Archives | The SecretLife Flux RSS de la catégorie

c’était mieux avant

2 Dec

c’était mieux avant

En ce moment, j’ai une frénésie de relecture de mes bouquins d’adolescence.

Pour la petite introduction, au cas où tu ne le saurais pas (encore), je suis une grosse lectrice. Rat de bibliothèque dès l’âge de lire Oui Oui et la Bibliothèque rose, il y a une période où je vidais chaque semaine les rayons jeunesse de la bibliothèque municipale, ayant droit au double du quota réservé à chaque abonné, et connaissant chacune des bibliothécaires par leur prénom.

En grandissant, j’ai fait le tour des rayons adulte. Parce que bon, j’ai beau adorer Judy Blume et Roal Dahl, je me faisais un peu chier. J’ai donc très tôt (15, 16, 17 ans) découvert Despentes, Houellebecq, Auster et autres Djian, avalant des kilomètres de mots à la semaine, des heures plongée dans des lignes, à terminer ces romans sous ma couette, lampe de poche à la main.

(après on s’étonne que je porte des lunettes)

Et puis je suis partie en prépa. Là, j’ai du lire des “ouvrages obligatoires”, sauce Dostoïevski (que je dois être une des rares de ma classe à avoir pu terminer) ou plus sympa comme Camus, Véronique Olmi ou Sartre (ses pièces de théâtre, soyons raisonnables). Bref, à part Harry Potter, j’ai un peu abandonné la lecture “pour moi”.

(more…)

Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi, dimanche

13 Sep

photo by le Garçon

Un aller retour à Deauville. La plage presque vide, presque pleine. Les amoureux qui se bécotent. Les ours. Les gamins qui jouent à la balle au prisonnier. Des cris plus loin, non ce n’est pas un grand huit. Zac Efron, sûrement.

Festival du Film Américain

A Deauville, pour être moniteur d’équitation, il faut porter des chaps en cuir et un polo.

Le train du retour, Paris dans la tiédeur du soir. Des coups de soleil.

Une soirée d’anniversaire. Passage éclair. Un bloggeur mode qui fait son coming out, et une Julie pas traumatisée.

Dimanche. Un brunch entre amis, à parler art et refaire nos souvenirs d’expos préférées. Du codage sur iphone, un brownie caramel crème anglaise, thé Marco Polo.

Des ongles gris souris, gris beige, qu’importe. Une robe de petite fille de contes. Des collants bleus plumetis. Un Diner presque Parfait et Runaway dans le salon.

Avatar en 3D et des photos à la con.

Certains jours, il en faut peu pour être heureux.

Rendez-vous sur Hellocoton !

exercice d’écriture

6 Jul

exercice d’écriture

(attention: post chiant à tendance autoréflextive nombriliste)

Qu’est ce qui pousse à ouvrir un blog ? Parfois, c’est parce qu’on a quelque chose à dire, à partager. Une passion, des actualités, des looks, des conseils make up, des analyses sportives, des critiques ciné. Qu’importe. Tous ces blogs s’autoalimentent, de par l’actualité, parce qu’il y a toujours (ou presque) des choses à dire.

Je ne vous apprendrai rien en disant que dans mon cas, ce n’est rien de tout ça. Disons le clairement, ce blog est un foutoir à tendance expulsionnelle contrôlé (de ‘expulsoir‘ et de ‘émotionnel‘, contrôlé car tout reste SFW quand même), complètement inspiré par des real facts de ma vraie vie (mais pas que). Du vide qu’on remplit avec des mots, histoire de. Je n’ai pas vocation à faire rire, ni à vous apprendre quelque chose, et encore moins à faire réfléchir. Et si par le plus grand des hasards cela arriv(e)ait, ce ne serait qu’une conséquence fortuite et involontaire.

Alors pourquoi j’écris ?

(more…)

Rendez-vous sur Hellocoton !

paris by night

1 Mar

paris by night

Il y a des jours – souvent – j’oublie que je vis à Paris.

A Paris, je veux dire, cette ville lumière que le monde nous envie, cette ville d’Arts, cette ville romantique, cette ville magnifique. Paris des films et Paris des Américains. Paris du Louvre, de la Seine et de Saint Germain.

CE Paris.

Comme toute ville dans laquelle on s’installe, il arrive un temps au bout duquel on se sent “chez soi”. Chez soi, comme un trajet familier chaque matin, comme des noms de rues qu’on reconnait, comme un quartier qu’on habite, avec son quotidien. La boulangerie. Le Monop’. La ligne de bus. On prend des habitudes, on sait quel wagon prendre pour arriver en face de la sortie, combien de temps pour faire Châtelet – Place de Clichy .

Il arrive un moment où la ville nous a apprivoisé.

