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le syndrome du côté obscur

28 Sep

J’ai hésité longuement avant de trouver le titre de ce post. Entre “Au secours je suis en couple“, ou encore “Il y a un mec dans mon lit“, sauf que la réalité est pire, car plus que dans mon lit, il y a un mec dans ma vie.

Oui, c’est affreux de le dire, et c’est pourquoi je titre “le syndrome du côté obscur“. Vous savez, le côté obscur, c’est ce moment où vous basculez de la vie de célibataire en Interim (mais célibataire un jour, célibataire toujours) à la vie de couple. Le passage en couple, c’est quelque chose qu’on pourrait comparer à un changement d’état. Oui, changement d’état au sens chimique du terme, de solide à liquide, de liquide à gazeux, ou même (et la comparaison serait alors bien plus proche de la réalité) la sublimation (ou le passage de l’état solide à gazeux).

Et Sublimation, c’est le mot juste. Car que dire du passage de l’état de célibataire à en couple sinon qu’il est équivalent à une grosse claque dans ta face et un changement plus ou moins progressif de point de vue sur à peu près tout ce qui était du domaine des relations ?

Il est en effet un jour où vous, célibataire endurcie de relations Interimaires et autres CDD (BCBG et Sextoy nous voilà !), rencontrez Le Garçon. Alors généralement, on ne le voit pas venir. Mais vraiment pas. La relation à ses débuts peut se cacher derrière un semblant de plan cul amélioré, un bon pote potentiellement intéressé par vos fesses, ou encore un gentil garçon qui tombe à pic au moment où vous aviez besoin de tendresse. Dans tous les cas, à nos âges avancés où l’illusion de la jeunesse et de l’amour au premier regard n’est plus, on ne s’imagine à aucun moment que Le Garçon fraichement rencontré va prendre une telle place dans sa vie.

Mais petit à petit tout dérape. Et vous aurez beau vous cachez derrière le principe de précaution (qui dit que tant que lui n’a pas fait son coming out tout peut s’arrêter du jour au lendemain), la vérité est là, et vous vous retrouvez un soir toute tremblante à prendre soudain conscience que merde, ce garçon là, vous êtes en train de vous y attacher.

Et merde. C’était pas du tout prévu ça, dans vos plans de liberté de jeune diplômée, ou presque, et de vie de débauche parisienne.

Mais c’est trop tard. Et ça n’est pas terminé. Car à ce moment de prise de conscience soudaine, et en moins de temps qu’il ne faut pour ses prendre la tête, vous vous rendez compte que ça y est, vous êtes passé du Côté Obscur.

Et les trucs qui vous agaçaient profondément chez les autres, vous les faites.

Et les soirées en amoureux qui passent avant les amis, c’est votre tour.

Et les bisous en public et câlins au cinéma, vous êtes en plein dedans.

Et la brosse à dents à côté de son lavabo.

Et les messages sur répondeur laissés par les copains parce que vous étiez occupés.

Et parler de lui sans arrêt (comme si tout le monde autour voyait de qui vous parlez)

Et les projets d’avenir.

Et les week ends en tête à tête.

Et les mails Bisounours

Et

Et

Et

Et le matin de la 33e nuit d’affilée que vous passez ensemble, vous vous dites “et merde. c’est trop tard, je suis dedans jusqu’au cou“.

Mais tant pis.

Parce que passer du Côté Obscur, ça peut arriver à tout le monde. En vérité, c’est même pas si horrible.

(ce post est dédicacé à tous ceux qui supportent mon nouvel état depuis quelques mois: merci pour votre patience)

de l’autre côté du miroir, la Mère ou la Putain ?

14 Sep

(ou comment faire un titre qui va attirer du traffic)

Aujourd’hui je fais vraiment ma fille, car même si mon vernis ne ressemble plus à rien à cause de plusieurs couches successives suite à un ratage de la première couche – blanche – et une tentative – manquée de recouvrir ladite couche avec une deuxième couche – chocolat, et je tiens au CHOCOLAT, pas MARRON -, suivie d’une troisième tentative (bref mes orteils sont très moches), j’ai une sale migraine et mal au dos. Donc je râle.

Râler, un truc de filles, parait il. Bah oui, nous autres chromosomes XX avons nos petites manies, dont celle de râler pour tout et (surtout) pour rien.

