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Rome, c’est un peu comme une salade César

28 Apr

Rome, c’est un peu comme une salade César

P*tain de la métaphore comparaison* ! C’est peut être que l’inspiration m’est revenue hier soir, entre une pizza et un cocktail “Sprite” (pas Spraïte c’est plus fort que toi, sprité, comme… sprité).

Donc Rome, c’est un peu comme une salade César.

Oué, même que la salade César porte bien son nom.

Revenons d’ailleurs à cette fameuse salade. Desfois que, petit lecteur, tu n’aimerais pas la verdure à grignoter, et que tu louperais ce chef d’oeuvre de la cuisine: simple, efficace, rapide à réaliser. Et super bon ! Dans une salade César on a donc du vert: la salade. Croquante à souhait, coeur de laitue, batavia, ou romaine (mais j’ai ma préférence pour la première, découpée en lamelles). Et du croustillant, du chaud, du fondant, avec des croutons, des lamelles de parmesan, et enfin, des morceaux de poulet (ou de dinde) revenus à la poêle.

Donc la salade César, ce petit mélange de fraicheur avec la salade, sans oublier la “dose” de choses que tu sens passer dans ton estomac, le poulet, le parmesan, les croûtons, qui sont autant de moyens de renouer avec la junk food, c’est l’assortiment idéal.

Alors tu vas me dire, c’est quoi le rapport avec Rome ???

C’est le suspense là, tu comprends pas ?

Bon.

Donc Rome. Rome est une ville étrange. Étonnante, plutôt. D’abord parce qu’en y arrivant, on ne s’y sent pas comme dans une capitale. Des petites routes pavées. Des herbes folles partout. Et du vert. Des arbres. Des champs. Du vert du vert du vert. On se croirait en Normandie, printemps, lendemain de pluie.

Et pas dans le Sud, climat Méditerranée, comme on connait bien chez moi, où des champs couverts d’herbes vertes, on y pense même pas.

Voilà pour la salade, la fraicheur, le vert.

ceci n’est pas un fond d’écran, mais une photo de la Toscane. alors ok c’est pas Rome, mais ça donne une idée du truc. du vert, quoi.

Et puis tu arrives dans cette ville. Pleine d’arbres. Des ruelles pavées. Des gens. Des chats. Des immeubles à grandes fenêtres. Des murs ocres. Des vestiges romains. Le soir tombe, il fait encore bon. Tu sors prendre un verre, en terrasse. Les gens sont dehors, ça parle, il y a dans l’air ce quelque chose qui ne m’est pas inconnu,  un quelque chose de mon Sud natal, un quelque chose provincial qui n’existe pas à Paris.

Cette tiédeur du soir qui tombe, ces lumières, ces murs ocres. Cette ambiance tellement Méditerranéenne. C’est ce poulet revenu à la poêle, posé encore tiède dans la salade. Ce goût des pizzas si particulier ici, ce sont les croûtons et le parmesan. Ces couleurs ocres, c’est la viande roussie, le pain grillé.

(là tu te dis que j’ai totalement perdu la tête. bon)

Ok, ma métaphore est bizarre. Tant pis. Ce qu’il y a c’est que cet antagonisme entre la verdure  so Fresh et l’ambiance so Sud, je ne connaissais pas. Ce mélange des styles, des gens, des modes de vie, c’est bien différent de ce qu’on connait en France.

Alors bien sûr, il y a Berlusconi, et la sécurité sociale n’a rien à voir avec la France. Les salaires sont plus bas qu’à Paris, et les loyers tout aussi hauts. Mais un cocktail coûte “seulement” 7 euros dans un bar branché. Avec open buffet. Les pizzas sentent le feu de bois et la pâte est alte. Le vin est doux, presque sucré. Et des platanes partout.

Mes hôtes & guides improvisés Italiens m’ont parlé de Dolce Vita. C’est en se promenant dans les rues nocturnes de la Ville Eternelle que cette expression prend tout son sens.

