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	<title>The Stage Door &#187; The SecretLife</title>
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	<description>Un blog avec une fille dedans... mais pas que</description>
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		<title>exercice d&#8217;écriture</title>
		<link>http://www.thestagedoor.fr/2010/07/06/exercice-d-ecriture/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 14:27:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaNe</dc:creator>
				<category><![CDATA[The SecretLife]]></category>
		<category><![CDATA[écrire]]></category>
		<category><![CDATA[réflexion]]></category>

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		<description><![CDATA[(attention: post chiant à tendance autoréflextive nombriliste)
Qu&#8217;est ce qui pousse à ouvrir un blog ? Parfois, c&#8217;est parce qu&#8217;on a quelque chose à dire, à partager. Une passion, des actualités, des looks, des conseils make up, des analyses sportives, des critiques ciné. Qu&#8217;importe. Tous ces blogs s&#8217;autoalimentent, de par l&#8217;actualité, parce qu&#8217;il y a toujours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>(attention: post chiant à tendance autoréflextive nombriliste)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu&#8217;est ce qui pousse à ouvrir un blog ? </strong>Parfois, c&#8217;est parce qu&#8217;on a quelque chose à dire, à partager. Une passion, des actualités, des looks, des conseils make up, des analyses sportives, des critiques ciné. Qu&#8217;importe. Tous ces blogs s&#8217;autoalimentent, de par l&#8217;actualité, parce qu&#8217;il y a toujours (ou presque) des choses à dire.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne vous apprendrai rien en disant que dans mon cas, ce n&#8217;est rien de tout ça. Disons le clairement, c<strong>e blog est un foutoir à tendance expulsionnelle contrôlé</strong> (de &#8216;<em>expulsoir</em>&#8216; et de &#8216;<em>émotionnel</em>&#8216;, contrôlé car tout reste <em>SFW </em>quand même), <strong>complètement inspiré par des <em>real facts</em> de ma vraie vie</strong> (mais pas que). Du vide qu&#8217;on remplit avec des mots, histoire de. Je n&#8217;ai pas vocation à faire rire, ni à vous apprendre quelque chose, et encore moins à faire réfléchir. Et si par le plus grand des hasards cela arriv(e)ait, ce ne serait qu&#8217;une conséquence fortuite et involontaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alors pourquoi j&#8217;écris ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-2078"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Gros aveu égocentrique &#8211; et on me pardonnera car c&#8217;est le lot de (presque) tout bloggeur à ses débuts (et après): <strong>j&#8217;écris pour moi</strong>. J&#8217;écris car j&#8217;ai besoin d&#8217;écrire. Et si à une époque on me distribuait les sujets sur lesquels disserter (bénie soit ma prof de Français de 5e qui me laissa étaler mes émotions de pré ado sur le papier des rédactions), ce temps est révolu. Car j&#8217;aime écrire, mais <strong>si je n&#8217;ai pas de ligne directrice, je suis perdue</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour être précise: <strong>je suis nulle en imagination</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Inventer une histoire, des personnages, un scénario à rebondissements m&#8217;est impossible si ce n&#8217;est inspiré de la (ma) réalité. Et encore, même là. Alors oui, <strong>partir d&#8217;un fait, un truc que j&#8217;aurais noté, une anecdote d&#8217;un quotidien sans rien d&#8217;extraordinaire, et broder tout un post avec du gros bla bla pseudo sociologique, je sais faire</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais <strong>écrire un vrai truc profond et intéressant ?</strong> Un roman &#8211; voire une nouvelle &#8211; qui courrait sur des lignes et des lignes, des pages, que sais-je, <strong>un truc correct et prétendant avoir un quelconque intérêt pour quiconque le lirait,  je ne sais pas écrire</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alors je blogue</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Je raconte de la merde, du grand n&#8217;importe quoi inspiré des faits. Du nombrilisme exacerbé par les technologies de l&#8217;Internet. Histoire de remplir des pages, de poser des mots sur un clavier, sans douleur &#8211; juste <em>facilement</em>. <strong>Il me manque juste, parfois</strong>, pour construire quelque chose, un fil conducteur. <strong>Un quelque chose qui ferait tenir le tout dans son ensemble</strong>. Un lien ténu entre des phrases qui donneraient un sens à l&#8217;absolument inutile. Ou simplement quelque chose de beau.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je n&#8217;ai pas la prétention de savoir écrire</strong> &#8211; contrairement à certains peut être ? <strong>J&#8217;ai juste ce besoin irrépressible de m&#8217;exprimer sur le papier/clavier</strong>. Comme d&#8217;autres tiennent un pinceau à la main, transforment les tribulations de leurs pensées en notes de musique, photo, une sensibilité au monde extérieur qui deviendrait un livre. J&#8217;admire. Ca me fascine.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ça restera loin de moi.</p>
<p style="text-align: justify;">A la place, <strong>vous trouverez ici un tas de vide concentré</strong>, du bla bla futile, des fausses analyses. Juste <strong>un moyen de passer le temps</strong>, entre deux heures, un genre d&#8217;exercice de style qui ne chercherait pas à changer le monde, mais juste à s&#8217;amuser.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Merci de me lire&#8230;</strong></p>
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		<title>paris by night</title>
		<link>http://www.thestagedoor.fr/2010/03/01/paris-by-night/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 11:30:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaNe</dc:creator>
				<category><![CDATA[The SecretLife]]></category>

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		<description><![CDATA[
Il y a des jours &#8211; souvent &#8211; j&#8217;oublie que je vis à Paris.
