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le temps des fleurs

25 Mar

le temps des fleurs

Ca y est c’est le printemps !

Oui je sais vous savez, Evelyne Dhéliat n’arrête pas de le répéter (ainsi que toute votre timeline Twitter), mais il est utile de le notifier: il fait 21°C à Paris cet après midi, on mange en terrasse sur les bords de trottoir, et on a ressorti les escarpins.

Le printemps c’est bien, il fait doux, beau, les jours rallongent. Mais. Car il y a toujours un mais. Chez les filles de mon espèce, l’arrivée du printemps est aussi liée à un second phénomène un peu moins sympathique (quoique): la fouille du placard pour réhabiliter les tenues printanières.

Explications pour vous, les hommes (Mennen like): nous autres êtres à jambes lisses et graisses pectorales ne nous contentons pas de deux types de tenues interchangeables selon la saison, ie baskets-jean-pull en hiver et tongues-short-tshirt en été. Non. Comme vous avez pu le remarquer dans le placard de l’aimée (ou de votre soeur), nous avons ce qui s’appelle des tenues de “demi saison”, propres à couvrir nos besoins en terme de frilosité tout en apportant une impression suffisante de légèreté et de décolleté au vu des premiers rayons du soleil.

C’est donc avec l’arrivée du printemps que chaque fille dotée d’un dressing digne de ce nom (c’est à dire nombre d’entre nous) (cliché quand tu nous tiens) replonge dans les tréfonds de ses étagères/cintres/boites à chaussures. En général, ce genre d’expédition nous prend le soir, au moment de choisir ses fringues pour le lendemain, après trois jours de soleil et douceur de vivre durant lesquels on s’est dit “mais j’ai CHAUD !”. Devant notre placard nous voilà donc en train de chercher à se confectionner une tenue adaptée à la saison, et d’étaler toutes ses fringues dans la chambre pour reconstituer des looks un peu plus printaniers.

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jean paul m’a riniere

8 Nov

jean paul m’a riniere
(du verbe se rinier, à l’imparfait du subjonctif, et accordé à ma personne féminine – CQFD)

Jeudi dernier, j’ai acheté une marinière. En fait j’en ai même acheté deux. Mais ce n’est pas comme ça que devrait commencer ce post. Commençons par le commencement.

Au commencement était le verbe (…) et le septième jour Il se reposa, Jésus fût crucifié, Mahomet reçu la visite d’Allah, Charles Martel bouta les Arabes hors de France, Louis XIV fit construire le château de Versailles, on découvrit les Amériques, Hitler envahit la Pologne et le débarquement des Alliés l’obligea à se suicider dans un bunker, Nicolas Sarkozy fût élu Président de la France et se maria avec Carla.

Et puis un jour, un mec décida que ce serait la mode des marinières. Toutes les modasses de France et de Navarre se mirent à arborer des marinières avec plus ou moins de réussite. Et moi, pauvre de moi, qui adoooore les marinières (sisi, et ce bien avant l’invasion des modasses à rayures) je me retrouvais à ne pas acheter de marinière, parce que tout le monde en porte. Oui, parfois, lorsqu’une mode se répand à vitesse grand V, ça m’énerve. Même si le vêtement en question me plait, je fais un genre de blocage carte bleue-ique: je me jure sur la tête de mon dressing que je ne cèderai pas aux sirènes de la mode.

Il en a donc été ainsi pour la marinière. Combien de fois suis je tombée en pamoison devant ces rayures bleues nonchalamment disposées sur une étagère de magasin ? Combien de fois ai je dû retenir ma main qui s’avançait vers les versions multiples et variées des rayures – déclinées en robes, pull, collants, jupe, t shirt et autres accessoires  ?

J’ai été forte. Je n’ai pas cédé. Jusqu’à ce jour maudit où je reçu l’invitation de Jean Paul.

Enfin, pour être exacte, c’est le Garçon, en bloggeur mode ultime, qui l’a reçu. Car il est de notoriété publique que Jean Paul préfère les hommes musculeux et poilus, partie de la population dont je ne fais pas partie. En bonne +1, je promis d’accompagner le Garçon dans le temple de la Terrible Party. C’était sans savoir que cette soirée était placée sous le signe des… rayures.

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moda modae modarum

22 Sep

moda modae modarum
petit lecteur lettré, tu as bien  sûr reconnu les célèbres déclinaisons latines de ton adolescence, adaptées au milieu non moins intellectuel et culturel que la mode

Petits lecteur, petite lectrice, tomme de brebis, vous êtes sûrement sans savoir que le Garçon, après avoir fait une tentative en cuisine, s’est reconverti en bloggeur mode. Oué. On aurait presque du mal à y croire, tellement son armoire était remplie de choses peu mettables, et tellement son amour pour le shopping était faible. Et puis les mois ont passé, la vie commune et mon addiction aux oripeaux n’a pas tardé à influencer ses centres d’intérêts. Ne manquait plus que la fréquentation de bloggeurs mode (des vrais) et c’en était fini de son allégeance à la liberté vestimentaire.

Voilà comment le Garçon s’est réveillé un jour en me disant “je veux ouvrir un blog mode”.

Je n’y suis donc pour rien (ou presque).

