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berlin calling

28 Jul

berlin calling

J’ai le feu au cul. Non je te parle pas de trainer ma langue dans un tas de bouches diverses et variées,et plus si aff., espèce de pervers. De ce côté je suis bel et bien maquée et ne pratique pas le libertinage. Non, je te parle de cette incapacité à rester en place, ce besoin de toujours bouger. Ca doit avoir un rapport avec Paris, la pollution, la monotonie des jours, toussa.

(lol)

Comment te dire. Je suis à Londres en ce moment même. Pour MonJob, certes, mais à Londres quand même. Vendredi, je pars en vacances. Au programme, la Suède, Stockholm, les lacs, les forêts, les lacs, les forêts, les lacs (oui t’as compris mais faut dire qu’en Suède, quoiqu’en montre Millenium, y a pas 50 trucs à voir à part des lacs, des forêts et des bords de mer) (puis d’ailleurs c’est pour ça que j’y traine le Garçon). Comme ça me suffit pas, les grands blonds de chez IKEA et H&M, après ça je passe le pont de l’Oresund et je vais au pays des Lego. Copenhague, on dit, comme la capitale du Danemark

(oui Lego c’est Danois, tu te coucheras moins bête en sachant ça) (et Playmobil, c’est Allemand. ouf, isn’t it ?)

Je ne suis pas encore rentrée de Londres, ni même partie dans les contrées nordiques, que j’ai déjà envie de repartir. Après New York, Rome, Londres, Stockholm et Copenhague, je suis à deux doigts de réserver des billets pour Berlin.

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lisbeth salander, c’est moi

24 Jun

lisbeth salander, c’est moi

Non mais je RI-GOLE. Ca va t’as cru que je m’étais tatouée le corps avec une mouche et que j’avais un piercing dans le naseau. T’es fou.

Par contre, va falloir que j’apprenne à parler le IKEA. Et ça, c’est pas du mytho. Car cet été, c’est décidé – booké: je pars en Suède.

ikea

Walàà

Alors je vois dé là ta tête surprise. Genre “mais WTF qu’est ce qu’elle va faire en Suède en été au lieu de se la dorer à Ibiza ?“. Et bien il y a un tas de raisons, la première étant que j’ai les pires dates de vacances possibles. Celles qui tombent pile en même temps que tout le monde (Européens y compris). Celle où tu crève ta mère de chaud et de transpiration. Celle où les promos vacances n’existent pas.

Je suis en vacances du 1er au 15 août.

Voilà. Tu comprends mieux maintenant pourquoi j’ai décidé d’un commun accord avec le Garçon d’aller me percher dans les pays Nordiques plutôt que de noyer mes orteils au milieu d’un banc de méduses et de touristes hollandais sur une plage espagnole.

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un week end dans le gers (1)

15 Jun

un week end dans le gers (1)

Il y a un mois (plus ? déjà ??), à mon retour de Rome, j’arrivais à Paris Orly pour me rendre non pas dans mon appartement du 17e, mais vers le terminal 1. Et prendre un avion pour Toulouse, direction, le Gers.

Temps mort. Car je vois ce que tu te dis. Le Gers, ce trou ? Y a quoi à faire là bas ?

Alors là je t’arrête tout de suite. D’abord est ce que tu sais où est le Gers ? Parce qu’à par les Poulets Fermiers et le Foie Gras…

Donc le Gers, c’est un département coincé entre Toulouse et les Pyrénées, avec autant d’habitants que la ville de Grenoble (ou Aix et sa “banlieue”, si on veut la jouer chauvine)*. C’est donc effectivement un trou, comme on qualifie ce genre d’endroit où on croise plus de vaches et de canards que de villageois.

Mais ce n’est pas parce que ça a l’air d’un trou qu’il n’y a rien à faire là bas. Déjà, dans le Gers, il y a des bloggeuses. Oui oui. Elle et elle, par exemple (quoi c’est la même ? on s’en fout ça fait deux blogs !). Bon. Ensuite, dans le Gers, il y a de la bonne (très bonne) bouffe. Vous avez dit foie gras, poulet, confit de canard. J’ajoute fruits et légumes, charcuterie. Et autres oeufs fermiers. Enfin, dans le Gers, il y a la Ferme de Marie Barrailh.

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le forum des clichés

29 Apr

le forum des clichés
(Gad sort de ce corps !)*

Je continue mes comparaisons pourries bonjour. Petit lecteur, il est aujourd’hui une nouvelle vérité sur laquelle je veux faire la lumière.

(plus le temps passe ici et moins je sais parler français…)

Dénonciation:

Un des (nombreux) clichés sur les Italiens est qu’ils sont très lookés. Milan capitale de la mode, l’Italie, le pays de Gucci, Prada, Diesel, La Perla et autres Dolce Gabbana. Parmi ces clichés subsiste un mythe bien palpable: le mythe de la chaussure italienne. Pour messieurs, et surtout pour mesdames (et demoiselles). A tel point que les Niçoises à la page filent jusqu’à Vintimille pour se sustenter en sac et autres accessoires à talons aiguille, et que les ruelles touristiques de Rome présentent des vitrines qui relèvent du fantasme :

Mais ceci est FAUX. Tout à fait. Pour des raisons techniques très simples, il est résolument impossible pour une Romaine de porter des talons.

En effet, les rues de Rome sont constituées à 98% de ça:

Pavés Romains (et encore ceux là sont super bien rangés…)

Petite lectrice (oui je m’adresse à toi, à moins que certains lecteurs velus ne portent des talons…), tu SAIS à quel point marcher en talons sur des pavés, c’est la merde. Ambiance équilibre instable, dangerosité des trous disséminés de ci de là, et autres torsions de chevilles.

