le jour où je n’ai rien acheté chez topshop
16 Feb
Salut, petit lecteur, petite lectrice, et autres shorts à sequins. Voilà, je t’écris from London, en direct de à quelques pas de Oxford Circus, qui est comme toute fashionista qui se respecte le sait, le centre géographique du shopping de grandes enseignes à Londres (oui je mets de côté Covent Garden, Picadilly, et autres quartiers underground). Non, Oxford Circus – et Oxford Street -, c’est plutôt Zara, Harrod’s, Seflridges, Nike Town, Urban Outfitters, H&M, Gap, Benetton, Esprit… l’équivalent de notre Boulevard Haussmann national.
Bref, je ne vais pas te dresser une cartographie détaillée des boutiques londoniennes, allons droit au sujet qui nous amène: Topshop. THE enseigne british qu’on aimerait bien avoir en France un jour, que même les Suédois ont adoptée et que c’est vraiment pas juste. Topshop, THE magasin londonien où on trouve 5 immenses étages de fringues, chaussures, sacs, accessoires et trucs en tous genres, pour femmes, hommes, grande, petites, et futures mamans. Une sorte de Asos IRL, quoi.
La première fois que je suis passée à Londres pour MonJob, c’était un été, il y a 2 ans. C’est là que j’ai découvert Topshop. Le temple de la sape, version british. Des trucs dans tous les sens, des filles lookées de partout, des kilomètres de cintres et de tissus colorés. Le paradis de la modasse. Ma deuxième rencontre avec Topshop a eu lieu à Göteborg (Suède, NDLR), où j’avais trouvé THE jean parfait. J’étais donc un peu toute excitée de revenir sur le lieu du crime.
Sauf que cette fois, pas de délire en tous sens, pas de cris intérieurs, pas de jouissance shoppinguesque. Je suis ressortie les mains vides, après avoir essayé une pauvre robe qui était très mignonne, mais que non, décemment, je ne pourrais pas porter à Paris.
C’est là l’explication du pourquoi, en fait, Topshop est une chimère que nous autres françaises n’atteindront jamais – ou presque, parce que nous n’osons pas. Que je te raconte…

Tu arrives donc dans Topshop. Là, la modasse en toi pousse des petits cris internes, genre hi hi hiiiii, parce que c’est un peu the place to shop (quoi je l’ai déjà dit ?). Tu t’engages dans l’escalator, direction le -1 floor. Rayon denim, tu manques de t’évanouir devant la diversité des coloris et des coupes. Tu continues, des robes, des tops, des pantalons, des shorts, des boxers, des pulls, des gilets, des cardigans, des jupes, et les chaussureeeesss !
Et puis tu commences à chercher un truc qui pourrait te plaire, un truc à essayer, un truc à acheter parce que bon, tu viens pas souvent à Londres quand même, ce serait con de repartir les mains vides, et puis on va tous à Londres pour shopper. Tu attrapes un pull, et puis non en fait, trop bizarrement coupé. Et cette petite robe super jolie ? Est ce que vraiment la couleur rose va t’aller… ? Oooh une super jupe ! Quoi qu’un peu courte. Un jean ? Rouge, tant qu’on y est (des jeans couleur jeans on en trouve aussi à Paris). Rouge… pour mettre avec quoi ? Est ce que vraiment tu le porteras ?
Voilà, on y est. Au bout de 20 minutes à tourner virer dans les rayons en accrochant – décrochant du regard chacune des fringues qui t’entourent, tu réalises une chose: tu as beau être fan des looks des filles ici, non, clairement tu n’oseras jamais porter ce short ras les fesses, cette robe à imprimés violet, ce top à tête de chaton ou ce jean jaune fluo. Les chaussures ont beau être superbes, elles sont aussi vertigineuses, et porter ça (outre le risque d’y perdre une cheville) serait s’associer à un pur look Zahia.
La vérité, c’est que Topshop, c’est parfait pour Londres, mais pas portable à Paris, à moins d’acheter la moitié du magasin pour avoir le total look hipstero-londonienne (et de l’assumer). Tu termines donc, dépitée, ton tour de rayons, avec un coup d’oeil aux sacs (qui sont quand même trop beaux, mais non, t’as pas 90£ à sortir, là tout de suite).
Je suis donc sortie les mains vides. Mais je peux vous dire qu‘ici c’est déjà la collection printemps-été, ce qui m’a pas trop motivée à acheter non plus (cela dit il fait 10°C et j’ai vu des filles en débardeur dans la rue), et qu’en Juillet 2012 on portera du pastel du fluo, et qu’on montrera son nombril.
90′s rules…
you see what I mean ?
























J’ai eu la même réaction en allant à Topshop à Dublin ! C’était immense, mais… trop “british”, trop court, les talons trop hauts… Bref, je suis complètement d’accord avec toi : ça passe pour les anglaises qui n’ont pas froid (aux yeux/aux jambes/…) mais pour les françaises, c’est pas assez “classiques”.
Par contre leurs bijoux fantaisie sont trop beaux *_*
J’y étais il y a 2 semaines et j’ai eu la même déception. J’ai eu l’impression d’avoir pris 10 ans d’un coup.
Mon souvenir était pourtant bon mais cette collection 2012 ne m’a pas inspiré… dommage
@Muze les accessoires sont tops !! et les chapeaux…
@Stelyst @Muze en fait j’en discutais avec une collègue (pas anglaise qui bosse là bas) elle me disait la même chose, cette année c’est vraiment spé ! :/ si ça se trouve on aura la même chose en France dans 2 mois… :(
Waoh. Autant j’aime la couleur, autant j’ai d’affinité ni avec le pastel ni avec le fluo. Mon truc, c’est plutôt entre deux, supeeer. Mais bon, je crois avoir remarqué qu’on aura quand même pas mal de tons corail comme l’an dernier, et du bleu marine encore ? Je trouverai mon bonheur là dedans, je crois. Sauf si d’ici là je me lie d’amour avec un stabilo, pourquoi pas !
Bon j’arrête d’écrire des conneries, à la base je venais pour dire que, selon moi, pour les pompes on a le même délire chez Zara : qui peut mettre leurs talons de 15cm, sérieux ? À la première rue pavée que tu croises tu finis sur le popotin, non ?
Mon rêve c’est d’aller chez Primark où là tu peux te lâcher vu les petits prix. TopShop c’est de plus en plus cher.