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le syndrome de la salle de bains

28 May

OU: pourquoi les filles préfèrent dormir chez elles plutôt que chez les garçons.

(NDLR: Afin de garder un ton adapté au lectorat parfois jeune de mon blog, et de ne pas plonger dans la vulgarité de mots qui veulent dire … ce qu’ils veulent dire… j’utiliserai dans ce post le mot “dormir” pour désigner toute activité à deux se pratiquant dans un lit. Dont “dormir”)

Il parait que… les filles préfèrent dormir dans leur lit que dans le lit de leur copain (d’un an ou d’un soir, qu’importe). Légende urbaine, mythe, les raisons peuvent être diverses et variées, à commencer par la première (on m’accusera encore de misandrie, non, c’est juste une idée “comme ça”): la propreté. Je ne m’étendrai pas sur des histoires de poils et de changements de draps, et au delà du simple lit, l’appartement tout entier d’un garçon est mine de raisons pour la fille de préférer son lit/son appartement à celui dudit garçon. Mais reprenons du début…

Il arrive donc un jour à toute fille d’un âge dépassant la puberté et à la vie sociale à peu près normale de quitter sa douce chambre pour aller dormir chez un garçon. Alors parfois c’est prévu, et on part gaillarde avec le sac/trousse de toilette/string/make up, et parfois non. Jusque là, on était jeune, et on voyagait léger. Mais passé un certain âge, nous autres demoiselles un tant soit peu apprétées, avons besoin de quelques accessoires subtils mais nécessaires à notre bien être et à la révélation de notre beauté intérieure.

C’est donc avec difficulté qu’une fille se retrouve à dormir “par hasard” chez un garçon. Elle s’attend déjà à ne rien trouver pour se démaquiller (cotons ? lotions démaquillante ? ), et s’apprête à dormir avec une couche plus ou moins épaisse de fond de teint/mascara sur le visage – cette situation est amplifiée lors d’une rencontre en soirée, où il est bien connu qu’on se maquille plus. A quoi s’ajoute l’absence de vêtements confortables pour dormir. Alors bon, c’est assez simple, vous me direz, un t-shirt et on n’en parle plus. Oui mais voilà, là où ces messieurs s’épanouissent dans leurs boxers en coton, nous subissons le string, ficelle inconfortable qui s’incruste dans la peau dès qu’on tente une position allongée/foetus (debout/assise c’est confortable cela va de soi).

A cela s’ajoute la température. Oui, les filles sont frileuses et les garçons des warriors de l’âge de glace (nooonnn c’est pas DU TOUT cliché !). Alors quand en plus de nous présenter une fine couette d’été (si ce ne sont pas des draps) le garçon crie au scandale dès qu’on ose approcher nos pieds froid – Ahhhhh mais t’as les pieds gelés ! - ou qu’on ose une tentative de se coller à lui - Pousse toi j’ai chaud ! -, la nuit s’annonce longue (et voilà comment on se retrouve à faire autre chose que dormir pour tenter de se réchauffer).

Enfin, il est tard, le matelas est à peu près confortable, on finit tout de même par s’endormir. Au réveil, le garçon est devenu un peu plus poilu, un peu plus piquant, et tente désespérément de se rapprocher (ah non, nous c’était hier soir qu’on avait froid !). Le moment du lever arrive, et il est temps d’affronter LA pièce ultime, dernier refuge du garçon dans ses retranchements: la salle de bains.

Premier pas: la douche. Là où dans une salle de bains de fille trônent six gels douche, deux shampoings, deux après shampoing/masque/démêlant/coiffants/lissant, un truc visage, un savon pour les pieds, un gommage, deux rasoirs + mousse à raser, quatre fleurs de douche, et j’en passe, chez le garçon on trouve…  LE mono gel douche/shampoing/gel de rasage/qui rend beau/qui sent l’homme Axe. Chez d’autres, un savon de Marseille. Entre sentir l’homme Axe et avoir la peau qui tire… Et c’est pareil pour le déo ! Super de sentir le Mennen, le Axe ou le Plzyboy toute la journée…

Avec un peu de chance, la fille a prévu quelques affaires et… tente de se maquiller devant le miroir. Je dis bien tente, car chez les garçons, il y a toujours un ENORME lavabo devant le miroir, aucune lumière correcte autour du miroir, quand ledit miroir n’est pas perché à 6 mètres au dessus de la taille (normale pour une fille) de la fille. Et je n’amène même pas la question du miroir en pied: il n’y en a pas. La fille a donc juste intérêt à avoir assorti sa tenue au préalable. Et à gérer le mascara “de loin”.