*Edit: Il parait que s’il y a “comme” alors c’est une comparaison, pas une métaphore. BON.

voyage voyage…

27 Apr

voyage voyage…

Poua petit lecteur, c’est la loose. Figure toi que depuis quelques jours, l’inspiration a quitté mes doigts et mon clavier. Affreux, non ?

Pourtant il s’en passe des choses dont je pourrais te parler. Tiens, par exemple. Ce week end je suis rentrée dans mon Sud natal, et comme de par hasard, il faisait moche (et beau temps à Paris). Je pourrais faire un post sur les joies du TGV, te brosser un portrait du mec qui ronfle à côté de toi juste après avoir fait sa gym, et de la fille BCBG à mort avec ses quatre rangs de perles (toc) et son mec à polo Vicomte Arthur.

Je pourrais aussi te raconter que là je suis à Rome, pour MonJob, une histoire (vécue) à base de vigiles surexcités à l’aéroport (comme si on allait cacher des limes à ongles dans ses bottes…), d’hôtesses EasyJet imbuvables, et du vol ambiance religion. Avec Juif avec Tefiline, groupe de guides, et enfin, jeunes Versaillais en “pélerinage à Rome” (dixit l’imprimé A4), accompagné d’un jeune prêtre en soutane et pull à capuche brandé “Jesus, What else ?“.

(c’est dans ces moments là que je regrette de pas avoir d’Ifon, histoire de Twitter ce genre de trucs…)

Et puis Rome, sa verdure, la chauffeur de taxi qui fume sa clope à le fenêtre et lit son journal dans les bouchons. Les murs de brique rouge et les voies pavées.

Des choses comme ça…

Et puis non, à la place, je sais pas quoi raconter. Rome peut être un peu plus tard, un week end en chambre d’hôtes dans le Gers à venir, un thriller à critiquer. On verra.

En attendant, ce sera tout pour aujourd’hui. Je vous laisse avec ma bande son du moment…

MonJob m’a tuer

21 Apr

MonJob m’a tuer

Tu bosses dans l’éducation nationale. Ou tu es médecin. Ou peintre en bâtiment. Ou esthéticienne, responsable des achats, boucher, frigoriste, électricien, plombier, agriculteur, bibliothécaire,  éboueur, troudouctrice, postier, écrivain raté, journaliste, pompier, notaire, photographe, développeur, technicien de surface, hôtesse de caisse, assistante sociale, infirmier, répartiteur, vendeur de paraboles satellite à domicile, actrice porno, guitariste, forgeron, chef de gare, steward, vulcanologue ou encore footballeur.

Et bien tu as de la chance, petit lecteur. Oh oui.

Petite, je voulais devenir vétérinaire. Et puis y avait trop d’études. Et puis j’étais pas très forte en bio.

Alors j’ai choisi de bosser dans la comm’.

P*tain, qu’est ce que j’avais pas fait.

Car vois tu, petit lecteur au métier divers et varié, quand tu rentres chez toi après une looooongue journée de travail. Ou de grève. Ou d’observation de ton écran d’ordi. Bon. Quand tu rentres, t’es chez toi/au ciné/dans la rue. Pépère. Tu penses plus à rien.Ton Job est loin derrière toi, loin de tes pensées, loin de ta vraie vie.

Mais quand tu bosses dans la comm, c’est pas possible. De décrocher de TonJob, je veux dire.

Quoi, tu me crois pas. Tu te dis que pff c’est que des conneries que j’ai juste un souci avec MonJob. Mais remettons nous en situation.

Soirée. Tu sors de Ton Job, pour aller au cinéma avec une copine. Tranquille. Te changer les idées. Tu arrives, tu payes ta place (chère), tu t’installes dans la salle (entre temps tu as vu les affiches des n-films qui vont sortir et dont tu as déjà entendu parler parce que tu bosses dans la comm). Le film commence. Ou plutôt, les bandes annonces. Et surtout, les PUBS. Ta hantise. Car là, tu revois la pub diffusées il y a peu via TaBoitedeComm. Tu vois tes clients, tes propales, tes campagnes.

Le film commence. Tu voudrais bien rentrer dans l’histoire, te prendre au jeu, te laisser glisser dans la légèreté de pensées extérieures.

