Archives | April, 2010

le forum des clichés

29 Apr

le forum des clichés
(Gad sort de ce corps !)*

Je continue mes comparaisons pourries bonjour. Petit lecteur, il est aujourd’hui une nouvelle vérité sur laquelle je veux faire la lumière.

(plus le temps passe ici et moins je sais parler français…)

Dénonciation:

Un des (nombreux) clichés sur les Italiens est qu’ils sont très lookés. Milan capitale de la mode, l’Italie, le pays de Gucci, Prada, Diesel, La Perla et autres Dolce Gabbana. Parmi ces clichés subsiste un mythe bien palpable: le mythe de la chaussure italienne. Pour messieurs, et surtout pour mesdames (et demoiselles). A tel point que les Niçoises à la page filent jusqu’à Vintimille pour se sustenter en sac et autres accessoires à talons aiguille, et que les ruelles touristiques de Rome présentent des vitrines qui relèvent du fantasme :

Mais ceci est FAUX. Tout à fait. Pour des raisons techniques très simples, il est résolument impossible pour une Romaine de porter des talons.

En effet, les rues de Rome sont constituées à 98% de ça:

Pavés Romains (et encore ceux là sont super bien rangés…)

Petite lectrice (oui je m’adresse à toi, à moins que certains lecteurs velus ne portent des talons…), tu SAIS à quel point marcher en talons sur des pavés, c’est la merde. Ambiance équilibre instable, dangerosité des trous disséminés de ci de là, et autres torsions de chevilles.

Si on suppose donc, que l’Italienne pure et dure ne porte que des talons (hypothèse n°1), et que Mai 68 n’a pas outragé les vestiges historiques des chaussées des villes Italiennes (hypothèse n°2), alors à compter d’une marche de 2 kilomètres par jour sur sol pavé, on en conclut que l’Italienne se casse la figure en moyenne huit fois par semaine.

Étant donné la stabilité globale de l’Italienne et la non existence de statistiques sur un nombre  plus élevé  que la normale Européenne de bras et chevilles fracturées en Italie, nous en concluons donc que l’une des hypothèses est erronée.

Aucun Mai 68 n’ayant eu lieu en Italie, et Rome ayant conservé avec ferveur et restauration ses chaussées pavées, on en conclut donc que c’est l’hypothèse 1 qui est fausse: les Italiennes portent des talons.

Conclusion: Les Italiennes ne portent pas de talons.

CQFD

(on nous aurait menti ! mais oui mais oui…)

Sur ce je vous laisse, car je teste aujourd’hui pour vous (et en exclusivité): une Française exilée porte des talons dans les ruelles pavées de Rome.

*Ce titre fait allusion à la (rendue célèbre) Place des Clichés. Sauf que chez les Romains, on parle de Forum. Ce sera donc le Forum des Clichés.
Rendez-vous sur Hellocoton !

Rome, c’est un peu comme une salade César

28 Apr

Rome, c’est un peu comme une salade César

P*tain de la métaphore comparaison* ! C’est peut être que l’inspiration m’est revenue hier soir, entre une pizza et un cocktail “Sprite” (pas Spraïte c’est plus fort que toi, sprité, comme… sprité).

Donc Rome, c’est un peu comme une salade César.

Oué, même que la salade César porte bien son nom.

Revenons d’ailleurs à cette fameuse salade. Desfois que, petit lecteur, tu n’aimerais pas la verdure à grignoter, et que tu louperais ce chef d’oeuvre de la cuisine: simple, efficace, rapide à réaliser. Et super bon ! Dans une salade César on a donc du vert: la salade. Croquante à souhait, coeur de laitue, batavia, ou romaine (mais j’ai ma préférence pour la première, découpée en lamelles). Et du croustillant, du chaud, du fondant, avec des croutons, des lamelles de parmesan, et enfin, des morceaux de poulet (ou de dinde) revenus à la poêle.

Donc la salade César, ce petit mélange de fraicheur avec la salade, sans oublier la “dose” de choses que tu sens passer dans ton estomac, le poulet, le parmesan, les croûtons, qui sont autant de moyens de renouer avec la junk food, c’est l’assortiment idéal.

Alors tu vas me dire, c’est quoi le rapport avec Rome ???

C’est le suspense là, tu comprends pas ?

Bon.

Donc Rome. Rome est une ville étrange. Étonnante, plutôt. D’abord parce qu’en y arrivant, on ne s’y sent pas comme dans une capitale. Des petites routes pavées. Des herbes folles partout. Et du vert. Des arbres. Des champs. Du vert du vert du vert. On se croirait en Normandie, printemps, lendemain de pluie.