A Paris, je veux dire, cette ville lumière que le monde nous envie, cette ville d&#8217;Arts, cette ville romantique, cette ville magnifique. Paris des films et Paris des Américains. Paris du Louvre, de la Seine et de Saint Germain.
CE Paris.
Comme toute ville [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1632" title="paris by night" src="http://www.thestagedoor.fr/wp-content/uploads/2010/03/paris-by-night1.jpg" alt="paris by night" width="550" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a des jours &#8211; souvent &#8211; j&#8217;oublie que je vis à Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">A Paris, je veux dire, cette ville lumière que le monde nous envie, cette ville d&#8217;Arts, cette ville romantique, cette ville magnifique. Paris des films et Paris des Américains. Paris du Louvre, de la Seine et de Saint Germain.</p>
<p style="text-align: justify;">CE Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme toute ville dans laquelle on s&#8217;installe, il arrive un temps au bout duquel on se sent &#8220;chez soi&#8221;. Chez soi, comme un trajet familier chaque matin, comme des noms de rues qu&#8217;on reconnait, comme un quartier qu&#8217;on habite, avec son quotidien. La boulangerie. Le Monop&#8217;. La ligne de bus. On prend des habitudes, on sait quel wagon prendre pour arriver en face de la sortie, combien de temps pour faire Châtelet &#8211; Place de Clichy .</p>
<p style="text-align: justify;">Il arrive un moment où la ville nous a apprivoisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Paris, pour moi, ça a toujours été une forme de fantasme. Depuis mes dix huit ans, Paris et ses mystères, Paris et sa liberté. Le symbole de la ville capitale par excellence, la ville des excès, aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;y venais chaque année. Une semaine, promener mes baskets dans les musées, les rues, me laisser emmener par l&#8217;inspiration. Paris comme une touriste, Paris avec le temps de s&#8217;y perdre, d&#8217;y rêver. Saint Germain, le Louvre étaient mes quartiers. Et les mystères de derrière les murs.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai oublié que je vivais à Paris depuis que j&#8217;y habite. Je ne sors plus tellement de mon quartier, trajet boulot &#8211; dodo &#8211; ciné, musées le week end, parc Monceau l&#8217;été.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais certains soirs, lorsque je sors, il arrive que je traverse Paris. De mon 17e vers le Sud, rive gauche. C&#8217;est là que la magie opère à nouveau, lorsque de nuit, je traverse la Seine. Lorsque la ville est calme. Lorsque les lumières  des ponts se reflètent sur l&#8217;eau. A pieds, à vélo. En scooter. Lever la tête pour regarder les Invalides. La pyramide de la Cour Carrée. Le bitume humide et les reflets.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors je me souviens. Paris et ses nuits blanches, à traverser la ville. Paris et ses lumières. Les nuits de printemps en sortie de soirée, les journées à marcher sans savoir. Ces lieux qui me sont aujourd&#8217;hui familiers reprennent tout à coup l&#8217;ombre du mystère, le goût des découvertes et de l&#8217;inconnu.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, Paris reprend de sa superbe, et alors que les touristes et la foule sont rentrés, lors de balades nocturnes, je peux à nouveau dire que Paris nous appartient.</p>
<h6 style="text-align: justify;"><em>Photo trouvée <a title="Blog.disque-monde" href="http://blog.disque-monde.org/post/2008/04/01/Le-pont-Saint-Michel-a-Paris-de-nuit" target="_blank">ici</a></em></h6>
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		<title>les cartons dans le placard</title>
		<link>http://www.thestagedoor.fr/2010/02/11/les-cartons-dans-le-placard/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 14:23:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaNe</dc:creator>
				<category><![CDATA[The RealLife]]></category>
		<category><![CDATA[The SecretLife]]></category>

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		<description><![CDATA[De retour chez moi, le week end dernier. Chez moi, dans mon Sud natal, une maison dans laquelle j&#8217;ai grandi, et que j&#8217;ai quittée depuis près de cinq ans.
