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le jour où je suis allée chez Mickey

10 Mar

le jour où je suis allée chez Mickey

Alors là, tu comprends rien au titre, et tu te dis “mais de WHAT elle parle ?” (parce que tu es soooo bilingual, isn’t it ?).

Et je te réponds, mais c’est pourtant simple, chez Mickey, c’est Disneyland Paris !!

(avant, ça s’appelait EuroDisney. peut être t’en souviens tu, petit lecteur, toi qui a rêvé d’aller voir la Grande Parade et vu les pubs pour Space Mountain à la télé. et puis ils ont changé. me demande pas pourquoi. peut être l’ambiance Pariissss so French, ou la similitude avec EuropaPark, un vrai parc d’attractions pour grown up avec des vrais manèges qui te secouent pour de bon et des fausses Bakerei françaises)

J’ai donc été chez Mickey. Un dimanche de Mars, par -3°C et grand soleil. J’installe le décor, tu vois, parce que ça justifie à lui seul la raison d’être de ce post. En résumé: c’était blindé. Minimum 30 minutes d’attente aux attractions les plus moisies (comprenez, celles où t’as pas envie d’aller), et jusqu’à 2 heures et quelques pour des trucs un peu plus funs.

Alors là il y a un truc qui me dépasse avec Disney. D’abord, pourquoi donc les gens décident de venir à Disney un jour où on se pèle le c*l ??? Genre c’est fun de faire la queue pendant 2 heures dans le vent glacial (non j’exagère pas) de Marne la Vallée.

Youhou.

Ok, nous aussi, on y était. Mais on avait pas le choix tu vois.

Autre truc, qui me dépasse encore plus. Pourquoi emmener ton gosse de trois ans et demi (et encore je suis gentille) voir Mickey ? C’est que Disney, c’est un truc pour âge tendre, ok, mais quand même. Entre 6 et 14 ans, ça passe encore (14 ans c’est pour atteindre les 1m32 minimum pour faire Space Mountain). Plus jeune, sérieusement, c’est pas gérable. Le gosse qui couine comme il peut parce qu’il fait froid, et qu’il a peur de Dingo, et que de toute façon il croit que dans Le Monde de Némo, le héros, c’est Doris (le poisson lune amnésique. si, souviens toi…). Résultat, au bout de la dixième minute d’attente pour Peter Pan, le minot engoncé dans sa poussette et sa couverture polaire “Baloo” (achetée à Disney parce que Papa Maman n’avaient pas prévu qu’il ferait -3°C), se met à chialer et à couler du nez.

Super, toi t’es à côté, tranquille, quand soudain un machin sous couverture se met à hurler à la mort. Bon. Zen.

Parmi les visiteurs qu’on peut croiser chez Mickey, en plus des familles avec plus ou moins d’enfants d’âges divers qui monopolisent les quelques tables disponibles des fast food, il y a les groupes d’ados. Enfin, ados, genre 14-15 ans. L’âge où tu commences à affirmer ta vraie personnalité, tu vois. L’âge où tu peux pas t’empêcher de glousser tant que tu peux si tu es une fille, et de crier le plus fort possible avec ta voix de semi bébé si tu es un garçon. C’est que faut montrer aux filles qu’on est des mecs, des vrais. Trois poil au cul et ça se sent plus pisser, comme disait une copine. Et alors eux, va les calmer quand ils te font du rentre-dedans parce que Space Mountain, quand même, ça fait peur, et qu’il faut en discuter tout du long (et sauter partout, mais ça j’ai pas encore compris l’utilité).

Enfin, à Disney, il n’y a pas que les visiteurs qui font de ta visite une aventure. C’est à dire que sur un plan marketing ils ont réussi, les mecs de Disney, à nous faire vivre un vrai truc expérientiel (décidasse à Marcel). Il y a un bouquin de marketeux qui disait qu’un truc qui génère de la conversation, c’est par exemple un restaurant à Montréal qui sert un plat typique de là bas, et pour lequel il y a toujours la queue. Le mec explique que ça fait partie de l’expérience, attendre sous la neige Montréalaise. Bon.