Et pas dans le Sud, climat Méditerranée, comme on connait bien chez moi, où des champs couverts d’herbes vertes, on y pense même pas.

Voilà pour la salade, la fraicheur, le vert.

ceci n’est pas un fond d’écran, mais une photo de la Toscane. alors ok c’est pas Rome, mais ça donne une idée du truc. du vert, quoi.

Et puis tu arrives dans cette ville. Pleine d’arbres. Des ruelles pavées. Des gens. Des chats. Des immeubles à grandes fenêtres. Des murs ocres. Des vestiges romains. Le soir tombe, il fait encore bon. Tu sors prendre un verre, en terrasse. Les gens sont dehors, ça parle, il y a dans l’air ce quelque chose qui ne m’est pas inconnu,  un quelque chose de mon Sud natal, un quelque chose provincial qui n’existe pas à Paris.

Cette tiédeur du soir qui tombe, ces lumières, ces murs ocres. Cette ambiance tellement Méditerranéenne. C’est ce poulet revenu à la poêle, posé encore tiède dans la salade. Ce goût des pizzas si particulier ici, ce sont les croûtons et le parmesan. Ces couleurs ocres, c’est la viande roussie, le pain grillé.

(là tu te dis que j’ai totalement perdu la tête. bon)

Ok, ma métaphore est bizarre. Tant pis. Ce qu’il y a c’est que cet antagonisme entre la verdure  so Fresh et l’ambiance so Sud, je ne connaissais pas. Ce mélange des styles, des gens, des modes de vie, c’est bien différent de ce qu’on connait en France.

Alors bien sûr, il y a Berlusconi, et la sécurité sociale n’a rien à voir avec la France. Les salaires sont plus bas qu’à Paris, et les loyers tout aussi hauts. Mais un cocktail coûte “seulement” 7 euros dans un bar branché. Avec open buffet. Les pizzas sentent le feu de bois et la pâte est alte. Le vin est doux, presque sucré. Et des platanes partout.

Mes hôtes & guides improvisés Italiens m’ont parlé de Dolce Vita. C’est en se promenant dans les rues nocturnes de la Ville Eternelle que cette expression prend tout son sens.

*Edit: Il parait que s’il y a “comme” alors c’est une comparaison, pas une métaphore. BON.

Rendez-vous sur Hellocoton !

voyage voyage…

27 Apr

voyage voyage…

Poua petit lecteur, c’est la loose. Figure toi que depuis quelques jours, l’inspiration a quitté mes doigts et mon clavier. Affreux, non ?

Pourtant il s’en passe des choses dont je pourrais te parler. Tiens, par exemple. Ce week end je suis rentrée dans mon Sud natal, et comme de par hasard, il faisait moche (et beau temps à Paris). Je pourrais faire un post sur les joies du TGV, te brosser un portrait du mec qui ronfle à côté de toi juste après avoir fait sa gym, et de la fille BCBG à mort avec ses quatre rangs de perles (toc) et son mec à polo Vicomte Arthur.

Je pourrais aussi te raconter que là je suis à Rome, pour MonJob, une histoire (vécue) à base de vigiles surexcités à l’aéroport (comme si on allait cacher des limes à ongles dans ses bottes…), d’hôtesses EasyJet imbuvables, et du vol ambiance religion. Avec Juif avec Tefiline, groupe de guides, et enfin, jeunes Versaillais en “pélerinage à Rome” (dixit l’imprimé A4), accompagné d’un jeune prêtre en soutane et pull à capuche brandé “Jesus, What else ?“.

(c’est dans ces moments là que je regrette de pas avoir d’Ifon, histoire de Twitter ce genre de trucs…)

Et puis Rome, sa verdure, la chauffeur de taxi qui fume sa clope à le fenêtre et lit son journal dans les bouchons. Les murs de brique rouge et les voies pavées.

Des choses comme ça…

Et puis non, à la place, je sais pas quoi raconter. Rome peut être un peu plus tard, un week end en chambre d’hôtes dans le Gers à venir, un thriller à critiquer. On verra.

En attendant, ce sera tout pour aujourd’hui. Je vous laisse avec ma bande son du moment…

Rendez-vous sur Hellocoton !

helloZEworld

26 Apr

Avant un “vrai” post (si je trouve le temps aujourd’hui), voici des vidéos très sympas (et originales) qui ont été réalisées dans le cadre d’une campagne pour… je vous laisse découvrir qui ;)

La marque a fait appel à Eyeka, un site de création visuelle, pour lancer un appel d’offre aux créateurs en herbe. Si certaines des vidéos (visibles ici) révèlent très vite la marque et la thématique, celles ci sont bien plus “floues”, et donc bien plus intéressantes à mon goût.