Cinq ans, c&#8217;est court, mais ça laisse le temps d&#8217;oublier certaines choses. Entre les déménagements consécutifs, les 6 (bientôt 7) apparts, les aller retours entre Sud et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De retour chez moi, le week end dernier. Chez moi, dans mon Sud natal, une maison dans laquelle j&#8217;ai grandi, et que j&#8217;ai quittée depuis près de cinq ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Cinq ans, c&#8217;est court, mais ça laisse le temps d&#8217;oublier certaines choses. Entre les déménagements consécutifs, les 6 (bientôt 7) apparts, les aller retours entre Sud et Nord&#8230; j&#8217;abandonne au fur et à mesure des vêtements, livres, objets et souvenirs. Contenus dans des cartons.</p>
<p style="text-align: justify;">A chaque visite, je trie. Ca, je ne porte plus. Ca je ne lis plus. Ca je remonte à Paris, ça peut servir. Ce bouquin, je l&#8217;avais oublié. Des découvertes et des souvenirs, à chaque ouverture de cartons. Des cartes postales accrochées sur les murs. Des photos oubliées.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis il y a ces cartons, trois boites, pour être précise. Des boites à souvenirs, dans lesquelles j&#8217;ai rangé au fur et à mesure mes bouts de vie, histoires d&#8217;amour et d&#8217;amitiés. Agendas du collège, lycée, remplis de petits mots des copines, et de photos. Lettres d&#8217;une correspondante que je n&#8217;aurais jamais rencontrée. Paroles de chansons imprimées et collées dans un grand cahier vert. Et d&#8217;autres. La première rose qu&#8217;un amoureux m&#8217;a offerte. J&#8217;avais 15 ans. Des lettres, encore, des cartes postales de pays lointains, des boites remplies d&#8217;objets qui &#8211; à une époque &#8211; avaient une signification. Un emballage cadeau fait main. Mes nounours, complètement usés par les années passées à les trainer partout. Encore des lettres.</p>
<p style="text-align: justify;">Etrange de retomber sur ces souvenirs. Je ne sais pas ce que j&#8217;en ferai. Ces petits bouts de vie, des choses qui ont comptées, à un moment, pour moi. Pour la plupart, ces lettres je ne veux pas les relire, ces photos je ne veux plus les regarder. Et pourtant, je suis incapable de m&#8217;en séparer.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors ça reste là, dans ces cartons, au fond d&#8217;un placard. Un jour peut être, en version Fight Club (oui j&#8217;ai regardé ça hier soir, bon), tout cramera. Et ça ne me fera sûrement rien. Mais voilà, je suis une bloquée de ce genre de choses, infoutue de jeter ce qui a eu une valeur sentimentale. Les gens qui brûlent les affaires de leurs exs pour mettre fin à une histoire, je ne comprends pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Non, chez moi le passé est bien enfoui, enfermé dans des boites souvenir, ma manière de respecter la mémoire de ces moments passés, de refermer un pan d&#8217;une époque. Comme un journal intime qu&#8217;on garde mais qu&#8217;on ne lit plus. Les couvercles sont restent fermés, mais parfois, un retour <em>at home</em>, alors que ma chambre d&#8217;enfant, et celle de mon adolescence n&#8217;existent plus, il suffit d&#8217;ouvrir la boite de Pandore pour replonger dans ces souvenirs qui ont fait de moi ce que je suis.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faudrait juste mettre un gros autocollant dessus, avec écrit</p>
<h3 style="text-align: center;">FRAGILE</h3>
<h3 style="text-align: center;">NE PAS DERANGER</h3>
<p style="text-align: center;">
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		<title>qu&#8217;est ce que tu veux pour noël ?</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 18:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaNe</dc:creator>
				<category><![CDATA[The SecretLife]]></category>

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		<description><![CDATA[Noël, c&#8217;est dans dix jours. Une semaine, en fait. Je sais pas pourquoi j&#8217;ai absolument envie qu&#8217;on soit le 15, mais on est bel et bien le 17.
Comme tous les noëls, et j&#8217;imagine comme dans la plupart des couples et familles, on m&#8217;a demandé ce que je voulais pour Noël. Le Garçon, MonFrère, mes parents&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Noël, c&#8217;est dans dix jours. Une semaine, en fait. Je sais pas pourquoi j&#8217;ai absolument envie qu&#8217;on soit le 15, mais on est bel et bien le 17.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme tous les noëls, et j&#8217;imagine comme dans la plupart des couples et familles, on m&#8217;a demandé ce que je voulais pour Noël. Le Garçon, MonFrère, mes parents&#8230; le problème c&#8217;est que&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; je ne sais pas ce que je veux pour Noël.</p>