Pour le coup, Disney, c’est totalement de l’expérience. Ambiance tournez manège. Si vous y êtes déjà allé, vous savez, ces files d’attente à surprises, où tu penses être à 10 mètres de l’entrée mais en fait non, ya une feinte, ya encore trois serpentins de 50 mètres de long avant. Arrivé enfin à l’entrée du machin, super t’es content tu sauterais presque de joie (bon déjà tu vas plus te geler les mains, et ça c’est cool). Mais la déception est à la hauteur de ta joie furtive, car en fait, à l’intérieur, il y a encore un tas de sinuosités à traverser avant de toucher le Saint Graal…

Je ne sais pas QUI a inventé les files d’attente Disney, mais je lui tire mon chapeau. Comment réguler le flux des gens ? En faisant une queue interminable.

Disney, donc, c’est une aventure à part entière. Quand tu repars de là, des souvenirs plein la tête, tu te remémores avec émotions l’odeur des pop corns et des frites; les cris des enfants fatigués; l’image de ces looks bariolés, moustachus, chevelus, percés, issus de la France – et du Monde ! – entier. Sur toi, les traces de la lutte pour entrer en premier dans le wagon de Space Moutain. Dans ton ventre, la digestion difficile du hot dog du midi. Mais malgré tout ça, Disney, tu es content d’y être allé.

CQFD

PS: Merci aux Tortues pour cette journée toute de même très chouette ;)

podium

4 Mar

podium

Il est dit qu’on a tous un sosie qui traine de par ce (petit) monde. Plus ou moins, quoi. Pour ma part, dès qu’on me dit que je ressemble à, je suis du genre hyper sceptique. Alors on m’a sorti Kirsten Dunst (sur une photo où je me ressemble pas, mais c’est flatteur), Drew Barrymore (ah ?) ou encore Madeline Zima (Mia, de Californication… mais WTF ???).

Il y a aussi eu mon ancienne coiffeuse Aixoise, ex de mon ex, qui avait un faux air de moi même (surtout après que je me sois teint les cheveux), mais de loin (et comme diraient certains, “à contre jour en boite de nuit“).

Jusque là donc, rien qui ne me perturbe plus que ça. J’étais unique.

Je dis j’étais. Car ce matin, je reçois un DM (message privé sur Twitter, NDLR) de Mylène, que j’ai rencontrée quelques fois, qui me dit

au fait, ça fait un moment que j’y pense ! tu ressembles trop à cette fille ! (ou l’inverse!)  http://www.slanellestyle.blogspot.com/

Alors bien sûr je prends ma nonchalance naturelle dans ce genre de situation et m’apprête à nier. Parce que bon, il faut l’avouer, j’aime pas ressembler à quelqu’un. C’est mieux d’être unique, non ? Je clique donc innocemment sur le lien et tombe sur le blog de cette demoiselle… et là, j’hallucine. Parce qu’effectivement, il y a des photos où c’est moi ! Le visage, la coupe, le profil, impressionnant !

Genre LA !

Et en plus, elle a les mêmes lunettes que moi !!

Voilà, je reste traumatisée depuis tout à l’heure. J’ai partagé l’info avec mes stagiaires qui valident. Je suppose que tous ceux qui me connaissent “IRL” valideront.

Alors bon, il y a des différences, mais poua…

Je dois l’assumer, et Slanelle, je te l’annonce aujourd’hui, tu as un sosie,  ou presque.

Et je vais être obligée d’ajouter un nouveau blog Mode dans mes flux RSS.

Je vais pas m’en remettre je crois…

soupe à la courgette, la guerre de la cuisine

16 Feb

soupe à la courgette, la guerre de la cuisine

Un jour, j’ai tenté de me transformer en bloggeuse cuisine. Un jour, genre hier soir, lorsque lancée dans un excès de motivation hivernesque qu’aucun commentaire désobligeant sur Twitter n’a pu atténuer, je décidais de faire de la soupe.

Tadam.

Je sais, ça a l’air étrange vu comme ça. J’ai 23 ans, je mange de la soupe.  Et je dois être une fille bizarre, car j’aime des trucs verts et pas bons comme les épinards, les brocolis, ou les choux de Bruxelles. Et j’aime la soupe (enfin certaines, ne me parlez pas de navets/carottes/poireaux hin !). Et puis si on prend en compte mon hygiène de vie foireuse et mon alimentation équilibrée entre MacDo, pâtes et surgelés, la soupe, c’est une bonne idée, surtout quand il fait – 3°C depuis trois mois.

