 100 fois, mais ne rechigne pas non plus devant un drame socio téléramien bien franco français. Côté musique, bon, je reste assez ouverte, hin, même si certains chanteurs sans voix et sans paroles (pardon pour l’appellation “chanson à textes” je comprends pas) me tapent sur le système nerveux. Mais pour ce qui est de l’Art et du théâtre, comme dirait le Garçon, j’ai des avis très tranchés.

(et par conséquent je n’ai pas du tout accroché à Monumenta 2010, pardon)

Le théâtre, ou plutôt, les comiques. Revenons y. Pour situer le contexte, chez moi, on est plutôt France Inter que Rire & Chansons, si vous voyez ce que je veux dire. J’ai pas une grande culture du comique, moi. C’est pas qu’on rigole pas, mais chez la famille LaNe, on a un humour peut être un peu trop intello.

Si ma mère encensait Desproges, pour ma part, je me suis longtemps cantonnée à Jamel Debbouze, un peu de Franck Dubosc (il est lourd, oui, mais un ou deux sketches ça se supporte), et surtout, Gad Elmaleh (mon héros, car rarement un comique ne m’a fait autant pleurer de rire) et Florence Foresti (ahhh l’avion de Barbie). Je le dis aussi, je ne ris pas au SAV d’Omar & Fred (lynchez moi) et préférais de loin La Blonde, ou ce cher Guillaume Galienne, avec son humour très pince sans rire. Je suis donc limitée, côté humoristes.

Mais depuis que je vis à Paris, il a fallut changer un peu. C’est qu’ici, c’est un peu la ville des théâtres (quoique Marseille se vante d’avoir le plus grand rapport nombre d’habitants/théâtres), et en tant que bloggeuse, je suis parfois invitée à certains spectacles, ou influencée par les dires des autres bloggeurs (va voir ce pestacle il est trooop bien !). C’est ainsi que je me suis retrouvée devant Frédéric Recrosio, qui m’a (disons le) fait pleurer. De rire, et d’émotions. Oui, j’ai adoré. Ont suivi Audrey Lamy (soeur d’Alexandra), Christophe Alévêque le Super Rebelle, Laurent Lafitte et ses plumes dans le c*l, ou encore une série de trasheurs politiques au Caveau de la République. Je n’en ai pas parlé. Je n’ai pas du tout accroché, il faut dire. Moi et l’humour politisé, ça fait quatre. Quant à Audrey Lamy, elle eu beau gesticuler et s’affubler de tenues ridicules, j’ai tout juste esquissé un sourire. Laurent Lafitte… pourquoi pas.

je suis mauvais public, je vous dit

C’est là qu’on nous a proposé d’aller voir le Comte de Bouderbala.

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Armée de toutes mes précautions (plus JAMAIS un show comme Christophe Alévêque !), j’ai fouillé et farfouillé son site internet, pour décider que oui, ça me tentait. Trois annulations plus tard (spectacle complet…), le Garçon et moi même pûmes enfin descendre au fond de la cave du Petit Gymnase. Salle voutée, pleine à craquer, et le show commence.

Que dire. Je crois que j’ai rarement autant ri (pardonne moi, Gad). Sami Ameziane, aka le Comte de Bouderbala, enchaine les joke avec un talent fou. Stand up, pas vraiment, son spectacle est rodé, on le sent. Mais de manière professionnelle. Il interpelle le public, et invite un spectateur à danser, manie l’autodérision avec talent et flirte entre sujets d’actualité et clichés mis à bas. Originaire d’Algérie, élevé à Saint Denis, et ex étudiant basketteur Américain, il joue de son histoire et de ses découvertes avec brio. De Plus Belle la Vie à NTM, en passant par Navarro et Obama (vous ne voyez pas le rapport ? lui si !), tout y passe. Au programme, une mise à l’épreuve des clichés sur les Arabes, les Juifs, les Homos, une diatribe contre les Chinois, une comparaison US/France, et un gros foutage de gu*ule du Rap et des supporters de foot. Entre autres.

(Kiki le Fada, si tu nous entends…)

Alors oui, le mec a beau venir de banlieue, on est loin du comique qui raconte ses misères de HLM. Plutôt l’impression d’avoir en face de nous un multiculturalisme qui s’adresse à tout le monde, un humour plein de finesse qui aborde pourtant des sujets autour desquels tout le monde peut se retrouver.