<p style="text-align: justify;">Et j&#8217;ai soudain la nostalgie de l&#8217;enfance, cette époque bénie où on n&#8217;avait pas les moyens de s&#8217;acheter ce dont on rêvait, où on bavait pendant des semaines sur les catalogues de cadeaux, les vitrines avec leurs camions des Barbie et les Toy&#8217;r'Us aux rayons remplis de Playmobils.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;époque, c&#8217;était simple, on écrivait une lettre au Père Noël, un truc du style &#8220;c<em>her Père Noël, je voudrais le cheval de Barbie, et le coffret PollyPocket avec le vernis à ongles dedans, et puis aussi un Lego StarWars pour jouer avec mon frère, et un Monopoly&#8221;. </em>On était polis. Sages. On se lavait les dents matin et soir, et parfois même le midi et on jouait à chat dans la cour de récré. Oui, les envies étaient simples&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Plus tard, on n&#8217;a plus cru au Père Noël, et la liste est devenue quelque chose comme &#8220;<em>Papa Maman, je veux </em>(envolée la politesse)<em> une paire de Doc Martens, un parfum Lolita Lempicka et un DiscMan</em>&#8220;. Le scooter, c&#8217;était pour l&#8217;anniversaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui je gagne ma vie. J&#8217;ai un peu d&#8217;argent de côté, je me paye un voyage à New York et on m&#8217;offre des supers week ends en amoureux. Mon placard est rempli mais je bosse derrière un ordi et ne sors plus vraiment en boite le soir, et puis il fait trop froid pour acheter une nouvelle paire d&#8217;escarpins. Ce dont j&#8217;ai envie, je l&#8217;achète, et la liste des cadeaux demandés à mon anniversaire a bien rétrécie.</p>
<p style="text-align: justify;">On pourrait dire &#8220;elle se plaint mais elle a tout !&#8221;, peut être. La vérité c&#8217;est que si je devais faire ma liste au Père Noël cette année, ce serait&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cher Père Noël, </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je doute que tu existes, même si un jour ou l&#8217;autre je ferai croire à mes enfants que si. Cette année j&#8217;ai été sage, peut être plus que d&#8217;autres années, ou pas vraiment. Ce qui me ferait vraiment plaisir ne s&#8217;achète pas. Quelques heures de libre par jour pour pouvoir trainer, dormir un peu plus, voir le ciel lorsqu&#8217;il fait encore jour, blogger autre chose que des conneries. Un endroit où je me sente bien, un appart avec du soleil qui rentre par les fenêtres et des murs à repeindre, pour y accrocher les tableaux de ma mère. Un projet qui me tienne à coeur, et me motive plus que rédiger mon mémoire et me lever pour aller bosser tous les matins. Passer plus de temps avec les gens que j&#8217;aime et qui sont loin&#8230;<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Voilà, ce que je voudrais. Du temps pour moi. Quelques murs à décorer. Un rayon de Soleil par ma fenêtre le matin. Du temps&#8230;<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>la girafe, le lion, et l&#8217;éléphant</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 12:46:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaNe</dc:creator>
				<category><![CDATA[The SecretLife]]></category>
		<category><![CDATA[la girafe]]></category>
		<category><![CDATA[tippelskirchi]]></category>

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		<description><![CDATA[Il était une fois une girafe, qui vivait dans la savane. Cette girafe s&#8217;appelait Tippelskirchi, ainsi que ses parents l&#8217;avaient prénommée. Tippelskirchi avait grandi sans trop d&#8217;encombres entre un baobab et un acacia, entourée de singes, de gazelles et de lions paresseux. Sous le soleil d&#8217;Afrique, elle passait ses journée à grignoter des feuilles bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il était une fois une girafe, qui vivait dans la savane. Cette girafe s&#8217;appelait Tippelskirchi, ainsi que ses parents l&#8217;avaient prénommée. Tippelskirchi avait grandi sans trop d&#8217;encombres entre un baobab et un acacia, entourée de singes, de gazelles et de lions paresseux. Sous le soleil d&#8217;Afrique, elle passait ses journée à grignoter des feuilles bien vertes et courir après les zèbres. Tout allait bien. Jusqu&#8217;au jour où Tippelskirchi décida de partir de chez elle pour trouver le Grand Namour.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, avec un nom pareil, Tippelskirchi avait développé un gros complexe, et si elle se trouvait jolie girafe, elle était persuadée que son nom impossible l&#8217;empêchait d&#8217;avancer dans la vie. Chez les girafes, on avait juste un prénom. Tippelskirchi ne pouvait donc même pas utiliser un deuxième prénom, ou son nom de famille. Elle était pourtant résolue à faire quelque chose. C&#8217;est donc pourquoi elle pris un jour la route, emportant avec elle sa Puce préférée, ainsi que quelques brins de soleil de son pays. Elle partit avec ses grandes pattes, et ses taches, en suivant le chemin des nuages.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la savane, il y a une légende bien connue, qui raconte que le Grand Namour vit là où les nuages s&#8217;entassent, là où la montagne ne touche pas le ciel à cause des gros cailloux, là où il n&#8217;y a pas de mer, ni de lumière, ni d&#8217;arbres.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors Tippelskirchi suivit ce que racontait la légende, et marcha. Elle marcha longtemps, en regardant les nuages courir très vite dans le grand ciel, elle marcha longtemps, s&#8217;arrêtant parfois pour dormir, et parfois pas, lorsque la nuit trop sombre masquait les loups de la savane. Sa Puce préférée, qu&#8217;elle appelait Numéro Une (car c&#8217;était sa première), était à son habitude, installée entre ses cornes, suçotait un poil ou deux lorsqu&#8217;elle avait faim.</p>