Sauf que le Garçon ne lisait pas de blogs mode. Et que, ne travaillant pas dans ce joli monde rose et bisounours de la blogosphère, il n’avait pas forcément le temps de suivre les tendances et autres trends dont regorgent les blogs mode d’ici et d’ailleurs. Je me transformais donc en consultante es blog mode. Es mode tout court, en fait. Un boulot loin d’être facile.

Essayez donc d’expliquer à votre cher et tendre que oui les pantalons roulottés/remontés/ourletés c’est trendy cet été, et que non même si l’espadrille est à la mode, ce n’est pas un truc qui se porte en dehors du Cap Ferret (et encore). Heureusement qu’il est bon public pour ce genre de tendances au bon goût discutables. C’est plus difficile par contre de lui inculquer les bases de la modasserie féminine (mardi soir, grâce à Coline, il a découvert ce qu’était un headband). Le compensé, c’est lorsqu’il n’y a pas de trou entre le talon et la semelle. Les longs pendentifs s’appellent des sautoirs. Cet été la mode est au look campagne liberty. Et plus si affinité.

C’est qu’il est devenu presque aussi bon que moi à traquer les fashion faux pas et autres looks improbables. Du style les leggings/collants transparents des Suédoises, et leurs bottes de pluie.

flippant

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la mode la mode la mode

10 Sep

la mode la mode la mode

Il y a des jours où j’ai pas le moral. Je m’emmitoufle dans un gros pull, baskets, jean. D’autres où j’ai envie d’être sexy, talons, jupe, chemisier. Des jours où je voudrais ressembler aux filles des magazines. Des jours où je veux faire la femme, et ceux où je préfère avoir l’air d’une lycéenne. Des jours avec. Des jours sans. Des jours à jongler avec mes fringues, les accessoires, les pantalons, les t shirts, les chaussures. Les sacs, le maquillage, la coiffure.

La mode.

Il y a ceux qui disent que c’est superficiel. Tes fringues ne disent rien sur toi. Ce n’est que l’apparence. Il y celles qui copient les tendances, bêtement. C’est l’année de la fourrure ! Du cuir ! Du sabot !

Débiles.

Le look n’est pas qu’une apparence. C’est derrière celle ci qu’on se cache, qu’on s’invente un personnage. Entretien d’embauche, s’adapter à son milieu pour mieux coller au poste; soirée branchée, et c’est l’occasion de sortir les tenues qu’on n’oserait jamais. Le moral au plus bas, peut être le moment de jouer la femme fatale, robe, talons aiguille, rimmel et bouge rouge pour que les regards s’attardent sur nous, pour retrouver un semblant d’estime.

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le forum des clichés

29 Apr

le forum des clichés
(Gad sort de ce corps !)*

Je continue mes comparaisons pourries bonjour. Petit lecteur, il est aujourd’hui une nouvelle vérité sur laquelle je veux faire la lumière.

(plus le temps passe ici et moins je sais parler français…)

Dénonciation:

Un des (nombreux) clichés sur les Italiens est qu’ils sont très lookés. Milan capitale de la mode, l’Italie, le pays de Gucci, Prada, Diesel, La Perla et autres Dolce Gabbana. Parmi ces clichés subsiste un mythe bien palpable: le mythe de la chaussure italienne. Pour messieurs, et surtout pour mesdames (et demoiselles). A tel point que les Niçoises à la page filent jusqu’à Vintimille pour se sustenter en sac et autres accessoires à talons aiguille, et que les ruelles touristiques de Rome présentent des vitrines qui relèvent du fantasme :

Mais ceci est FAUX. Tout à fait. Pour des raisons techniques très simples, il est résolument impossible pour une Romaine de porter des talons.

En effet, les rues de Rome sont constituées à 98% de ça:

Pavés Romains (et encore ceux là sont super bien rangés…)

Petite lectrice (oui je m’adresse à toi, à moins que certains lecteurs velus ne portent des talons…), tu SAIS à quel point marcher en talons sur des pavés, c’est la merde. Ambiance équilibre instable, dangerosité des trous disséminés de ci de là, et autres torsions de chevilles.

Si on suppose donc, que l’Italienne pure et dure ne porte que des talons (hypothèse n°1), et que Mai 68 n’a pas outragé les vestiges historiques des chaussées des villes Italiennes (hypothèse n°2), alors à compter d’une marche de 2 kilomètres par jour sur sol pavé, on en conclut que l’Italienne se casse la figure en moyenne huit fois par semaine.

Étant donné la stabilité globale de l’Italienne et la non existence de statistiques sur un nombre  plus élevé  que la normale Européenne de bras et chevilles fracturées en Italie, nous en concluons donc que l’une des hypothèses est erronée.

Aucun Mai 68 n’ayant eu lieu en Italie, et Rome ayant conservé avec ferveur et restauration ses chaussées pavées, on en conclut donc que c’est l’hypothèse 1 qui est fausse: les Italiennes portent des talons.

Conclusion: Les Italiennes ne portent pas de talons.

CQFD

(on nous aurait menti ! mais oui mais oui…)

Sur ce je vous laisse, car je teste aujourd’hui pour vous (et en exclusivité): une Française exilée porte des talons dans les ruelles pavées de Rome.

*Ce titre fait allusion à la (rendue célèbre) Place des Clichés. Sauf que chez les Romains, on parle de Forum. Ce sera donc le Forum des Clichés.
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