Alors voilà, je conseille et je sur-conseille. Esprits fermés, s’abstenir. C’est tout.

>> Le Comte de Bouderbala au Petit Gymnase – Prolongation jusqu’au 26 juin
jeudi, vendredi et samedi à 21h30

Studio Marie Bell
38, Bd Bonne Nouvelle
75010 Paris
M° Bonne Nouvelle

http://www.lecomtedebouderbala.com/

Merci à Spöka pour l’invitation !

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les cartons dans le placard

11 Feb

les cartons dans le placard

De retour chez moi, le week end dernier. Chez moi, dans mon Sud natal, une maison dans laquelle j’ai grandi, et que j’ai quittée depuis près de cinq ans.

Cinq ans, c’est court, mais ça laisse le temps d’oublier certaines choses. Entre les déménagements consécutifs, les 6 (bientôt 7) apparts, les aller retours entre Sud et Nord… j’abandonne au fur et à mesure des vêtements, livres, objets et souvenirs. Contenus dans des cartons.

A chaque visite, je trie. Ca, je ne porte plus. Ca je ne lis plus. Ca je remonte à Paris, ça peut servir. Ce bouquin, je l’avais oublié. Des découvertes et des souvenirs, à chaque ouverture de cartons. Des cartes postales accrochées sur les murs. Des photos oubliées.

Et puis il y a ces cartons, trois boites, pour être précise. Des boites à souvenirs, dans lesquelles j’ai rangé au fur et à mesure mes bouts de vie, histoires d’amour et d’amitiés. Agendas du collège, lycée, remplis de petits mots des copines, et de photos. Lettres d’une correspondante que je n’aurais jamais rencontrée. Paroles de chansons imprimées et collées dans un grand cahier vert. Et d’autres. La première rose qu’un amoureux m’a offerte. J’avais 15 ans. Des lettres, encore, des cartes postales de pays lointains, des boites remplies d’objets qui – à une époque – avaient une signification. Un emballage cadeau fait main. Mes nounours, complètement usés par les années passées à les trainer partout. Encore des lettres.

Etrange de retomber sur ces souvenirs. Je ne sais pas ce que j’en ferai. Ces petits bouts de vie, des choses qui ont comptées, à un moment, pour moi. Pour la plupart, ces lettres je ne veux pas les relire, ces photos je ne veux plus les regarder. Et pourtant, je suis incapable de m’en séparer.

Alors ça reste là, dans ces cartons, au fond d’un placard. Un jour peut être, en version Fight Club (oui j’ai regardé ça hier soir, bon), tout cramera. Et ça ne me fera sûrement rien. Mais voilà, je suis une bloquée de ce genre de choses, infoutue de jeter ce qui a eu une valeur sentimentale. Les gens qui brûlent les affaires de leurs exs pour mettre fin à une histoire, je ne comprends pas.

Non, chez moi le passé est bien enfoui, enfermé dans des boites souvenir, ma manière de respecter la mémoire de ces moments passés, de refermer un pan d’une époque. Comme un journal intime qu’on garde mais qu’on ne lit plus. Les couvercles sont restent fermés, mais parfois, un retour at home, alors que ma chambre d’enfant, et celle de mon adolescence n’existent plus, il suffit d’ouvrir la boite de Pandore pour replonger dans ces souvenirs qui ont fait de moi ce que je suis.

Il faudrait juste mettre un gros autocollant dessus, avec écrit

FRAGILE

NE PAS DERANGER

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une histoire de chaussettes

9 Feb

une histoire de chaussettes

J’écris de la mierde, me disais je hier. Pour de bon. Un post sur un pull moche pour boucler un lundi, c’est le fail absolu. J’avoue. Et j’avoue aussi, aujourd’hui je voulais vous parler littérature. Bouquin. E-book, même. Science fiction. Roman d’anticipation.

Toussa.

Mais j’ai la flemme.

Et puis un joli post chez Jules m’a fait me souvenir d’un autre post, et de ma décision de rédiger un post sur un vrai sujet. Le genre qui nous concerne tous (et toutes) (sauf si vous vives dans les îles lointaines où on porte des tongues toute l’année, mais là ça m’énerverait, et puis c’est dommage parce que les bottes et les sneakers, c’est chouette)

Bref.