En fait, le vrai pourquoi du comment de ce billet, c’est lui, Chandleyr, un bloggeur cinéphile qui se prend soudainement pour un John Gray amateur, et analyse l’incapacité des Hommes à comprendre les Femmes. Et moi, du haut de mon mètre 63 et de mes 48 kilos (me suis pesée hier !), mon sang ne fait qu’un tour. Parce que m*rde à la fin, yen a marre du plan “les filles c’est toutes des emmerdeuses nées qui se prennent la tête, et les garçons c’est des pauvres bougres simplets qui comprennent rien. Non Messieurs, arrêtez de nous faire croire que vous n’êtes bon qu’à manger des steaks, des patates, conduire des grosses voitures, et mettre la petite graine là où il faut.

Gna (attention aujourd’hui je mords !)

Mesdemoiselles, Messieurs, aujourd’hui je souhaite pousser un appel, et dénoncer ce complot général. Les garçons, quoiqu’ils tentent de nous faire croire, sont tout aussi compliqués que nous. Et à notre tour, on aimerait un manuel !!

Voici donc quelques preuves que le Garçon est compliqué:

- Quand le Garçon ne cherche pas à se poser, il cherche des filles indépendantes, juste pour satisfaire ses besoins naturels d’entrainement à la procréation. Bon, toi, en gentille fille coule et sympa, tu t’adaptes. Pas de prise de tête, tu vas voir ailleurs si tu veux, et on se voit pour b*iser. Sauf que, non, le Garçon, il s’attache pas à ces filles là. Juste après toi, HOP, il sort avec la-Fille-la-plus-chiante-et-possessive-de-la-Terre. Celle qui fouille ses textos et lui envoie sept mails par jour. Mais avec elle, subitement, il va vouloir s’installer et lui faire des bébés. Super logique, n’est ce pas ?

(ou alors qu’on m’explique le concept de la mère ou la putain, je saisis mal)

- Le Garçon veut bien que la Fille soit accro de lui. Plutôt deux fois qu’une, ça le rassure dans sa virilité. Mais alors, pas trop, hin. Faudrait pas non plus qu’elle s’attache, après je pourrai lui faire du mal. Bouh. Et surtout, qu’elle prenne pas trop de place. Mais accro quand même (toujours pour flatter sa virilité).

- Le Garçon adore que la Fille soit entreprenante, expérimentée, ouverte à toutes expériences indécentes et potentiellement prête à satisfaire ses fantasmes. Bon. Sauf que voilà, la Fille devrait ne pas avoir eu d’ex qui ait pu lui apprendre tout ça. Ah non, les exs, bou saymal, et le Garçon (un minimum attaché) ne veut pas en entendre parler.

et autres incohérentes et incongruités

Avec tout ça, il y a les soucis de timing (et oui on ne parle pas le même langage). Quand l’un a envie, l’autre pas, et surtout, là où on pourrait dire que la Fille est assez cohérente (dans ses fluctuations d’humeur et d’envies naturelles et dues aux hormones – mettons leur tout sur le dos !), le Garçon change terriblement d’une situation à l’autre: un Garçon Plan Cul est complètement différent du Garçon Amoureux. Pour preuve, la preuve n°1: le Garçon amoureux supporte l’Emmerdeuse. Et l’adore. Plus elle est chieuse, mieux c’est.

Alors oui, Messieurs, cessez de nous faire croire que vous êtes faciles à comprendre, et que nous passons notre temps à vous embrouiller à changer d’avis. Une copine Lesbienne me disait qu’elle en avait marre de supporter les états d’âmes et crises de ses copines, et m’enviait presque. Et bien chère amie Lesbienne, non, tu ne gagnes rien avec des seins en moins et des attributs en plus. Aucune garantie de système stable. Rien de plus évident que nous autres XX.

Enfin, il faudrait peut être ajouter à cette diatribe… qui se ressemble s’assemble. Les gens simples sortent avec des gens simples. Et inversement. Suffit donc de se regarder soi même pour comprendre… qu’on ne comprendra rien.

CQFD

et puis ça serait trop simple sinon, et on s’emmerderait ! imaginez, une vie entière à savoir à l’avance tout de l’autre ? tout comprendre ? aucun mystère à élucider ? mais tirons nous tout de suite une balle !

(Hommes, je vous aime – quand même)

la fille heureuse en amour

12 Aug

Il y a des gens qui, vus de l’extérieur, ont l’air d’être faits pour être en couple. Ne souriez pas, ce post ne transpire pas pas la fille frustrée (merci de vous inquiéter pour moi, ma vie va plutôt bien côté frustration), je suis sûre que vous voyez de quoi je parle. Je précise.

