Archives | October, 2010

phoque my… non pas cette fois

28 Oct

phoque my… non pas cette fois

Rebonjour petit lecteur, petite lectrice, et ce cher Robert (le petit).

Ce matin, après avoir posté mon fabuleux non au quotidien quotidien, je me rendis à l’autre bout de Paris (deux changements et quelques pas en BANLIEUE hostile) pour un rendez vous pris il y a deux mois et demi, qui…. avait été annulé. Mais on m’avait pas dit. C’est conceptuel, vois tu. Prendre une demie journée de RTT et perdre deux heures (et une grasse mat, hin, quitte à prendre un RTT matinal…) pour aller visiter la Courneuve.

(wé)

Puis le métro était blindé de gosses (vacances scolaires obligent), et cette semaine m’a mise à bout – oui ça arrive, alors j’avais juste envie de péter les dents à quelqu’un, comme ça, pour le plaisir de me défouler.

Après on s’étonne que les parisiens font la gueule.

Et puis il y a eu un chauffeur de métro qui a commencé à nous annoncer qu’on allait à “Asnières, mais pas Tahiti, car vous avez oublié vos maillots de bains”, et autres. Un sourire. Puis au marché, le vendeur de fruits et légumes était un jeune tout sourire, qui voulait me préparer mes sachets “avec amour” et qui m’a offert des tomates cerises. La caissière du G20 m’a souhaité bonne journée. Le fromager ne m’a fait payer “que” 3€20 mon bout de parmesan reggiano.

J’ai fini par retourner bosser (un demi RTT on a dit), et puis je suis tombée sur ça

tu ne seras pas un homme, mon fils

(clique, je te laisse lire)
attention si tu es une femme enceinte, vaut juste peut être mieux pas, future parental advisory explicit content toussa

et tu sais quoi ?

Même si il y a des jours et des semaines où on a l’impression que tout s’accumule, qu’on va exploser en larmes et évacuer le trop plein devant le premier quidam du métro qui nous bousculera, ça remet les choses en place. On se pose, on regarde autour de nous. Et on se dit que merde, malgré les coups de stress, les crises de larmes, les moments de ras le cul et les envies de tout envoyer chier pour aller élever les trolls en Papouasie, comparé à ce qui peut se passer de vraiment grave, elle est vraiment pas si mal, en fait, ma vie.

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dans ton q…uotidien quotidien

28 Oct

dans ton q…uotidien quotidien

(célèbre réponse à la non moins célèbre question: … où ?)

Petit lecteur, petite lectrice, et autres Petits Roberts à la couverture cartonnée, tu n’es pas sans savoir que la vie de tous les jours, c’est parfois chi*nt. Oui, j’ose les (gros) mots, parce que vois tu, en ce moment, mon quotidien est plutôt relou (une vraie parisienne, on a dit). Métro boulot dodo, si j’avais su qu’un jour, ce serait mon tour !

Métro, parce que… souviens toi. Boulot, parce que… MonJob (et qu’il ne suffit pas de vendre l’espace sur mon blog à coup d’articles sponsos pour vivre *disclaimer* ah tiens, d’ailleurs, celui ci en est un *disclaimer*), et Dodo, parce que… le Garçon, c’est le meilleur oreiller du monde (avec option bouillotte incorporée).

Oué mais voilà, MonJob a beau être une bonne raison de me lever chaque matin et de supporter les rames bondées de la 13, il y a des jours où je resterai bien chez moi. Juste histoire de dire “tiens, ce matin, je fais pas comme d’habitude“. Pareil, le métro, si on pouvait, juste de temps en temps, aller bosser en poney, ce serait sympa (tu m’as vue sur un shetland ?).

comme ça, c’est fait

Et puis tant qu’à continuer le casse routine, à choisir je ne rêverai que de voyages, d’îles désertes, et de montagnes de chocolat.

(en vrai, je rêve de MonJob) (sisi, c’est vrai)

On devrait faire grève pour de vraies raisons. Dire mer…credi à la routine, zut au quotidien, phoque à ces journées qui se ressemblent trop ! Se battre pour le droit de changer chaque jour un petit truc, ou d’avoir un jour par semaine où on ferait quelque chose d’un peu fou. Venir déguisé au boulot (Fée Lait le fait super bien), être un mec pour un soir – et draguer des grandes blondes, manger des bonbons toute la journée. (more…)

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problème de jet lag

25 Oct

problème de jet lag

Le week end prochain, on change d’heure. Je me perds toujours dans ce genre de changement. Plus une heure ou moins une heure ? Samedi ou dimanche soir (week end de trois jours oblige) ? On dormira une heure de plus ou une heure de moins ?