(et j’ai beau avoir vécu à Marseille, j’exagère pas là)

Je me mis d’abord en recherche de recettes. Et d’après MonJob, les blogs cuisine sont une mine d’informations recettes diverses et variées. Je trouvais donc chez quelques bloggeuses bien avisées des recettes de soupes à la courgette.

Ne me demandez pas pourquoi, j’adore les courgettes. Et hier soir, j’ai eu une envie subite. Bon.

Recettes trouvées et imprimées, je filais au Picard le plus proche.

Oui, Picard. Parce que les courgettes, c’est pas de saison, et pas question que je mette 30€/kilo pour des courgettes sans goût. Bon.

Au Picard, je craquais sur un paquet de choux fleurs qui me faisait de l’oeil, perdu au fond de son congélateur. Ce serait donc une soupe courgettes-choux fleurs-Boursin.

Arrivée chez moi, une grande question restait en suspens : y-avait il un mixeur en état de marche ? C’est à dire que pour rappel, chez moi n’est pas vraiment chez moi. Sans rentrer dans le détail de ma vie immobilière, je squatte la cuisine – et la salle de bains – du Garçon. Qui me vit donc arriver avec mes sacs de surgelés et ma motivation dans SA cuisine, et sortit gentiment son robot mixeur du placard.

Va faire autre chose, je lui dis. Parce que moi, la cuisine, faut pas m’embêter. Qu’on me laisse mettre tout en bordel, je range après, mais qu’on me dérange pas pendant l’acte. La cuisine, c’est sérieux.

Je m’attaquais donc au chantier. Mis mon litre d’eau à bouillir (tu crois que ça fait un litre ? demandais je au Garçon, qui ne savait pas – ou ne voulait pas s’immiscer dans mon activité culinaire, de peur d’être pris pour responsable d’un ratage potentiel – et il avait raison), le bouillon cube dedans, les courgettes en rondelles, les choux fleurs.

Paf plic ploc, ont fait les machins gelés en plongeant dans l’eau bouillante.

Glou glou glouu, a fait l’eau en bouillant de plus belle.

Mixer old school trop vintage

Mixer old school trop vintage

Et vint le moment de mixer. J’attrapais le mixeur (un truc old school qui mixe directement dans la casserole) et trempais le machin dans la mixture de légumes flottés/bouillis. Et vroum, un coup de mixer. Et Re Vroum, un deuxième coup de mixer. Au troisième coup, le machin se rebella et remonta subitement à la surface.

Et là, c’est le drame.

Parce qu’un mixeur vibrant qui remonte à la surface d’une soupe en pleine mixation, ça éclabousse. J’ai donc repeint la cuisine du Garçon, en vert et blanc. Valérie Damidot représente, en version légumes semi mixés à moitié bouillis.

Le garçon leva la tête de son ordinateur. Avant même qu’il ait pu ouvrir la bouche pour râler demander ce qui se passait, je hurlais “naan dis rien je fais la soupe pour la première fois je vais tout nettoyer !!” (je l’ai dit, faut pas m’embêter quand je cuisine, et là c’était ce qui s’appelle en flagrant délit de bousillage de cuisine). Le Garçon est patient. Il ne broncha pas et me laissa finir mon affaire.

Je finis ma soupe après un bon coup d’éponge (c’est que ça gicle fort, ce machin !) et un pull Zara en soie constellé de morceaux de courgette. La classe totale de la fille qui se met à la cuisine sans penser à mettre un tablier. FAIL.

En conclusion, la soupe n’était pas (trop) mauvaise, et le Garçon a soutenu mes efforts en me félicitant (c’est meilleur que les soupes toutes prêtes, il a dit). La cuisine étant (à peu près) nettoyée, on a donc pu finir de regarder Han Solo et Luke bousiller des Stromtroopers en paix (et une médaille de Bronze en Snowboardercross, mais j’ai bien compris que vous vous fichiez de connaitre ma nouvelle addiction aux JOs, donc tanpis je raconte pas).

Teasing: Ceci n’est qu’une introduction à mes nouveaux talents de cuisinière. Il y a peu, j’ai fait des macarons… mais j’y reviendrai !

Ce post est dédicacé à l’auteur du commentaire désobligeant, et au Garçon qui m’a soutenue jusqu’au bout (ou presque).

go Jayz, go ! ou: le jour où j’ai regardé du sport à la télé

15 Feb

go Jayz, go ! ou: le jour où j’ai regardé du sport à la télé

Ce post a deux titres. Celui qui assume, et celui qui n’assume pas. C’est que la vie à deux, parfois, c’est dur.