Les gens faits pour être en couple, ce genre de gens qui s’embrassent baveusement juste à côté de vous dans le métro et ne se lâchent jamais la main. Ce genre qui s‘appellent des heures au téléphone et s’envoient 100 textos/jour. Ce genre de personnes qui sont ensemble depuis une éternité (ou au moins depuis le collège/lycée/prépa/fac rayez la mention inutile). Ce genre de fille/mec qui ne parle que de son mec, et Mamour  ceci, et Mamour cela, et vous savez pas ce que Mamour m’a offert hier soir ? Ce genre de couple qui tient, coûte que coûte ,même à distance, même en baisodrome école de commerce ou à 10 000 km l’un de l’autre.

Oué, ce genre de couple débecte. Et pourtant, il faut le dire, on est tous (au fond) un peu jaloux. Car quiconque ayant connu un minimum de relation sait à quel point c’est difficile de trouver cette entente cordiale et (semble-t-il) parfaite. Mais bien souvent, derrière cet amas de guimauve et bisounours, si on gratte un peu, on se rend bien vite compte que tout n’est pas rose.

Je crois surtout qu’il y a deux catégories de gens. Ceux qui sont faits pour être en couple, et ceux qui ne le sont pas. Je m’explique.

Il y a des gens qui, dès leur naissance, semblent avoir été conçus pour procréer. Pour procréer il faut être deux. Et pour élever la progéniture aussi. Ces gens là sont de la catégorie 1: les gens faits pour être en couple. Pour ces gens là, pas de doute à avoir: quand on sort avec quelqu’un, l’objectif ultime, c’est mariage et enfants. On ne couche pas le premier soir (of course) et la fidélité est de mise (of course aussi !). Généralement le couple est une évidence. Dès les premiers jours, tenage de main dans la rue et présentation aux parents sont de rigueur. Un exemple de ce type ? Norbert et Guyslaine. Mais oui, de l’Amour est dans le Pré (et si vous connaissez pas, tant pis !).

Pour cette catégorie, tout semble facile. Rien ne vient remettre en cause les valeurs fondamentales qui régissent et structurent le couple: construire quelque chose ensemble. Economiser. Se marier. Acheter. Procréer. Fidélité.

Et il y a la deuxième catégorie, constituée des “autres”, ceux pour qui le célibat n’est pas vécu comme une immense recherche de l’homme/la femme de sa vie, mais comme un terrain de jeu. Ceux pour qui le célibat ne rime pas avec abstinence (loin de là !). Ceux qui sont toujours étonnés de rester plus de trois mois avec quelqu’un. Pour ces gens là, le couple est une notion étrange. Etre deux se résume bien souvent au s*xe, et à un tas de positions. On peut évidemment partager cinés, restos, voyages, et d’autres, mais prendre un appart ensemble ? Tu es fou ? Continuer une relation à distance ? Pas question !

Pourtant, parfois, le clan des Célibataires passe du côté obscur. Car les Célibataires ne sont pas des coeurs de pierre, loin de là, s’ils ont acquis ce mode de vie c’est par conscience de leur incapacité (souvent) à construire, et par rejet de l’immobilité. Mais bien tapis au fond de ces Don Juan, se cache une envie non assumée de famille, enfants, break et labrador. Lorsqu’un Célibataire tombe amoureux, c’est presque la fin du monde. Ou une telle évidence que ça en devient flippant. Car pour un Célibataire, comment gérer ça ?

Il faut apprendre à être fidèle. A faire des plans sur l’avenir. A penser à deux. Et ça n’est pas forcément évident. C’est là qu’on se dit qu’en fait, c’est galère, le couple. Mais on s’accroche quand même, parce que l’envie bien cachée de pour une fois savoir où on va et surtout avec qui remonte de plus en plus. Que c’est chouette d’avoir quelqu’un sur qui compter, surtout quand les amis commencent à ne plus sortir (parce qu’eux aussi sont en couple! c’est une épidémie !). C’est là qu’on discute avec les couples “parfaits”, et qu’on se rend compte qu’en fait non, rien n’est parfait (sauf peut être Norbert et Guyslaine, mais c’est une autre histoire).

Le temps passe, on s’observe et soudain on se rend compte que la fille heureuse en amour, c’est nous.

N.d.l’A.: Non ce post je justifie pas les déclarations dégoulinantes et autres sucres d’orges à l’anis et petits noms ridicules. Non je ne ferai pas ici l’apologie de ces horreurs de gif animés plein de coeurs qu’on trouve sur Google image en tapant “heureuse en amour”. Je vais faire une overdose là. Au secours !!!

Edit: ce post est à prendre au second degré, hin, voir les coms à ce propos, mais je ne catégorise pas non plus à ce point et TOUS les couples ne sont pas bisounours (ouf !!) d’ailleurs il y a des célibataires bisounours. Aussi. :)

are you gonna have sex tonight ?