Aujourd’hui, je voudrais parler chaussettes.

Tu sais, le truc en tissu qui couvre tes orteils, pour cacher tes doigts de pieds de hobbit, ou ton vernis écaillé.

C’est utile, les chaussettes. Et on a tendance à l’oublier, mais on leur doit beaucoup. Je veux dire, pensez y cinq minutes.

** pose méditation **

Sans cette fabuleuse invention, on attrape des ampoules. On a froid aux pieds. Grâce à elles, peut enfin porter des chaussures ouvertes en hiver. Sans oublier que la chaussette est l’accessoire phare des soirées/dimanches après midi de looze, lorsque, seul(e) sur ton canapé, recouvert(e) d’un plaid en polaire, tu regardes la rediffusion de Super Nanny: un Week End pour rechercher Pascal le Grand Frère, Relooking Extrême pour une Nouvelle Star, ou L’Amour est dans la Ferme de Pekin Express.

La chaussette est aussi le Plus Un (+1) de la chaussure. Sisi. On dit souvent que le pied fait le moine, et que le checking des chaussures donne un aperçu de celui qui les porte. Et si cordonnier bien avisé n’est pas le mieux chaussé, mais en vaut deux (pieds), les chaussettes sont un deuxième coup d’oeil à ajouter à la panoplie. C’est là qu’on reconnait celui qui a de l’éducation… et les autres. Suivez mon regard vers la chaussette blanche, l’interdite. Et de l’autre côté, du mec qui assorti chemise et chaussettes, soulignant ainsi sa classe naturelle.

(bien évidemment, mesdemoiselles, si ledit  bien-chaussé bien-chaussetté arbore de longs ongles noirs et rongés (rayez la mention inutile), fuyez. Ledit mâle crados finira pas découvrir les mêmes pieds dégoûtants cachés sous ses jolies chaussettes)

Parfois, pourtant, la chaussette est traitre. En version “trou au bout de l’orteil“, juste le jour où tu as visite chez ton médecin super sexy. La classe, le trou, avec le petit orteil qui dit merde à l’autre. La chaussette, c’est aussi l’accessoire dont on se passerait bien lors du strip tease préliminaire à toute relation (sexuelle). Focus et attention ciblée sur la peur d’oublier de les enlever. Et qui dit déshabillage mutuel dit “qui doit enlever les chaussettes de l’autre ?“. Les odeurs. Les pieds moites. Toussa. Le voyageur avisé pensera aussi à ce moment d’intense intimité lorsqu’à l’aéroport, les gentils policiers te demandent d’enlever tes chaussures pour passer le portique qui dit ayatolla. Soudain, ton pouls s’accélère et tes mains deviennent moites. Parce que tu es en voyages d’affaires avec ton boss/en trip amoureux/avec ta belle mère, et que ce jour là tu as commis l’impair à ne pas commettre.

Tu as mis des chaussettes désassorties

Si.

Genre une grise, une rose.

C’est là qu’on en vient au fait. Souligné par Jules dans sa déclaration d’amour et de guerre à cet objet de haine et de désir. La chaussette, pour se venger du tort qu’on lui fait et des sévices subits (pensez qu’on lui marche dessus à longueur de journée), a comme particularité de se désolidariser de sa concubine.

Mais une chaussette seule, à quoi ça sert ?

Vous l’avez sur le bout de la langue: à rien.

Voilà.

A ce propos, Jules propose une solution : achetez des chaussettes de couleurs. Ca oui, pour le style (nous l’avons dit). Mais pas seulement. Seulement, pensez y, la chaussette a la vengeance mesquine, à hauteur de sa situation géographique (sauf si vous marchez sur les mains), et vous joue des tours, en perdant sa collègue dans le panier à linge. Couleur ou non, si l’une et l’autre se trouvent lavées séparément, on risque la scission définitive.

A quoi il y a une parade. La seule que je connaisse, qui ne paye pas de mine mais qui a assuré son efficacité à travers les âges.

Il suffit d’accrocher ses chaussettes ensemble lorsque vous les mettez dans le linge sale.

C’est tout con.

Au moment de les laver, il y a ma technique : vous les laissez attachées, ou la technique du Garçon, qui les sépare. Moi j’ai la flemme.

CQFD

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