Soudain, une bouteille de Coca. Tu penses placement de produit. Une montre Seiko. Un MacBook Pro. Une paire de Louboutins.

De retour chez toi (après avoir traversé Paris, ses affiches 4 par 3, ses enseignes), tu allumes la télé. Pour regarder un match de foot (pourquoi pas). Et au lieu d’observer le jeu, ton regard est attiré par les sponsors. Tiens, un nouvel habillage sur la pelouse. Oh, et l’OM a changé de logo !

Pub. Tu zappes sur BFM, histoire d’avoir des infos. Là, un journaliste te parle de la sortie du nouveau Palm, concurrent (in)direct de l’iPhone. Comme en plus de bosser dans la comm’, tu bosses dans la comm sur Internet, l’iPhone pour toi c’est TonJob. Twitter, les appli toussa. Nouveau fail.

Fin du programme. Et hop, achat média, cette émission vous est présentée par un de tes clients. Qui en plus est une marque ayant commencé dans tes locaux. Et vous avez le même investisseur.

Dépité, tu files prendre un bain pour te relaxer. Sur le rebord de la baignoire trône le gel douche Axe du Garçon. Pour qui tu as bossé il y a peu. Tu ouvres ta crème Nivea, pensée pour cette discussion avec une connaissance Twitter responsable comm’ chez Beiersdorf. Tu regardes avec tendresse tes cotons à démaquiller MDD qui ne te rappellent rien (même si tu sais que c’est une MDD).

Au lit. Enfin. Penser à autre chose, discuter avec le Garçon, et dormir.

Le lendemain matin, ton réveil sonne. Les yeux encore collés de sommeil, ton esprit commence à se rattacher aux choses de la journée, d’abord tes fringues, le maquillage, le métro, le thé. Le Garçon se réveille doucement. Tu te penches vers lui pour un dernier câlin, quand il te dit

t’as parlé dans ton sommeil. encore une fois. de TonJob.

Sortez moi de là !

recherche appartement ou maison #3

6 Apr

recherche appartement ou maison #3

Ca faisait longtemps, isn’t it ? C’est que, petit lecteur, tu as du te dire que j’ai enfin trouvé mon futur toit, et que pour la peine j’avais abandonné toute poursuite de la narration de mes aventures immobilières ? La réalité c’est que oui, j’ai trouvé le nouveau nid, l’appart presque parfait, qui correspond à 98% à mes critères. Mais entre temps, de nombreuses péripéties m’ont attendues au tournant, et ceci n’expliquant pas forcément cela, j’ai seulement emménagé le week end dernier dans le nouvel appartement.

C’est donc ici que reprennent les aventures. Maintenant que tout (ou presque) est terminé, je vais pouvoir porter un regard plus posé sur les évènements… hm

Nous en étions donc restés à la recherche d’appart. Le dossier ayant perdu face à un dossier de salariés en banque, on se retrouve à nouveau à contacter avec plus ou moins de conviction les agences. Le temps passe et rien ne convainc. Quant aux propriétaires, on en voit de belles. De celle qui te demande un relevé de compte (WTF ?? tu veux pas un check up complet et une analyse ADN non plus ?) à celle qui te dit que si t’es en couple, mais pas marié, il faudra faire un contrat de colocation, ça donne plutôt envie de payer ces frais d’agence hors de prix !

Vient pourtant un jour où on visite un appart. Sur le papier, ça ressemble à un truc pas mal. Et la visite s’avère convaincante, malgré les bâches partout (l’appart est en train d’être refait, détail mineur mais qui aura son importance par la suite). Baignoire, WC séparés, grandes fenêtres, ascenceur, et surtout… CUISINE AMERICAINE.

Pas de doutes à avoir. Après une course pour récupérer les papiers et poser le premier dossier, c’est bon. Quelques jours plus tard, la propriétaire a validé le dossier…

Saut de joie et cris dans l’open space. L’appart est en travaux, au programme, peintures et électricité à refaire, parquet à revernir et plomberie à vérifier. C’est dire si ça sera nickel à l’entrée (se dit on naïvement) ! De la visite à la date officielle d’entrée, il reste presque 15 jours. De quoi finir largement les travaux (encore une fois, se dit on naïvement) !