7 Aug

Depuis quelques jours, on voit tourner sur le Net des “flowcharts” très drôles… Après “comment devez vous larger votre copine ?“, voici “déterminez si vous allez coucher au premier rendez vous

Enjoy !

(et à propos du prix du diner, voir mon post sur le sujet...)

le syndrome du sextoy

4 Jun

J’ai eu envie d’écrire ce post suite à un article sur le blog Ra7or, que je vous laisse tout simplement découvrir par vous même comme des grands (clique ici avec un doigt, ou deux, ou trois, ou ta main, c’est selon). Car en effet, si beaucoup de choses ont été dites dans ce post, ce n’est que la vision mâle de la chose. Du point de vue d’une fille, il y a aussi quelques règles à respecter, et quelques points à vérifier pour une optimisation totale de la relation.

D’abord, posons la définition. Qu’est ce qu’un Plan Cul (PC)? Pour certain(e)s, le PC, ou PCR pour les réguliers, c’est quelqu’un avec qui on ne sort pas, mais avec qui on partage quelques autres bons moments (sexe, drogue et rock’n'roll, mais pas seulement). Les raisons qui poussent en général les deux parties à se fréquenter de la sorte sont diverses, et viennent bien souvent de l’initiative du mâle de ne pas vouloir s’engager et d’éviter tous sentiments mielleux et inutiles pour arriver à ses fins (les sentiments et l’officialisation amenant à une relation d’exclusivité, de jalousie, et d’obligations, chose que le mec qui ne cherche que du sexe refuse).

A ce niveau, j’aimerai mettre les choses au clair: mesdemoiselles, ce genre de situation n’est pas un PC. R ou pas R, un PC doit rester un PC. Et comme il est si bien souligné dans l’article de Ra7or, toute dérive de la ligne directrice pousse inévitablement (ou presque) à un attachement d’une des parties (et bien trop souvent le côté femelle, cause que nous autres avons du mal à séparer sexe et psyco – donc sentiments). Un vrai PC doit se contenter de C. Sinon, on est borderline, et même si les choses sont claires, on s’expose à de terribles poursuites (voire même à des douleurs difficiles à surmonter lorsque l’affaire s’arrête).

Il y a donc quelques règles à respecter, pour que la relation de PC(R) se passe bien. Car le PC doit, sur tous les plans, être comparable à un Sextoy. Efficace, discret, là quand on en a besoin. Et c’est tout ce qu’on lui demande.

D’abord, la première fois. Il n’est pas question qu’un futur Sextoy vous fasse la cour. Non, allons en à l’essentiel. Deux personnes majeures et consentantes ont une envie commune: dites le ! Et qu’on évite de faire semblant, pas besoin de long discours pour savoir si le feeling passe. Une nuit suffit (voire moins que ça !).

A ce stade, il est essentiel que le Sextoy remplisse sa fonction première: vous satisfaire. Si le Sextoy n’est pas efficace dès la première nuit (ou jour, c’est vous qui voyez), pas besoin  d’insister (aller, soyons gentille, s’il est super top canon, et qu’il était bourré ce soir là, on lui laisse le bénéfice du doute et on s’en fait une deuxième, au moins pour être sûre). De votre côté, évitez de laisser s’épancher votre besoin de tendresse. Le Sextoy n’est pas là pour ça. Si vous voulez du C, assumez. Si c’est pour combler autre chose, changez de cible !

On en vient donc à LA règle. Pas de câlins. “Les câlins, ça fait s’attacher” disait un Sextoy. Et il avait raison. Attention, pas de câlins, ça ne veut pas dire que le Sextoy doit être une brute sauvage ! Non, un mélange de fermeté et de respect suffit.

De même, je suis pour que le Sextoy dorme dans votre lit. Tant qu’il s’en va au petit matin, et qu’il ne prend pas trop de place (ne ronfle pas, ne laisse pas de poils…), c’est quand même plus agréable de s’endormir à côté de l’objet de votre plaisir après l’amour. De même, le Sextoy idéal ne s’endort pas juste après le C. En bon gentleman (et en plus de vous faire jouir), il tiendra éveillé jusqu’à votre endormissement, prêt éventuellement à discuter un peu de tout et de rien. Surtout de rien: le Sextoy n’est pas votre psy, et inversement. Contentez vous de conversations du type potins (idéal si vous avez du monde en commun) et partage d’expériences persos passées.