En général, c’est la galère. Mais bon, on s’en sort, parce qu’il y a toujours une gentille personne qui vous explique quoi faire (dans quel sens changer l’heure du réveil, combien de temps on dort, toussa), et que les portables modernes, super intelligents (le mien s’appelle Mauricette) le font à votre place.

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peut-on rire de tout ?

22 Oct

peut-on rire de tout ?

Non, ceci n’est pas le sujet de philo pour les littéraires, mais la question que pourrait poser Gaspard Proust, humoriste grinçant, ou qu’on pourrait se poser en allant voir son spectacle.

Gaspard Proust, je l’avais découvert l’an dernier lors d’un sketch au Caveau de la République, au milieu d’un spectacle composé de sketches, dont l’humour consistait à taper plus ou moins violemment sur le gouvernement et la droite. En mettant de côté mes orientations, je suis passablement insensible à l’humour politique (ça me gave en fait). La seule personne ayant réussi à me dérider ce soir là, fut donc… Gaspard Proust.

Entre temps, il a fait du chemin. Petit protégé de Ruquier (que je n’apprécie pourtant pas plus que ça), il se retrouve aujourd’hui en représentation (toutes complètes) à l’Européen (place de Clichy, Paris 17e), et très prochainement en prolongation à… La Cigale.

Rien que ça.

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strange war

19 Oct

strange war

- On ne peut pas se voir ce week end, tu sais bien, les transports sont complètement bloqués.

Elle habite à  trois cent kilomètres de Paris, et c’était son anniversaire, mais nous n’irons sûrement pas. Les TGV ne roulent plus. Les voitures en panne sèche, échouées sur les bords des routes dans une dernière tentative de faire quelques courses. Pour les provinciaux, cela fait déjà quelques jours que tout s’est figé. Quelques bus municipaux assurent encore les trajets entre les villages les plus isolés et les centres villes, mais la plupart des gens se sont résignés. Enfermés chez eux avec les quelques boites de conserve qu’il leur reste, et les légumes de leur potager. La plupart ont cessé d’aller travailler, les enfants ne vont plus à l’école – de toute façon les derniers profs qui ne faisaient pas grève ne peuvent plus venir, et on se contente de prendre des nouvelles de l’extérieur via Internet et le téléphone. Les gamins sont heureux, on a regonflé les chambres à air des vélos, les routes sont vidées, ils se retrouvent sur les terrains de foot du village pour jouer.

A Paris, on commence à ressentir la pénurie. Il est devenu difficile de trouver un taxi, surtout la nuit, et les bus de la RATP commencent à donner signe de faiblesse. Si la grève et le “service minimum” a permis de tirer sur les réserves, la plupart des particuliers ont remisé leur voiture au garage – pour ceux qui en ont. Les métros roulent toujours, et c’est chaque matin l’émeute pour trouver une place dans les rames bondées. Malgré l’arrêt pratiquement complet des RER, dans Paris, on circule encore. Velib et scooters à trois, voire quatre personnes, tout est bon pour se déplacer. Car on continue à travailler, malgré le bruit des manifs et les barricades des lycéens qui se sont étalées jusque dans les rues. La journée, ces derniers se caillassent face aux flics, des files de camions de pompier sont pris d’assaut par les usagers qui trouvent injuste que la fonction publique – pourtant gréviste majoritaire – aie encore accès au carburant.

C’est déjà l’hiver. Chez certains qui ne s’y sont pas pris à l’avance, il n’y aura pas de fioul. Pas de chauffage. Pas d’électricité. On commence à se dire ne verra pas la famille à Noël faute de pouvoir voyager. Le pays est bloqué. Seul quelques TGV chaque jour, plus aucun avion. Dans les aéroports vides, quelques touristes russes, plus une rouble en poche, squattent les bancs faute de pouvoir dormir ailleurs. En attendant que ça passe.

Ca.

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