Une initiative qui devrait avoir lieu plus souvent. Dommage qu’on n’en ait pas entendu parler avant le reveal…

Petit jeu: sans cliquer sur les vidéos (ce qui renvoie vers le site de la marque, et le reveal), pourrez vous deviner qui (et quoi) se cache derrière HelloZEworld ?

En parlant de jeu, vous pouvez toujours participer au concours pour gagner des goodies La Vache qui Rit !

Rendez-vous sur Hellocoton !

MonJob m’a tuer

21 Apr

MonJob m’a tuer

Tu bosses dans l’éducation nationale. Ou tu es médecin. Ou peintre en bâtiment. Ou esthéticienne, responsable des achats, boucher, frigoriste, électricien, plombier, agriculteur, bibliothécaire,  éboueur, troudouctrice, postier, écrivain raté, journaliste, pompier, notaire, photographe, développeur, technicien de surface, hôtesse de caisse, assistante sociale, infirmier, répartiteur, vendeur de paraboles satellite à domicile, actrice porno, guitariste, forgeron, chef de gare, steward, vulcanologue ou encore footballeur.

Et bien tu as de la chance, petit lecteur. Oh oui.

Petite, je voulais devenir vétérinaire. Et puis y avait trop d’études. Et puis j’étais pas très forte en bio.

Alors j’ai choisi de bosser dans la comm’.

P*tain, qu’est ce que j’avais pas fait.

Car vois tu, petit lecteur au métier divers et varié, quand tu rentres chez toi après une looooongue journée de travail. Ou de grève. Ou d’observation de ton écran d’ordi. Bon. Quand tu rentres, t’es chez toi/au ciné/dans la rue. Pépère. Tu penses plus à rien.Ton Job est loin derrière toi, loin de tes pensées, loin de ta vraie vie.

Mais quand tu bosses dans la comm, c’est pas possible. De décrocher de TonJob, je veux dire.

Quoi, tu me crois pas. Tu te dis que pff c’est que des conneries que j’ai juste un souci avec MonJob. Mais remettons nous en situation.

Soirée. Tu sors de Ton Job, pour aller au cinéma avec une copine. Tranquille. Te changer les idées. Tu arrives, tu payes ta place (chère), tu t’installes dans la salle (entre temps tu as vu les affiches des n-films qui vont sortir et dont tu as déjà entendu parler parce que tu bosses dans la comm). Le film commence. Ou plutôt, les bandes annonces. Et surtout, les PUBS. Ta hantise. Car là, tu revois la pub diffusées il y a peu via TaBoitedeComm. Tu vois tes clients, tes propales, tes campagnes.

Le film commence. Tu voudrais bien rentrer dans l’histoire, te prendre au jeu, te laisser glisser dans la légèreté de pensées extérieures.

Soudain, une bouteille de Coca. Tu penses placement de produit. Une montre Seiko. Un MacBook Pro. Une paire de Louboutins.

De retour chez toi (après avoir traversé Paris, ses affiches 4 par 3, ses enseignes), tu allumes la télé. Pour regarder un match de foot (pourquoi pas). Et au lieu d’observer le jeu, ton regard est attiré par les sponsors. Tiens, un nouvel habillage sur la pelouse. Oh, et l’OM a changé de logo !

Pub. Tu zappes sur BFM, histoire d’avoir des infos. Là, un journaliste te parle de la sortie du nouveau Palm, concurrent (in)direct de l’iPhone. Comme en plus de bosser dans la comm’, tu bosses dans la comm sur Internet, l’iPhone pour toi c’est TonJob. Twitter, les appli toussa. Nouveau fail.

Fin du programme. Et hop, achat média, cette émission vous est présentée par un de tes clients. Qui en plus est une marque ayant commencé dans tes locaux. Et vous avez le même investisseur.

Dépité, tu files prendre un bain pour te relaxer. Sur le rebord de la baignoire trône le gel douche Axe du Garçon. Pour qui tu as bossé il y a peu. Tu ouvres ta crème Nivea, pensée pour cette discussion avec une connaissance Twitter responsable comm’ chez Beiersdorf. Tu regardes avec tendresse tes cotons à démaquiller MDD qui ne te rappellent rien (même si tu sais que c’est une MDD).

Au lit. Enfin. Penser à autre chose, discuter avec le Garçon, et dormir.

Le lendemain matin, ton réveil sonne. Les yeux encore collés de sommeil, ton esprit commence à se rattacher aux choses de la journée, d’abord tes fringues, le maquillage, le métro, le thé. Le Garçon se réveille doucement. Tu te penches vers lui pour un dernier câlin, quand il te dit

t’as parlé dans ton sommeil. encore une fois. de TonJob.

Sortez moi de là !

Rendez-vous sur Hellocoton !