Dernière étape: le petit déjeuner. Evidemment, le garçon n’a pas de thé. Ni beurre/confiture, ou nutella, et on doit se contenter d’un bol de céréales douteuses (Spécial K chez certains, cherchez l’erreur) noyées dans du lait périmé (certains garçons semblent faire leurs courses encore moins souvent que moi, c’est dire !). Le drame.

Voilà, messieurs, pourquoi les filles préfèrent dormir avec vous dans leur lit.

La parade ? Mettez-vous en coloc avec une fille :)

un week end au camping – la version off

10 Apr

J’aurais pu appeler cet article “un week end avec un vieux couple“, mais le couple en question le prendrait très mal, et me dirait que je fais les mêmes vannes pourries qu’un certain G. Et puis, pour être sincère, le couple n’a rien de vieux, en fait. J’aurais aussi pu titrer “un week end de beaufs au camping“, mais comme je vous l’ai dit précédemment, et quoiqu’en croient les incrédules, ce camping n’avait (presque) rien de beauf. Nous n’avions ni tongues ni débardeurs ni PQ à la main. Enfin, voilà après la version officielle du week end à Ramatuelle, la version OFF, bien cachée derrière les tongues de campeurs et les oliviers.

Repartons donc de ce samedi matin, où Emilie et moi nous réveillâmes dans la douleur après une nuit quelque peu agitée. En effet, nous étions supposées aller à une soirée Disco-Motown le soir d’avant. Soirée dans laquelle nous ne sommes jamais rentrées, à cause des 2 heures de queue annoncées devant la Flèche d’Or, et du videur connard (dixit W. que j’ai bien fait chier au téléphone et qui a eu la gentillesse de me faire mon logo Cheap, mais j’y reviendrai plus tard). Faute de soirée Disco, donc, nous nous sommes promenés dans le 10e, pour terminer dans un bar je ne sais où. Il faut avouer que le début de soirée avait été quelque peu alcoolisé. De plus, vu le thème et dress code oblige, je portais une fabuleuse perruque que certains ont déjà pu apercevoir au Réveillon du  Nouvel An. Après quelques heures d’errances à travers la ville, nous sommes enfin rentrées nous coucher. Ouf ! Sauf qu’au réveil, la barre au front typique des lendemains de soirées était bel et bien là, malgré les litres d’eau incurgités. Soumises à une grande motivation, nous avons quand même pris le taxi qui nous attendait pour aller à Orly. Et j’ai bien pensé à enlever ma perruque, histoire d’avoir une tête presque normale en arrivant.

Une fois dans l’avion (je vous passe l’épisode où Emilie me dit “je me fais toujours fouiller” et je lui dis “mais naann“, et si en fait) on a soufflé un coup. Ouf, on est passées, avec nos mes 52 fioles de shampoing/gel douche/démaquillant/savon pour le visage/parfum (et même un briquet). A noter qu’avec tout ça, on aurait pu faire sauter l’avion, si on avait voulu. Ou le détourner. Mais non, on l’a pas fait. Trop crevées pour ça. Et puis les hôtesses et stewards d’Air France sont vraiment gentils. Ils sourient tout le temps. Disent “bonjour mesdemoiselles, oui mesdemoiselles, vous désirez boire quoi mesdemoiselles ?“. Et servent un café dégueulasse, mais c’est gratuit. Ca change de Ryanair. Et surtout on a commencé à flipper quand on a vu s’approcher l’aéroport de Toulon-Hyères. Ah… la piste d’atterrissage c’est ça ?? Mais euh… naaannn. Et en fait, si. Ca passe. Faut juste pas avoir trop peur quand l’avion freine.