<p style="text-align: justify;">Et un jour, elle arriva Là Où Le Ciel Finit. Elle avait eu peur de ne pas reconnaitre l&#8217;endroit. Pourtant, c&#8217;était devenu évident. Devant elle s&#8217;étalait à perte de vue des centaines de milliers de petites Cases carrées, de toits de tôles, de ruelles enchevêtrées. A l&#8217;horizon, on pouvait voir de grandes tours, qui semblaient à cette petite girafe autant d&#8217;immenses montagnes très droites, et très hautes. On ne voyait plus le ciel, celui ci se fondait avec la brume épaisse au dessus des toits et des cheminées. On ne voyait plus d&#8217;arbres, entre les murs de terre n&#8217;apparaissaient que des lignes de poussière. On ne voyait pas la mer, à perte de vue, seules ces cases sales et ces tours immenses qui s&#8217;enfonçaient dans la brume du ciel.</p>
<p style="text-align: justify;">Tippelskirchi s&#8217;arrêta un instant. Où était-elle ? que pouvait bien faire le Grand Namour dans ce lieu hostile ? Comment le trouver ? Mais la Puce Numéro Une lui souffla dans l&#8217;oreille de ne pas hésiter. Elle avait parcouru trop de kilomètres sous le ciel tour à tour rouge, noir, et blanc. Elle avait traversé des plaines, des collines, de forêts, escaladé des montagnes, nagé dans des fleuves, et suivi le littoral. Elle n&#8217;avait plus rien à perdre.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle s&#8217;enfonça donc vaillamment dans la Ville.</p>
<p style="text-align: justify;">(&#8230;)</p>
<p style="text-align: justify;"><em>à suivre&#8230;</em></p>
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		<title>le temps qui s&#8217;arrête</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Aug 2009 10:09:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaNe</dc:creator>
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		<category><![CDATA[aout à paris]]></category>
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		<description><![CDATA[Je poste beaucoup sur mon blog en ce moment. Je tweete beaucoup aussi. Je multiplie les comptes, même. Des histoires de girafes.
Août à Paris, il y a des gens qui travaillent. J&#8217;en fais partie. Travaillent. Se rendent à leur travail, m&#8217;a repris quelqu&#8217;un hier soir. C&#8217;est un peu vrai. Il flotte dans l&#8217;air une espèce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je poste beaucoup sur mon blog en ce moment. Je tweete beaucoup aussi. Je multiplie les comptes, même. Des histoires de girafes.</p>
<p style="text-align: justify;">Août à Paris, il y a des gens qui travaillent. J&#8217;en fais partie. <em>Travaillent</em>. Se rendent à leur travail, m&#8217;a repris quelqu&#8217;un hier soir. C&#8217;est un peu vrai. Il flotte dans l&#8217;air une espèce de langueur dans laquelle tout le monde semble se couler. Quelques sursauts en début de semaine, demandes d&#8217;agences de retour de vacances &#8211; Juillet -, préparation des campagnes de la rentrée. Repos. En fin d&#8217;après midi, je travaille sur mon mémoire. J&#8217;essaye. Parfois les mots m&#8217;échappent, tout semble se mélanger. J&#8217;ai trouvé le bon bout, je crois. Un plan qui se forme petit à petit, des références.</p>
<p style="text-align: justify;">Août à Paris, il n&#8217;y a pas grand chose à faire. La vie continue, calme, cette même langueur qui nous englobe. J&#8217;ai la chance d&#8217;avoir des amis qui ne sont eux non plus pas en vacances. Twitter devient un chat géant, pour se lancer des invitations à des piques niques improvisés, commenter L&#8217;Amour est dans le Pré, s&#8217;inviter à une soirée. On termine sa journée, on marche un peu vers le Shopi d&#8217;à côté, et on part rejoindre d&#8217;autres sur une pelouse du 7e, regarder un film en plein air, boire du vin dans un appartement.</p>
<p style="text-align: justify;">Jeunesse dorée. Jeunesse comblée. Peut être. Jeunesse qui doute, se cherche, ne se trouve parfois pas. Ceux qui sont au chômage et peinent à finir leurs mois. Ceux qui aimeraient ne pas être seuls avec leur chat, le soir. Ceux qui s&#8217;aiment, et qui sont loin.</p>
<p style="text-align: justify;">La vie est douce, certains soirs. Lorsque l&#8217;alcool rouge délie nos langues, on parle de nous, même si on se connait peu. Des mises au clair après des disputes, aussi. Dans la bulle de notre milieu, tout tourne, et les &#8220;extérieurs&#8221; finissent par ouvrir un compte Twitter pour pouvoir prendre part, eux aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Après midi photos. Dimanche à Deauville. Août à Paris, il fait gris.</p>
<p><object width="180" height="180" data="http://www.deezer.com/embed/player?pid=29858017&amp;ap=0&amp;ln=fr" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=29858017&amp;ap=0&amp;ln=fr" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