Pas de câlins, donc. Et pas de sorties, pas de resto, pas d’effusions de sentiments en public, non, lorsque vous croiserez le Sextoy dans les couloirs de votre école/fac/entreprise/rue/soirée bloggeur/autre (rayez la mention inutile), vous lui tapez gentillement la bise. Aucun besoin de cacher que vous vous connaissez: ce serait stupide, puisque tout le monde – ou presque – vous a vu vous pourlécher la bouille à la dernière soirée, ou discuter à côté de la machine à café du 3e. Toute négation d’une relation quelconque serait donc un aveu transcendant de l’existence d’un quelque chose de louche entre vos deux êtres. Le Sextoy s’assume, donc. Et selon le milieu, il est même de bon ton que d’annoncer (plus ou moins) la couleur. C’est assez louche si vous vous tapez la bise comme deux potes la journée, et qu’une fois en soirée (alcoolisée) on vous retrouve sa main sur vos fesses, et on vous voit repartir bras dessus bras dessous.

Le Sextoy doit bien évidemment aussi vous assumer. Un mec qui vous cache, c’est louche. Alors ok, on ne crie pas sous les toits que oui effectivement ce mec est une bombe au lit (même s’il ne paye pas de mine comme ça, pas envie de partager) et que c’est la rumba dans votre chambre un soir sur deux (jamais tous les soirs !!), mais bon, il ne faut pas avoir honte. Cherchez à comprendre le pourquoi il refuse de le dire: copine officielle ? il vous trouve trop moche pour lui ? ses potes vous trouvent conne ? Virez le ! Il ne vous respecte pas. Si c’est une question de milieu et de ragotages, ça se comprend déjà mieux: autant éviter de passer pour une trainée qui s’envoie en l’air juste pour le plaisir.

Le Sextoy doit être disponible. Pas à chaque fois que vous lui envoyez un SMS, non, mais au moins quelques soirs par semaine, ou du moins suffisemment pour contenter votre (et sa) libido et entretenir une certaine hygiène de vie. S’il vous oppose plusieurs refus, inquiétez vous. A l’inverse, vous devez vous aussi pouvoir répondre à ses demandes. Apprenez à reconnaitre le fameux signe du texto “kess’tuf ?” ou en français -presque- correct: “tu fais quoi ce soir ?“, qui annonce l’envie du Sextoy de finir sa soirée (vers 23 heures minuit)  dans votre lit.

Dernier point: le Sextoy a une durée de vie limitée. Il y a un jour, en effet, où l’intérêt s’étiole. Baser une relation juste sur du C, c’est assez difficile. On finit par se lasser, même si le Sextoy, à force de nuits passées, est devenu un bon copain, on reste limité. Il est donc temps, à un moment où à un autre, d’arrêter. L’impulsion peut venir du Sextoy, qui décide qu’il a envie d’un truc “sérieux”, ou de vous, qui rencontrez quelqu’un d’intéressant.

Quelque soit la raison, il ne faut pas pleurer. Le Sextoy est là, on se recroise, on se dit bonjour ça va, et il reste le souvenir de bons moments partagés. Si le Sextoy a bien rempli son rôle, il nous aura aidé à traverser une période de vide, à passer à autre chose après une relation, voire à découvrir des nouveaux aspects de votre sexualité. Il devrait aussi conserver le respect qu’il a eu pour vous jusque là (càd ne pas aller vous trasher et répandre vos désirs sexuels les plus intimes parmi votre entourage commun – ou non).

Alors evidemment, il y a parfois quelques écarts à ces bons fondements. Oui, le Sextoy peut venir seulement dormir chez vous. Oui, un soir où, complètement bourré, il vous appelle pour vous demander asile (chez lui c’est à l’autre bout de la ville, et non il n’est pas en état), vous pouvez l’héberger, même si il n’y a plus rien de sexuel entre vous depuis un mois, et qu’il décide soudainement d’aller vomir en reveillant toute la coloc (à ce point vous le laissez se démerder, hin, on offre déjà le lit, faut pas pousser non plus). Vous pourrez, au réveil, lui rappeler pourquoi il s’est reveillé dans votre lit, et que non, il ne s’est rien passé à part son tapage nocturne. Vous avez au passage un petit rappel de sa tête du réveil, et un tas de raisons de ne plus le trouver sexy du tout.

Voilà. Je termine ici ce post, en rappelant à toutes les demoiselles qui me liront les mots clés d’un bon Sextoy: efficacité, discrétion, disponibilité, respect. Tant que vous modérez vos ardeurs sentimentales, vous éviterez toutes prises de tête inutiles et pourrez continuer à profiter de ses compétences.