Je vous explique.

Deux raisons à ce post.

Raison numéro 1: vous le savez sûrement, en ce moment, c’est les JO à Vancouver. Jeux Olympiques d’hiver, avec du sport dedans, et du froid. Du ski. De la neige. De la luge. Du patinage artistique. Des trucs comme ça, quoi.

Raison numéro 2: je vis avec un sportif. Oui, il faut que je l’assume enfin sur ce blog, le Garçon est un dérivé de STAPS agrémenté Marketing Sportif. Ya de quoi faire, là dedans, avec un lourd passif de (non je le dirai pas…) mec qui court derrière un ballon rond sur un terrain avec 11 autres Gusses en maillot et crampons. Ca va qu’il a l’air normal, quand on le croise dans la rue, comme ça. Bon.

(et puis il est pas chiant avec son sport, et puis j’ai connu TELLEMENT pire)

Face à un milieu hostile des centres d’intérêts différents de mes centres d’intérêt, j’ai donc dû m’adapter. Trouver un attrait à Infosports (le présentateur est plutôt bogoss). Au foot (vous ai je parlé de Yoann Gourcuff ? Non ?), qui est aussi le centre des discussions de certains collègues (waaa t’as vu le but de Machin face à Truc ? géant !! – j’ai un collègue Bordelais). Et récemment, aux JO.

Aller, j’avoue. Les JO d’hiver, c’est chouette. Mis de côté le curling et la luge, ya de quoi regarder. Version Bobsleigh, en souvenir de Rasta Rocket. Ou Ski Acrobatique de Bosses (enfin ils appellent ça “Freestyle Ski“, mais des freestyleurs qui skient old school, je connais pas…). Ou encore le patinage artistique, quand c’est le programme libre et que Candeloro/Monfort se la ferment un peu.

Et puis hier, j’ai découvert une nouvelle facette des JO. Le ski nordique, ou plus communément ski de fond.

Tada.

Oué je sais, ça donne pas envie, à première vue, quarante mecs qui courent sur des skis bizarres en combi moulante, bon, pas so sexy. Mais pour ceux qui ont regardé les 10 km hommes hier soir, vous pouvez comprendre de quoi je parle.

Parce que bon, j’aime pas (trop) le sport à la télé, mais il faut le dire, la finale de l’Euro 2000 (quoi ça date ?), j’ai versé ma petite larme, toute seule devant ma télé. Et la Coupe du Monde de Rugby, j’étais devant l’écran géant du Vieux Port à Marseille à trembler et hurler avec la foule à chaque action.

Alors hier soir, comment vous dire, malgré mon semi coma post week end malade, et les commentaires de merde des reporters de France 2/3, j’étais scotchée devant mon écran. En mode vas y que je crie quand l’autre Japonais qu’on avait pas vu arriver passe devant. Et que ce p*tain d’Italien coupait la route à notre petit Français. Et enfin, ce superbe -que dis je, magnifique- sprint de fin, où Jason Lamy Chappuis a défoncé l’américain.

Waow.

Oui, parfois, je sors de mon corps de fille qui ne s’intéresse pas – vraiment – au sport dans la télé, et je reste bouche bée et pleine d’émoi devant les performances de certains sportifs.

Et les commentaires du ski acrobatique/de bosses/fresstyle old school ont eu beau être nazes derrière, ça n’a rien gâché du spectacle.

Voué.

Je n’ai qu’une chose à dire, ou plutôt deux :

Bravo Jason.

Et virez moi ces commentateurs de merde, qu’on puisse enfin apprécier.

une histoire de chaussettes

9 Feb

une histoire de chaussettes

J’écris de la mierde, me disais je hier. Pour de bon. Un post sur un pull moche pour boucler un lundi, c’est le fail absolu. J’avoue. Et j’avoue aussi, aujourd’hui je voulais vous parler littérature. Bouquin. E-book, même. Science fiction. Roman d’anticipation.

Toussa.

Mais j’ai la flemme.

Et puis un joli post chez Jules m’a fait me souvenir d’un autre post, et de ma décision de rédiger un post sur un vrai sujet. Le genre qui nous concerne tous (et toutes) (sauf si vous vives dans les îles lointaines où on porte des tongues toute l’année, mais là ça m’énerverait, et puis c’est dommage parce que les bottes et les sneakers, c’est chouette)

Bref.