Mais la vérité est ailleurs, comme disait une célèbre série des 90s.

Car il y a une composante qu’on oublie souvent dans ce genre de situation. Une sorte de cliché qui dit que le bâtiment est toujours en retard. Le bâtiment, pas les immeubles,  hin, non les maçons/électriciens/peintres/plombiers/autres personnes compétentes  pour retaper un appart en travaux. Cliché qui s’est avéré très réaliste lorsque, le jour J de l’état des lieux, à l’arrivée dans l’appart… rien n’était fait.

Ou plutôt, si: un ouvrier ne parlant pas un mot de français/anglais/langue habituellement parlée par nos homologues francophones, en train de poncer le parquet. De peinture, plomberie, électricité, rien de fait.

Alors on me dira, c’est normal… mais une pièce poncée en 10 jours de “boulot”, c’est pas normal.

Bon.

Premier report de l’état des lieux, pour quelques jours plus tard.

Le dit jour, tout est supposé prêt. Le vernis passé, la peinture fraîche, l’électricité refaite.

Je passe les détails. Le vernis pas passé partout. La peinture qui bloque l’ouverture des fenêtre. Une prise sur 10 changée. Les halogènes qui pendent dans la cuisine. Ambiance tchernobyl. Si j’étais proprio, j’encastrerai l’entrepreneur qui a fait ce boulot de sagouin dans la machine à laver. Puisque je ne suis ‘que’ locataire, je négocie un nouveau report d’entrée dans les lieux, avec tous les travaux à revoir.

Si, monsieur, les prises, là, pas fixées, c’est dangereux. Et la peinture sur l’applique murale pas décrochée, c’est pas terrible. Non je ne veux pas garder ce combiné four/lave vaisselle qui ne fonctionne pas.

Une quinzaine de jours plus tard (vacances au milieu), la date fatidique. L’agence n’est pas plus au courant de l’avancée des travaux. A croire que c’est pas leur job. Mais bon. On y croit, c’est que cet appart, à force de le revisiter, on s’y attache. On s’y voit. Et les 30m² commencent vraiment à peser.

Je crois que dire que le jour du 3e report d’état des lieux, tout n’était pas fini serait un peu comique de répétition. Sauf que c’est pas de l’humour. Dommage. Ce sera donc quelques jours plus tard, qu’enfin, après… un mois… de report, nous récupérâmes les clés.

Ouf.

Ou presque.

Car non, l’histoire n’est pas terminée. Au prochain épisode: Recherche Appartement ou Maison devient “C‘est du Propre“. Ou “Les Experts“. Photos à l’appui.

To be continued…

patchwork

2 Apr

Il y a un objet qui m’accompagne depuis presque 2 ans, et qui est bien représentatif de ma vie. Une idée de quoi il s’agit ?

Je l’emporte partout. Il est petit. Il est blanc. Son petit nom: K550im. Et il est fabriqué chez Sony Ericsson. Mon téléphone.

Je viens juste de vider la mémoire. Récupérer les photos, notamment. Et… Voici presque deux ans de photos et MMS. Dans l’ordre chronologique, depuis Mars ou Avril 2008…

Deux ans

(sous titres désordonnés)

Oui j’aime mon chat (le truc à poils noir). Je voyage (Berlin, Paris, Aix en Provence, NY, Marseille).  Je prends souvent en photo mes petits dej au boulot (cc @Fée Lait). J’ai des photos de moi perruquée, fatiguée, avec des potes. Je porte des collants résilles pour des soirées à thèmes. J’ai une piscine. Je vais voir des expos bizarres au Palais de Tokyo. Il neige à Paris. Je joue avec un pâte bleue bizarre. Lectures du moment. Je bois du vin, aussi. Je porte du vernis rouge, puis blanc. Boutons de moustiques. Concert de Coldplay. Un Starbucks pour l’ambiance NYC à Paris. La montagne. Recherche d’appartement. Beigbeder, Vacances dans le Coma. Fête de la Musique. Le soleil. Le ciel. Chez moi.