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		<title>deux boules, framboise et poire</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 16:56:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaNe</dc:creator>
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		<category><![CDATA[les amis]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a des weeks ends (et des semaines) où je n&#8217;arrête pas. Depuis un peu plus d&#8217;un mois c&#8217;était le cas pour moi. Soirée par ci, sortie par là, maman chez moi, coupines, bloggeurs, boulot, toussa toussa. Et puis il y a un moment où on se pose et on se dit &#8220;STOOOOOPPPP&#8221;, parce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a des weeks ends (et des semaines) où je n&#8217;arrête pas. Depuis un peu plus d&#8217;un mois c&#8217;était le cas pour moi. Soirée par ci, sortie par là, maman chez moi, coupines, bloggeurs, boulot, toussa toussa. Et puis il y a un moment où on se pose et on se dit &#8220;STOOOOOPPPP&#8221;, parce qu&#8217;on a soudain l&#8217;impression que tout va trop vite, qu&#8217;on ne sait plus dire non (c&#8217;est que bon, toutes ces perspectives de trucs à faire et de gens à rencontrer sont bien sympathiques quand même), et qu&#8217;on ne sait plus où on en est.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces moments là, il faudrait idéalement que je puisse rentrer chez moi, prendre une dose d&#8217;air pur, voir la mer et les montagnes, décrocher. Problème: le TGV, c&#8217;est cher, et l&#8217;aller retour dans un week-end, c&#8217;est crevant.</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, il y a les amis de longue date qui ne twittent pas, ne savent pas ce qu&#8217;est Flickr, ne participent pas aux soirées bloggeurs. Il y a aussi ces gens rencontrés à Paris, qui savent décrocher des histoires par ci par là, et se poser sur un balcon toute une journée au soleil, dans un parc, ou devant un bon film.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec les premiers, ce sont de longues discussions psy sur MSN (oh merveille de la technologie et de l&#8217;Internet, pouvoir discuter avec ses amies qui sont loin&#8230;), qui mènent à des réflexions et des conseils (que je ne suis pas forcément, je suis une mauvaise amie) et aussi à de gros délires. Pour ceux qui sont sur Paris, c&#8217;est un resto un dimanche soir, dans un quartier de touristes, avec une promenade dans le Paris tiède des premiers soirs d&#8217;été. Manger une glace, parler de la vie, se dire &#8220;<em>il y a un an, on se demandait où on serait, dans un an</em>&#8220;. Maintenant, on sait.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec les seconds, ce sont des après midi au soleil, à arrêter de se poser des questions, à se vernir les ongles en rouge pute (cheap attitude oblige), à regarder un orage et courir sous la pluie un soir de printemps, à partager un bon resto et du bon vin, ou une soirée dans un appart avec vue sur la Tour Eiffel.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, parfois, c&#8217;est difficile de faire le lien entre les deux mondes. Mais l&#8217;équilibre -même fragile- est là.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>under the rain</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2009 20:40:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaNe</dc:creator>
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		<category><![CDATA[blog]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a des choses que j&#8217;ai toujours voulu faire. Comme sortir et regarder l&#8217;orage, et que tout explose, et courir sous la pluie en regardant le ciel pour que les gouttes coulent dans mon cou.


Voilà, c&#8217;est fait.
*
Lorsque j&#8217;ai ouvert ce blog, j&#8217;ai voulu y écrire des choses drôles, des choses de ma vie, ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Il y a des choses que j&#8217;ai toujours voulu faire. Comme sortir et regarder l&#8217;orage, et que tout explose, et courir sous la pluie en regardant le ciel pour que les gouttes coulent dans mon cou.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><img class="aligncenter size-full wp-image-659" title="nuit-orageuse-sur-paris-4" src="http://www.thestagedoor.fr/wp-content/uploads/2009/05/nuit-orageuse-sur-paris-4.jpg" alt="nuit-orageuse-sur-paris-4" width="528" height="352" /><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Voilà, c&#8217;est fait.</em></p>
<p>*</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque j&#8217;ai ouvert ce blog, j&#8217;ai voulu y écrire des choses drôles, des choses de ma vie, ou non, des choses du quotidien qui, observées différemment, prennent une autre dimension. Je n&#8217;avais pas la prétention d&#8217;écrire quelque chose d&#8217;intéressant, je ne cherchais pas le beau, ni l&#8217;utile, juste poser un peu des pensées débiles qui se promènent parfois dans ma tête.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème, c&#8217;est que je n&#8217;ai pas toujours des choses drôles à dire. Je n&#8217;ai pas non plus toujours le temps de mettre en forme des idées qui me viennent, le temps d&#8217;écrire, le temps de partager. Et puis dans ce milieu des blogs, tout est vite noyé dans la masse.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors voilà, parfois, je me contenterai d&#8217;un orage, d&#8217;une photo, de quelques mots. Et le reste, je le garde pour moi.</p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>c&#8217;est beau une ville la nuit</title>