Aujourd’hui, je voudrais parler chaussettes.

Tu sais, le truc en tissu qui couvre tes orteils, pour cacher tes doigts de pieds de hobbit, ou ton vernis écaillé.

C’est utile, les chaussettes. Et on a tendance à l’oublier, mais on leur doit beaucoup. Je veux dire, pensez y cinq minutes.

** pose méditation **

Sans cette fabuleuse invention, on attrape des ampoules. On a froid aux pieds. Grâce à elles, peut enfin porter des chaussures ouvertes en hiver. Sans oublier que la chaussette est l’accessoire phare des soirées/dimanches après midi de looze, lorsque, seul(e) sur ton canapé, recouvert(e) d’un plaid en polaire, tu regardes la rediffusion de Super Nanny: un Week End pour rechercher Pascal le Grand Frère, Relooking Extrême pour une Nouvelle Star, ou L’Amour est dans la Ferme de Pekin Express.

La chaussette est aussi le Plus Un (+1) de la chaussure. Sisi. On dit souvent que le pied fait le moine, et que le checking des chaussures donne un aperçu de celui qui les porte. Et si cordonnier bien avisé n’est pas le mieux chaussé, mais en vaut deux (pieds), les chaussettes sont un deuxième coup d’oeil à ajouter à la panoplie. C’est là qu’on reconnait celui qui a de l’éducation… et les autres. Suivez mon regard vers la chaussette blanche, l’interdite. Et de l’autre côté, du mec qui assorti chemise et chaussettes, soulignant ainsi sa classe naturelle.

(bien évidemment, mesdemoiselles, si ledit  bien-chaussé bien-chaussetté arbore de longs ongles noirs et rongés (rayez la mention inutile), fuyez. Ledit mâle crados finira pas découvrir les mêmes pieds dégoûtants cachés sous ses jolies chaussettes)

Parfois, pourtant, la chaussette est traitre. En version “trou au bout de l’orteil“, juste le jour où tu as visite chez ton médecin super sexy. La classe, le trou, avec le petit orteil qui dit merde à l’autre. La chaussette, c’est aussi l’accessoire dont on se passerait bien lors du strip tease préliminaire à toute relation (sexuelle). Focus et attention ciblée sur la peur d’oublier de les enlever. Et qui dit déshabillage mutuel dit “qui doit enlever les chaussettes de l’autre ?“. Les odeurs. Les pieds moites. Toussa. Le voyageur avisé pensera aussi à ce moment d’intense intimité lorsqu’à l’aéroport, les gentils policiers te demandent d’enlever tes chaussures pour passer le portique qui dit ayatolla. Soudain, ton pouls s’accélère et tes mains deviennent moites. Parce que tu es en voyages d’affaires avec ton boss/en trip amoureux/avec ta belle mère, et que ce jour là tu as commis l’impair à ne pas commettre.

Tu as mis des chaussettes désassorties

Si.

Genre une grise, une rose.

C’est là qu’on en vient au fait. Souligné par Jules dans sa déclaration d’amour et de guerre à cet objet de haine et de désir. La chaussette, pour se venger du tort qu’on lui fait et des sévices subits (pensez qu’on lui marche dessus à longueur de journée), a comme particularité de se désolidariser de sa concubine.

Mais une chaussette seule, à quoi ça sert ?

Vous l’avez sur le bout de la langue: à rien.

Voilà.

A ce propos, Jules propose une solution : achetez des chaussettes de couleurs. Ca oui, pour le style (nous l’avons dit). Mais pas seulement. Seulement, pensez y, la chaussette a la vengeance mesquine, à hauteur de sa situation géographique (sauf si vous marchez sur les mains), et vous joue des tours, en perdant sa collègue dans le panier à linge. Couleur ou non, si l’une et l’autre se trouvent lavées séparément, on risque la scission définitive.

A quoi il y a une parade. La seule que je connaisse, qui ne paye pas de mine mais qui a assuré son efficacité à travers les âges.

Il suffit d’accrocher ses chaussettes ensemble lorsque vous les mettez dans le linge sale.

C’est tout con.

Au moment de les laver, il y a ma technique : vous les laissez attachées, ou la technique du Garçon, qui les sépare. Moi j’ai la flemme.

CQFD