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je t’emmerde

23 Jul

je t’emmerde
Pardon, je suis violente. Tant pis.

Toi qui ne comprend pas pourquoi non, je ne compte pas rester à Paris toute ma vie

Toi qui trouve bizarre de vouloir élever ses enfants dans un jardin avec piscine et chien qui court partout, sans payer 1 million et quelques milliers d’euros pour ça

Toi qui me regarde d’un air étonné quand je te dis que j’aimerais bien avoir une expérience à l’étranger, un jour, et puis retourner vivre en Province

Toi qui prend un air désolé quand je te dis que je viens de Marseille et que j’ai été étonnée de voir autant de gens lire dans le métro ici (parce qu’à Marseille, c’est pas très culturel c’est bien connu, tu rajoutes l’air condescendant)

Toi qui considère que Paris est LA ville de la culture, toi qui me sort la liste des chorégraphes Russes qui ont fait danser l’Opéra de Paris et ne jure que par “le théâtre” et “les expositions d’art et musées

Toi qui tente de ramener la conversation vers TA culture quand je te dis que ce que j’aime à Paris, c’est la possibilité d’aller voir un film en VO, et ce en illimité pour 19€80 par mois (parce que oui dans ma province, on peut pas)

Toi qui ne connait d’Aix que “le Festival”, à 300€ la place, mais qui reconnait quand même que “c’est un peu cher”

Toi qui sourit l’air sceptique quand je te dis qu’à Marseille, ma ville multi millénaire, on détient le record du nombre de théâtres par habitant, et que oui,  on y joue aussi des pièces classiques

Toi qui pense tout bas que les vaches c’est pas vraiment de l’art, et qu’on peut pas considérer la Fiesta des Suds comme un festival culturel

Toi qui finira par recentrer notre discussion autour de ton petit monde, ta rue, ton putain de quartier parisien (qui est pourtant le mien)

Toi qui trouve que Paris c’est génial, et qu’il n’y a que ça de vrai

Et bien reste chez toi

Tu me donnes juste envie de retourner à Marseille, ville de beaufs inculturés, et fissa. Parce que oui, là bas, peut être que les gens ne lisent pas dans le métro et ne connaissent pas Béjart, mais au moins ils ne sont pas puants de prétention bobo

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[Edit] Je précise: j’aime Paris, oui je pense que c’est une ville très culturelle et ne nie pas ce point. De même que tous les parisiens n’ont pas cette mentalité. Mais bref, je suis juste fatiguée des a prioris constants sur Marseille (et le Sud). Non il n’y a pas “que” des joueurs de pétanque pastissés et des fans de l’OM adeptes des fumigènes. Et oui la Province a ses avantages et une qualité de vie que Paris peut envier. Pour finir, j’espère que personne parmi mes amis & connaissances parisiennes ne prendra mal ce post ! Ne vous sentez pas visés :)

de la page blanche (à carreaux)

4 Jun

de la page blanche (à carreaux)

Salut petit lecteur,petite lectrice, et autres pommiers du japon

Au moment où tu me liras, je serai sûrement en train de terminer de fondre. Définitivement noyée dans la chaleur d’un après midi de Juin qui s’est (enfin) cru en mode “presque l’été”.

C’est qu’on s’est tapé un temps de merde à Paris ces derniers temps vois tu. Et que je dépose désormais mes fesses sur un siège de bureau situé sous une verrière.

(Et derrière un mur orange, mais ça, on s’en fout)

Ca fait donc quelques heures que je tente d’éloigner la monotonie de cette journée de presque week end en rattrapant mon retard sur mes flux RSS et en matant des vidéos ridicules. J’essaye de m’instruire, du moins c’est ce que je tente de me faire croire. En réalité, je cherche l’inspiration.

Tu as pu remarquer, cher lecteur fidèle, que je n’ai pas partagé ma vie palpitante depuis au moins… pfiou… lundi. Avec une histoire de coup de vieux. Puis cet adieu à Louise, dont personne n’a rien eu à foutre (vous êtes qu’une bande d’incultes). Suite à quoi mon clavier a refusé de se soumettre à ma volonté d’écrire. Page Blanche attitude.

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kook yourself (ou comment je prends un coup de vieux)

31 May

kook yourself (ou comment je prends un coup de vieux)

En ce dimanche pluvieux de printemps, et parmi de nombreuses activités telles que Roland Garros/France-Tunisie, je me rendais à Saint Germain en Laye.

(ma vie est passionnante je sais, je prends de vrais risques à sortir du périph, il faut le noter)

Le 78 représente, vois tu. Coincée entre Versailles et Louveciennes (Loulou Beach pour les intimes), petite ville de 40 000 habitants qui vit naître ce cher Louis (XIV, NLDA). A Saint Germain en Laye, on trouve une (grande) église, un bout de château (celui de Louis), des jeunes à mèches, des marinières, des écoles privées, un lycée international, et… mes cousins. Dont le plus vieux passait sa Confirmation.

Ceci expliquant ma présence en ces contrées d’un autre revenu (catégorie socio-professionnellement parlant).

Évidement je loupais la Messe (anniversaire de Garko oblige, hm), mais arrivais juste à la sortie (de l’Eglise), ce qui me permis de découvrir la faune et la flore méchée BéCéBéGée Saint Germain en Layoise Saint Germinoise (me souffle Wikipedia). Puis direction le champagne et la pièce montée (on fait les choses correctement, dans ma famille Saint Germinoise).