Bon, jusque là nous étions vivantes. Malgré l’absence de sommeil. Et le ventre un peu en vrac, que le café soluble n’avait pas arrangé. C’était sans savoir que la route entre Hyères et St Tropez ressemble plus à une route de montagne (avec virages en épingle et “falaise” au bord – je cite Barbie). Et C. eu beau conduire tout doucement, on était bien contentes de descendre prendre un peu l’air une fois arrivées à St Tropez pour récupérer Barbie et Benj, qui, moins fous que nous, avaient pris un train de nuit pour descendre.

St Tropez. Disons le tout de suite: c’est moche. A part trois micro ruelles et un joli clocher (choses très communes en Provence), rien à voir. Des gros bateaux. La mer. Ah oui, le paysage, ok, vue sur la mer, la côté et au loin les Alpes. Mais en été avec pollution + chaleur + touristes – neige sur les montagnes = aucun intérêt. On est donc tous repartis jusqu’au fameux camping les Tournels.

L’après midi fût longue. Très longue. Surtout après avoir pris l’apéro, puis bu du rosé du Domaine des Tournels, puis tenté une sieste au soleil sur les transats.

(Là j’aurai une chouette photo d’Emilie mais elle me tuerait si je la mettais ici. Donc pas de photo. Vous n’avez qu’à imaginer une Emilie sur un transat bleu EDF)

Après ça je vais faire simple. Au sortir de ma (longue) (et douloureuse)  maladie, j’ai une énorme flemme pour détailler ici la suite des aventures. Donc:

- le jacuzzi, c’est cool. le hammam aussi.
- les Allemands chevelus/dreadeux, beurk
- sous le soleil du coucher du soleil, on est trop belles

- les tables de ping pong, le mini golf, la “scène” du camping des Tournels peuvent se prêter à bien d’autres activités
- je fais très bien la balle de ping pong (dixit Benj)
- il existe des frigos à consigne. Mais rien de vivant à l’intérieur
- nous avons appris à pisser debout. Sissi.

- Emilie, je ne dévoilerai pas ici notre intimité de mémés sous la couette. Mais je l’avoue tout haut et tout fort: I like sleeping with you
- le vin rosé du domaine des Tournels, c’est dégueulasse. Surtout à deux heures l’après midi.
- j’overkiffe les baskets de Benj. Et il faut ABSOLUMENT que je me rachète une paire de Nike wmns Blazer mid.

- les virages, ça fait peur.

Plus de photos à venir pour illustrer mes propos. Ou pas.

Je tiens aussi à rectifier une légende urbaine qui voudrait que j’aie choppé du campeur. Il n’en est rien. Ja, ich kann Deutsch. Aber… Malgré nos recherches actives et nos tentatives pour déjouer les signes cachés (se promener avec un rouleau de PQ à la main signifie-t-il qu’on est open ? je lance le débat parmi mes lecteurs campeurs ou ex-campeurs), et faute d’avoir pu organiser une soirée tongue (tongues rouges: open, tongues oranges: maqué démaquable, tongues roses: maqué c’est mort, tongues violettes: partouze) (idée de soirée à noter pour mes lecteurs organisateurs de soirées bloggeurs), je suis restée célibataire et désespérée. J’ai donc compensé le manque par le soleil, et j’ai attrapé ce fabuleux coup de soleil que vous pouvez voir en début d’article (en language campeur, rouge=open, n’oubliez pas).

Au retour, nous avons tout de même tenté de demander une coupe de champagne à l’hôtesse tout sourire. Mais bon, on a eu honte, et malgré le prix du billet, on a juste pris des bières (et traumatisé au passage la petite miss de 15 assise à côté de nous) (petite miss de 15 ans, si tu me lis, on s’excuse encore pour avoir parlé crash d’avion, cancer et alcoolisme à côté de tes oreilles encore innocentes et pures).

Teasing:

Bientôt, sur The Stage Door, comment j’ai eu le don d’ubiquité pour être dans mon lit et en même temps dans un event hype et VIP, ainsi qu’un article sur le syndrome de la Bling Bitch, par Mister LaClasse.

NoLife – s01e05

26 Jan


How to take a shower, version fille et version mec… Très drôle !!

(et j’aimerais bien réussir à intégrer des vidéos YouTube… problème bientôt résolu vu que je viens de souscrire un hébergement sur OVH… )

Et puis l’info du jour, après les tickets resto et les chèques vacances, voilà le ticket psy.