Si on suppose donc, que l’Italienne pure et dure ne porte que des talons (hypothèse n°1), et que Mai 68 n’a pas outragé les vestiges historiques des chaussées des villes Italiennes (hypothèse n°2), alors à compter d’une marche de 2 kilomètres par jour sur sol pavé, on en conclut que l’Italienne se casse la figure en moyenne huit fois par semaine.

Étant donné la stabilité globale de l’Italienne et la non existence de statistiques sur un nombre  plus élevé  que la normale Européenne de bras et chevilles fracturées en Italie, nous en concluons donc que l’une des hypothèses est erronée.

Aucun Mai 68 n’ayant eu lieu en Italie, et Rome ayant conservé avec ferveur et restauration ses chaussées pavées, on en conclut donc que c’est l’hypothèse 1 qui est fausse: les Italiennes portent des talons.

Conclusion: Les Italiennes ne portent pas de talons.

CQFD

(on nous aurait menti ! mais oui mais oui…)

Sur ce je vous laisse, car je teste aujourd’hui pour vous (et en exclusivité): une Française exilée porte des talons dans les ruelles pavées de Rome.

*Ce titre fait allusion à la (rendue célèbre) Place des Clichés. Sauf que chez les Romains, on parle de Forum. Ce sera donc le Forum des Clichés.

Rome, c’est un peu comme une salade César

28 Apr

Rome, c’est un peu comme une salade César

P*tain de la métaphore comparaison* ! C’est peut être que l’inspiration m’est revenue hier soir, entre une pizza et un cocktail “Sprite” (pas Spraïte c’est plus fort que toi, sprité, comme… sprité).

Donc Rome, c’est un peu comme une salade César.

Oué, même que la salade César porte bien son nom.

Revenons d’ailleurs à cette fameuse salade. Desfois que, petit lecteur, tu n’aimerais pas la verdure à grignoter, et que tu louperais ce chef d’oeuvre de la cuisine: simple, efficace, rapide à réaliser. Et super bon ! Dans une salade César on a donc du vert: la salade. Croquante à souhait, coeur de laitue, batavia, ou romaine (mais j’ai ma préférence pour la première, découpée en lamelles). Et du croustillant, du chaud, du fondant, avec des croutons, des lamelles de parmesan, et enfin, des morceaux de poulet (ou de dinde) revenus à la poêle.

Donc la salade César, ce petit mélange de fraicheur avec la salade, sans oublier la “dose” de choses que tu sens passer dans ton estomac, le poulet, le parmesan, les croûtons, qui sont autant de moyens de renouer avec la junk food, c’est l’assortiment idéal.

Alors tu vas me dire, c’est quoi le rapport avec Rome ???

C’est le suspense là, tu comprends pas ?

Bon.

Donc Rome. Rome est une ville étrange. Étonnante, plutôt. D’abord parce qu’en y arrivant, on ne s’y sent pas comme dans une capitale. Des petites routes pavées. Des herbes folles partout. Et du vert. Des arbres. Des champs. Du vert du vert du vert. On se croirait en Normandie, printemps, lendemain de pluie.

Et pas dans le Sud, climat Méditerranée, comme on connait bien chez moi, où des champs couverts d’herbes vertes, on y pense même pas.

Voilà pour la salade, la fraicheur, le vert.

ceci n’est pas un fond d’écran, mais une photo de la Toscane. alors ok c’est pas Rome, mais ça donne une idée du truc. du vert, quoi.

Et puis tu arrives dans cette ville. Pleine d’arbres. Des ruelles pavées. Des gens. Des chats. Des immeubles à grandes fenêtres. Des murs ocres. Des vestiges romains. Le soir tombe, il fait encore bon. Tu sors prendre un verre, en terrasse. Les gens sont dehors, ça parle, il y a dans l’air ce quelque chose qui ne m’est pas inconnu,  un quelque chose de mon Sud natal, un quelque chose provincial qui n’existe pas à Paris.

Cette tiédeur du soir qui tombe, ces lumières, ces murs ocres. Cette ambiance tellement Méditerranéenne. C’est ce poulet revenu à la poêle, posé encore tiède dans la salade. Ce goût des pizzas si particulier ici, ce sont les croûtons et le parmesan. Ces couleurs ocres, c’est la viande roussie, le pain grillé.

(là tu te dis que j’ai totalement perdu la tête. bon)

Ok, ma métaphore est bizarre. Tant pis. Ce qu’il y a c’est que cet antagonisme entre la verdure  so Fresh et l’ambiance so Sud, je ne connaissais pas. Ce mélange des styles, des gens, des modes de vie, c’est bien différent de ce qu’on connait en France.

Alors bien sûr, il y a Berlusconi, et la sécurité sociale n’a rien à voir avec la France. Les salaires sont plus bas qu’à Paris, et les loyers tout aussi hauts. Mais un cocktail coûte “seulement” 7 euros dans un bar branché. Avec open buffet. Les pizzas sentent le feu de bois et la pâte est alte. Le vin est doux, presque sucré. Et des platanes partout.

Mes hôtes & guides improvisés Italiens m’ont parlé de Dolce Vita. C’est en se promenant dans les rues nocturnes de la Ville Eternelle que cette expression prend tout son sens.

*Edit: Il parait que s’il y a “comme” alors c’est une comparaison, pas une métaphore. BON.