un week end au camping – la version off
10 Apr
J’aurais pu appeler cet article “un week end avec un vieux couple“, mais le couple en question le prendrait très mal, et me dirait que je fais les mêmes vannes pourries qu’un certain G. Et puis, pour être sincère, le couple n’a rien de vieux, en fait. J’aurais aussi pu titrer “un week end de beaufs au camping“, mais comme je vous l’ai dit précédemment, et quoiqu’en croient les incrédules, ce camping n’avait (presque) rien de beauf. Nous n’avions ni tongues ni débardeurs ni PQ à la main. Enfin, voilà après la version officielle du week end à Ramatuelle, la version OFF, bien cachée derrière les tongues de campeurs et les oliviers.
Repartons donc de ce samedi matin, où Emilie et moi nous réveillâmes dans la douleur après une nuit quelque peu agitée. En effet, nous étions supposées aller à une soirée Disco-Motown le soir d’avant. Soirée dans laquelle nous ne sommes jamais rentrées, à cause des 2 heures de queue annoncées devant la Flèche d’Or, et du videur connard (dixit W. que j’ai bien fait chier au téléphone et qui a eu la gentillesse de me faire mon logo Cheap, mais j’y reviendrai plus tard). Faute de soirée Disco, donc, nous nous sommes promenés dans le 10e, pour terminer dans un bar je ne sais où. Il faut avouer que le début de soirée avait été quelque peu alcoolisé. De plus, vu le thème et dress code oblige, je portais une fabuleuse perruque que certains ont déjà pu apercevoir au Réveillon du Nouvel An. Après quelques heures d’errances à travers la ville, nous sommes enfin rentrées nous coucher. Ouf ! Sauf qu’au réveil, la barre au front typique des lendemains de soirées était bel et bien là, malgré les litres d’eau incurgités. Soumises à une grande motivation, nous avons quand même pris le taxi qui nous attendait pour aller à Orly. Et j’ai bien pensé à enlever ma perruque, histoire d’avoir une tête presque normale en arrivant.
Une fois dans l’avion (je vous passe l’épisode où Emilie me dit “je me fais toujours fouiller” et je lui dis “mais naann“, et si en fait) on a soufflé un coup. Ouf, on est passées, avec nos mes 52 fioles de shampoing/gel douche/démaquillant/savon pour le visage/parfum (et même un briquet). A noter qu’avec tout ça, on aurait pu faire sauter l’avion, si on avait voulu. Ou le détourner. Mais non, on l’a pas fait. Trop crevées pour ça. Et puis les hôtesses et stewards d’Air France sont vraiment gentils. Ils sourient tout le temps. Disent “bonjour mesdemoiselles, oui mesdemoiselles, vous désirez boire quoi mesdemoiselles ?“. Et servent un café dégueulasse, mais c’est gratuit. Ca change de Ryanair. Et surtout on a commencé à flipper quand on a vu s’approcher l’aéroport de Toulon-Hyères. Ah… la piste d’atterrissage c’est ça ?? Mais euh… naaannn. Et en fait, si. Ca passe. Faut juste pas avoir trop peur quand l’avion freine.
Bon, jusque là nous étions vivantes. Malgré l’absence de sommeil. Et le ventre un peu en vrac, que le café soluble n’avait pas arrangé. C’était sans savoir que la route entre Hyères et St Tropez ressemble plus à une route de montagne (avec virages en épingle et “falaise” au bord – je cite Barbie). Et C. eu beau conduire tout doucement, on était bien contentes de descendre prendre un peu l’air une fois arrivées à St Tropez pour récupérer Barbie et Benj, qui, moins fous que nous, avaient pris un train de nuit pour descendre.
St Tropez. Disons le tout de suite: c’est moche. A part trois micro ruelles et un joli clocher (choses très communes en Provence), rien à voir. Des gros bateaux. La mer. Ah oui, le paysage, ok, vue sur la mer, la côté et au loin les Alpes. Mais en été avec pollution + chaleur + touristes – neige sur les montagnes = aucun intérêt. On est donc tous repartis jusqu’au fameux camping les Tournels.
L’après midi fût longue. Très longue. Surtout après avoir pris l’apéro, puis bu du rosé du Domaine des Tournels, puis tenté une sieste au soleil sur les transats.
(Là j’aurai une chouette photo d’Emilie mais elle me tuerait si je la mettais ici. Donc pas de photo. Vous n’avez qu’à imaginer une Emilie sur un transat bleu EDF)
Après ça je vais faire simple. Au sortir de ma (longue) (et douloureuse) maladie, j’ai une énorme flemme pour détailler ici la suite des aventures. Donc:
- le jacuzzi, c’est cool. le hammam aussi. - les Allemands chevelus/dreadeux, beurk - sous le soleil du coucher du soleil, on est trop belles
- les tables de ping pong, le mini golf, la “scène” du camping des Tournels peuvent se prêter à bien d’autres activités - je fais très bien la balle de ping pong (dixit Benj) - il existe des frigos à consigne. Mais rien de vivant à l’intérieur - nous avons appris à pisser debout. Sissi.

- Emilie, je ne dévoilerai pas ici notre intimité de mémés sous la couette. Mais je l’avoue tout haut et tout fort: I like sleeping with you
- le vin rosé du domaine des Tournels, c’est dégueulasse. Surtout à deux heures l’après midi. - j’overkiffe les baskets de Benj. Et il faut ABSOLUMENT que je me rachète une paire de Nike wmns Blazer mid.

- les virages, ça fait peur.
Plus de photos à venir pour illustrer mes propos. Ou pas.
Je tiens aussi à rectifier une légende urbaine qui voudrait que j’aie choppé du campeur. Il n’en est rien. Ja, ich kann Deutsch. Aber… Malgré nos recherches actives et nos tentatives pour déjouer les signes cachés (se promener avec un rouleau de PQ à la main signifie-t-il qu’on est open ? je lance le débat parmi mes lecteurs campeurs ou ex-campeurs), et faute d’avoir pu organiser une soirée tongue (tongues rouges: open, tongues oranges: maqué démaquable, tongues roses: maqué c’est mort, tongues violettes: partouze) (idée de soirée à noter pour mes lecteurs organisateurs de soirées bloggeurs), je suis restée célibataire et désespérée. J’ai donc compensé le manque par le soleil, et j’ai attrapé ce fabuleux coup de soleil que vous pouvez voir en début d’article (en language campeur, rouge=open, n’oubliez pas).
Au retour, nous avons tout de même tenté de demander une coupe de champagne à l’hôtesse tout sourire. Mais bon, on a eu honte, et malgré le prix du billet, on a juste pris des bières (et traumatisé au passage la petite miss de 15 assise à côté de nous) (petite miss de 15 ans, si tu me lis, on s’excuse encore pour avoir parlé crash d’avion, cancer et alcoolisme à côté de tes oreilles encore innocentes et pures).
Teasing:
Bientôt, sur The Stage Door, comment j’ai eu le don d’ubiquité pour être dans mon lit et en même temps dans un event hype et VIP, ainsi qu’un article sur le syndrome de la Bling Bitch, par Mister LaClasse.












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