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chapeau de paille et robe à dentelle

11 May

chapeau de paille et robe à dentelle
(ceci est la suite de mon post d’hier: chapeau de paille et botte de foin)
Résumé de l’épisode précédent: je suis invitée à un mariage en Juin, et un tas de questions existentielles ont découlé

C’est à dire qu’au début, quand j’ai appris l’invitation, je me suis dit “chouette”. J’aime bien les mariages, même si j’en ai pas fait beaucoup. Une cousine éloignée de mon père, ambiance famille bourgeoise et 400 couverts. Mon oncle, mais j’étais gamine et je me souviens juste de la pièce montée. Ma cousine, un petit mariage civil avec peu de moyens mais une jolie robe. Ou encore, le mariage de la soeur de mon premier “vrai” copain, où on avait terminé à l’arrière d’un tracteur (et le lien avec les bottes de paille). Et enfin, celui d’un autre cousin éloigné, où j’ai fait s’échapper une trentaine de poneys avec la complicité d’un (pas si) charmant garçon de mon âge qui suivait toutes mes idées stupides dans l’espoir de me draguer (ce qu’on est mignons à 13 ans).

A tous ces mariages, soit je n’ai pas choisi la tenue (à six ans…), soit j’avais des goûts… particuliers (oh la robe/tunique/salopette jaune à motifs girafe ! oh les cheveux frisés par des petites tresses patiemment réalisées par ma mère ! oh l’horrible robe noire !).

C’est alors qu’une de mes followeuses/lectrices./dont je lis aussi le blog habituée des mariages m’a fait réaliser une chose importante : comment m’habiller pour ce mariage ?

C’est que le futur marié est polytechnicien. Tu vois le genre.

(cf le mec anonyme en haut)

En fait, moi non plus je vois pas le genre. J’imagine une haie d’honneur avec ses collègues de promo polytechniciens. J’imagine le marié avec son uniforme de polytechnicien.

polytechnicienGenre une haie d’honneur de ça

Jusque là… bon.

Quid des invités ? Doit-t-on porter un chapeau ? Quelle couleur pour la robe ? Faut il s’affranchir des hits et tendances de la saison pour taper sur une tenue plus “classique” ? Dois je assortir la pochette du Garçon avec ma robe ? Et lui, que doit il porter ? Y a-t-il une tenue spéciale “mariage de polytechnicien” ?

Et puis il y a les questions plus “classiques” de tenues de mariages. Si les talons sont trop hauts, comment danser jusqu’au bout de la nuit ? Et les talons dans les graviers/la pelouse (il y a TOUJOURS des graviers et/ou de la pelouse à un mariage) ça s’enfonce ! Et s’il pleut ?

Non, je ne m’en sortirai pas…

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Mon Foetus, si tu lis ce post, je te présente platement toutes mes excuses quant aux digressions et à l’humour peut être déplacé sur tes études et ton mariage. Je t’assure que je prends ça super au sérieux, en vrai.  Par contre les obligations d’un Polytechnicien, je veux bien que tu m’expliques !

chapeau de paille et botte de foin

10 May

chapeau de paille et botte de foin
Evidemment, le titre n’a rien à voir avec le schmilblick. Quoique.

Il arrive un moment dans la vie d’une jeune fille/d’un jeune homme, où on grandit. On passe son bac, on fait des études, on quitte papa maman, on trouve un job, on se met en couple, on obtient son diplôme (ou pas). Bref, on vieillit.

(sisi)

Et puis les autres gens autour de nous font de même. Parfois plus ou moins vite. A coup de relationship status sur Facebook, on peut suivre l’évolution sociale de nos amis ou connaissances d’avant. Tiens, un tel est engaged. Ah, celle ci s’est faite larguer. Merde, truc et machine se sont séparés.

Par chance, mes connaissances n’ont pas encore copulé. Ça reste donc de l’ordre des engagements plus ou moins officiels, et plutôt moins que plus pour la plupart.

Jusqu’à ce qu’un beau jour, ledit copain engaged depuis deux ans, in a relationship depuis le bac t’annonce son mariage.

Waouw. Le coup de vieux.

Le copain en question, c’est mon Foetus. Connu dans le ventre de nos mamans. Quinze jours de différence. L’ami d’enfance, quoi. La fiancée, je l’ai connue à leurs débuts, juste après le bac, je les ai vu tenir le coup face à deux ans de prépa, puis ne pas céder à la distance pendant les études, et enfin s’installer. Et se fiancer. Tout ça pendant que de mon côté, je batifolais de part et d’autre, enchainant relations plus ou moins viables.

Alors même si aujourd’hui je suis totalement in a relationship (cherchez pas je l’affiche pas sur mon status Facebook), même si je suis carrément engaged sur le papier d’un bail de location et le partage des meubles IKEA, un mariage, c’est quand même une autre affaire.

Voilà comment, après quelques mois de prise de conscience, je me rends pour la première fois au mariage d’un ami - et pas n’importe lequel – fin Juin.

Et comment sont nées un tas de questions existentielles.

Emmène je ou pas le Garçon ?

Que choisir sur la liste de mariage ?

A quoi ressemblera mon Foetus en costume trois pièces ? Portera t il un chapeau ?

A quand le bébé ?

Et bien d’autres…

(la suite au prochain épisode: demain)

To be continued…