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		<pubDate>Tue, 19 May 2009 22:27:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaNe</dc:creator>
				<category><![CDATA[The SecretLife]]></category>
		<category><![CDATA[marcher]]></category>
		<category><![CDATA[paris la nuit]]></category>
		<category><![CDATA[rokia traoré]]></category>

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		<description><![CDATA[Concert de Rokia Traoré ce soir. Une chanteuse Malienne, magnifique sur scène, que j&#8217;ai quasiment découvert aujourd&#8217;hui. Tansportée en Afrique le temps de trois heures de musique, danse, voix chaudes. Des invités célèbres de l&#8217;autre côté de la Méditerrannée, des instruments aux formes étranges. Elle se donne sur scène, à fond, lance sa voix profonde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Concert de Rokia Traoré ce soir. Une chanteuse Malienne, magnifique sur scène, que j&#8217;ai quasiment découvert aujourd&#8217;hui. Tansportée en Afrique le temps de trois heures de musique, danse, voix chaudes. Des invités célèbres de l&#8217;autre côté de la Méditerrannée, des instruments aux formes étranges. Elle se donne sur scène, à fond, lance sa voix profonde jusqu&#8217;au fond de nos ventres. Elle ne veut pas nous quitter, et le bis dure plus d&#8217;une demie heure. Je sors de là complètement shootée, un long voyage pas vraiment paisible, mais dans cette salle de l&#8217;Olympia, nous sommes partis très loin de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Dehors, il fait doux, il fait tard. J&#8217;ai mal aux pieds, je décide de rentrer à pieds. Quelques kilomètres, des rues grises à remonter. Havre Caumartin, sous les arcades des Grands Magasins il y a des SDF qui dorment. Ceux qu&#8217;on ne voit pas le jour, installés là, seuls ou en couple, avec ou sans chien. Du linge sèche sur des grilles. Alors qu&#8217;à côté des hommes en bleu travaillent, je me demande ce que peut bien être la vie de ces gens la journée. e quoi ils vivent. Ce qui les a fait arriver là.</p>
<p style="text-align: justify;">Rue de Budapest, il y a des sex shops et des hommes qui me regardent. Je m&#8217;étonne de ne recevoir aucune remarque. Ah si, place suivante, un homme sur un banc &#8220;<em>de loin je savais que vous étiez belle</em>&#8220;. Je ne réponds rien, c&#8217;est toujours la même chose, une fille qui marche seule la nuit. On s&#8217;y attend. A un bar, il y a des jeunes qui se disent au revoir, bonne nuit. Cheveux longs, mèche, polo, mocassins.</p>
<p style="text-align: justify;">Je remonte la rue d&#8217;Amsterdam. Un petit vent, mais l&#8217;air est doux. Quelqu&#8217;un disait il y a peu, à Paris on étouffe, il y a trop de monde. C&#8217;est vrai. Mais il suffit de se promener la nuit pour se sentir à nouveau libre.<em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La nuit nous appartient.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>train à grande vitesse</title>
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		<pubDate>Mon, 04 May 2009 00:34:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LaNe</dc:creator>
				<category><![CDATA[The RealLife]]></category>
		<category><![CDATA[The SecretLife]]></category>

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		<description><![CDATA[Les TGV passent, rugissent sous la charpente de verre et d&#8217;acier de la gare. Avec ma mère, j&#8217;attends mon train. Pour rentrer. Ou partir. Je ne sais plus tellement. Que définir comme &#8220;chez moi&#8221; ? Mon 15m² à Paris ? Ma Provence natale ? 
Wagon 7, ou plutôt voiture, c&#8217;est comme ça qu&#8217;on dit. Place [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Les TGV passent, rugissent sous la charpente de verre et d&#8217;acier de la gare. Avec ma mère, j&#8217;attends mon train. Pour rentrer. Ou partir. Je ne sais plus tellement. Que définir comme &#8220;</em><em>chez moi&#8221; ? Mon 15m² à Paris ? Ma Provence natale ? </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Wagon 7, ou plutôt voiture, c&#8217;est comme ça qu&#8217;on dit. Place 51. Dans le </em><em>&#8220;bon&#8221; sens, de la marche. Dehors les dernières lueurs du soleil s&#8217;éteignent sous quelques nuages. Au revoir&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left;">*</p>
<p style="text-align: justify;">Quatre jours.</p>
<p style="text-align: justify;">Mercredi soir. Gare de Lyon, mon sac, dernier appel du chef de gare. Sifflet. Voiture 7, place 41, dans le &#8220;mauvais&#8221; sens. Je regarde s&#8217;éloigner les lumières de Paris. Je regarde les champs défiler. Je rentre <em>chez moi</em>. Trois heures quinze de TGV comme une coupure, l&#8217;ouverture d&#8217;une parenthèse, d&#8217;une bulle. Un exil de quelques jours. Un répis. Je ne sais plus. La dernière fois -il y a deux mois- la coupure si nette avec les kilomètres. C&#8217;est moins évident cette fois. Je me débats avec des textos parisiens, je n&#8217;arrive pas à me laisser emporter par l&#8217;intrigue de <em>Millénium</em>, et des gamins qui hurlent derrière. Pourtant, je suis déjà chez moi. Les gens, ce côté Sud typique, l&#8217;accent, la famille aux gosses intenables, les lunettes de soleil Dolce&amp;Gabanna.</p>