Paris, pour moi, ça a toujours été une forme de fantasme. Depuis mes dix huit ans, Paris et ses mystères, Paris et sa liberté. Le symbole de la ville capitale par excellence, la ville des excès, aussi.

J’y venais chaque année. Une semaine, promener mes baskets dans les musées, les rues, me laisser emmener par l’inspiration. Paris comme une touriste, Paris avec le temps de s’y perdre, d’y rêver. Saint Germain, le Louvre étaient mes quartiers. Et les mystères de derrière les murs.

J’ai oublié que je vivais à Paris depuis que j’y habite. Je ne sors plus tellement de mon quartier, trajet boulot – dodo – ciné, musées le week end, parc Monceau l’été.

Mais certains soirs, lorsque je sors, il arrive que je traverse Paris. De mon 17e vers le Sud, rive gauche. C’est là que la magie opère à nouveau, lorsque de nuit, je traverse la Seine. Lorsque la ville est calme. Lorsque les lumières  des ponts se reflètent sur l’eau. A pieds, à vélo. En scooter. Lever la tête pour regarder les Invalides. La pyramide de la Cour Carrée. Le bitume humide et les reflets.

Alors je me souviens. Paris et ses nuits blanches, à traverser la ville. Paris et ses lumières. Les nuits de printemps en sortie de soirée, les journées à marcher sans savoir. Ces lieux qui me sont aujourd’hui familiers reprennent tout à coup l’ombre du mystère, le goût des découvertes et de l’inconnu.

Alors, Paris reprend de sa superbe, et alors que les touristes et la foule sont rentrés, lors de balades nocturnes, je peux à nouveau dire que Paris nous appartient.

Photo trouvée ici
Rendez-vous sur Hellocoton !

les cartons dans le placard

11 Feb

les cartons dans le placard

De retour chez moi, le week end dernier. Chez moi, dans mon Sud natal, une maison dans laquelle j’ai grandi, et que j’ai quittée depuis près de cinq ans.

Cinq ans, c’est court, mais ça laisse le temps d’oublier certaines choses. Entre les déménagements consécutifs, les 6 (bientôt 7) apparts, les aller retours entre Sud et Nord… j’abandonne au fur et à mesure des vêtements, livres, objets et souvenirs. Contenus dans des cartons.

A chaque visite, je trie. Ca, je ne porte plus. Ca je ne lis plus. Ca je remonte à Paris, ça peut servir. Ce bouquin, je l’avais oublié. Des découvertes et des souvenirs, à chaque ouverture de cartons. Des cartes postales accrochées sur les murs. Des photos oubliées.

Et puis il y a ces cartons, trois boites, pour être précise. Des boites à souvenirs, dans lesquelles j’ai rangé au fur et à mesure mes bouts de vie, histoires d’amour et d’amitiés. Agendas du collège, lycée, remplis de petits mots des copines, et de photos. Lettres d’une correspondante que je n’aurais jamais rencontrée. Paroles de chansons imprimées et collées dans un grand cahier vert. Et d’autres. La première rose qu’un amoureux m’a offerte. J’avais 15 ans. Des lettres, encore, des cartes postales de pays lointains, des boites remplies d’objets qui – à une époque – avaient une signification. Un emballage cadeau fait main. Mes nounours, complètement usés par les années passées à les trainer partout. Encore des lettres.

Etrange de retomber sur ces souvenirs. Je ne sais pas ce que j’en ferai. Ces petits bouts de vie, des choses qui ont comptées, à un moment, pour moi. Pour la plupart, ces lettres je ne veux pas les relire, ces photos je ne veux plus les regarder. Et pourtant, je suis incapable de m’en séparer.

Alors ça reste là, dans ces cartons, au fond d’un placard. Un jour peut être, en version Fight Club (oui j’ai regardé ça hier soir, bon), tout cramera. Et ça ne me fera sûrement rien. Mais voilà, je suis une bloquée de ce genre de choses, infoutue de jeter ce qui a eu une valeur sentimentale. Les gens qui brûlent les affaires de leurs exs pour mettre fin à une histoire, je ne comprends pas.

Non, chez moi le passé est bien enfoui, enfermé dans des boites souvenir, ma manière de respecter la mémoire de ces moments passés, de refermer un pan d’une époque. Comme un journal intime qu’on garde mais qu’on ne lit plus. Les couvercles sont restent fermés, mais parfois, un retour at home, alors que ma chambre d’enfant, et celle de mon adolescence n’existent plus, il suffit d’ouvrir la boite de Pandore pour replonger dans ces souvenirs qui ont fait de moi ce que je suis.

Il faudrait juste mettre un gros autocollant dessus, avec écrit

FRAGILE

NE PAS DERANGER

Rendez-vous sur Hellocoton !