<p style="text-align: justify;">Marseille. Ma ville. Fée Lait qui devait m&#8217;attendre n&#8217;est pas là. Plus de batterie sur mon portable. Je sors sur l&#8217;esplanade de la gare Saint Charles, il est 23h30, le ciel est couvert d&#8217;étoiles, la Bonne Mère éclairée. Il souffle un vent tiède chargé d&#8217;iode. Je respire. Je suis chez moi.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-545" title="st-charles" src="http://www.thestagedoor.fr/wp-content/uploads/2009/05/st-charles-1024x690.jpg" alt="st-charles" width="491" height="331" /></p>
<p style="text-align: justify;">Quelques pas en descendant les escaliers de Saint Charles, Boulevard d&#8217;Athènes, quelques bars ouverts, des kékés me proposent de m&#8217;aider à porter mon sac, m&#8217;appellent Princesse car je ne réponds rien. Canebière. Au tournant face au commissariat, rien n&#8217;a changé. Un fou grelotte en comptant je ne sais quoi sur un panneau, on voit les mâts sur le Vieux Port qui se balancent doucement pendant que la ville dort.</p>
<p style="text-align: justify;">*</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a cette atmosphère particulière à Marseille. Cité populaire, cité fière, un port chargé d&#8217;histoire. Quand le lendemain je m&#8217;arrête rue de Rome dans un magasin avant de remonter chez mes parents, le vendeur me demande d&#8217;où j&#8217;arrive.</p>
<address style="text-align: justify;">- Paris.</address>
<address style="text-align: justify;">- C&#8217;est beau, Paris. C&#8217;est mieux qu&#8217;ici. Il y a plus de choses à faire. </address>
<p style="text-align: justify;">Je ne réponds pas vraiment. Il y a à Marseille le temps de ne rien faire. L&#8217;envie de flâner. Il y a ce ciel immense dont j&#8217;avais oublié comme il pouvait être bleu. Il y a ces odeurs, ces gens, la mer. Il y a à Marseille une richesse rare et unique qu&#8217;il faut savoir apprivoiser.</p>
<p style="text-align: justify;">*</p>
<p style="text-align: justify;">Aix en Provence. J&#8217;ai laissé mon sac dans la maison de mon enfance, pris la navette de la RN8. Le chauffeur conduisait le bus scolaire quand j&#8217;allais au lycée. Je croise quelques visages familiers. A Aix, les platanes sur le Cours Mirabeau sont verts et les filles commencent à porter jupes et sandales. De nouveaux magasins ont ouvert, la Poste de la Rotonde a enfin fini d&#8217;être rénovée, mais au fond rien n&#8217;a changé. Les mêmes filles trop jeunes et trop maquillées. Les mêmes prix excessifs pour un cocktail à la BE. Les mêmes pavés pas droits pour aller jusqu&#8217;à chez MonFrère.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre soir, j&#8217;irais au restaurant -un italien- et puis boire un verre à la Suite -le bar branché. Les gens sont jeunes. Les prix prétentieux. Les garçons sont des clones. Le rosé mauvais, et servi avec des glaçons. Il fait bon dehors, et je sais que lorsqu&#8217;on vit ici on adhère aux coutumes &#8211; se promener sur le Cours mirabeau le soir, payer trop cher un verre, attendre pour entrer au Mistral, où il faut payer 20€ en liquide pour de la mauvaise house et un plafond trop bas, mais où la moitié des clients sont des habitués qui tapent la bise au videur et ne payent pas l&#8217;entrée. Après quoi on ressort, puant la clope et la transpiration, pour rentrer en zig zag jusqu&#8217;à chez soi. La nuit est calme, les rues étroites, il y a encore du monde sur le Cours Mirabeau.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-549" title="mars-06-024" src="http://www.thestagedoor.fr/wp-content/uploads/2009/05/mars-06-024-768x1024.jpg" alt="mars-06-024" width="369" height="491" /></p>
<p style="text-align: justify;">*</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Lorsque je rentre, après cette dernière journée passée entre les pins et les collines, presqu&#8217;au pied de la Sainte Victoire, il y a en moi quelque chose d&#8217;appaisé. Le TGV vient de Nice, je serais bientôt à Paris. J&#8217;ai attrapé des tâches de rousseurs et quelques couleurs, j&#8217;ai mal au ventre, un peu, d&#8217;avoir trop mangé, trop bu. Décrochage. J&#8217;ai traversé avant de partir le village où j&#8217;ai grandit &#8211; rien n&#8217;a changé, ou des détails, nouvelles maisons, façades rénovées, arbre coupé. Les souvenirs restent les mêmes. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Passé Valence, le TGV roule désormais dans l&#8217;obscurité. Je repense à une histoire de trente minutes gagnées sur ce trajet &#8211; est ce que la coupure aurait le temps de se faire ? Dans le train, les gens sont bronzés, mais c&#8217;est déjà Paris. Je referme la parenthèse&#8230; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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